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Des jardins & des livres
Jakob Michael
METISPRESSES
65,00 €
Épuisé
EAN :9782940563333
Des jardins & des livres documente l'exposition homonyme de la Fondation Martin Bodmer qui aura lieu à Genève du 27 avril au 31 août 2018. L'ensemble est formé par 174 notices commentant les objets exposés et rédigées par les meilleurs spécialistes internationaux, ainsi que par 10 essais d'auteurs de renom portant sur le jardin dans les livres et sur le livre comme modèle de jardins. Des jardins & des livres entend illustrer de manière savante et élégante le dialogue pluriséculaire entre l'art des jardins et le livre. Doté d'un très riche appareil iconographique, le volume présente différents aspects du va-et-vient incessant entre ces deux réalités artistiques, c'est-à-dire aussi bien des livres de jardin ou des manuels de jardinage que des textes littéraires à l'origine de jardins bien réels. Des jardins & des livres offre une promenade raisonnée de l'Antiquité à nos jours. On y découvrira le jardin de l'Eden, les jardins homériques, les jardins de Vénus et le hortus conclusus, le célèbre Songe de Poliphile, véritable pattern book du jardin européen, les aspects jardiniers des Affinités électives de Goethe, jusqu'aux visions, rêves et projets de jardin des grands écrivains du XIXe et du XXe siècles. Des jardins & des livres présente, dans une perspective diachronique, les documents les plus importants témoignant de l'intérêt pour les jardins à travers les genres (épopée, poésie, prose, théories scientifiques, traités), les époques et les traditions nationales, des livres exceptionnels de par leur facture (qui représentent des jardins existants ou des projets de jardins), ainsi que des ouvrages injustement oubliés, comme le Fruit-Walls Improved du genevois Nicolas Fatio de Duillier.
La visibilité extrême et la mode actuelle du paysage ne cachent-elles pas quelque chose d'autre? Quel est le coût réel du paysage et qu'en est-il de son négatif oublié ou bien refoulé? Toute forme de surexposition culturelle renvoie nécessairement à un pôle occulté et à un manque. Il incombe dès lors de regarder à travers la forêt de représentations mentales et médiatiques et de poser des questions de fond sur le paysage même - qu'est-ce qui se présente aujourd'hui en tant que paysage? - et sur le contexte plus général de son succès, à savoir: qu'est-ce que le paysage a su déplacer pour s'imposer de la sorte à l'échelle globale? Biographie: Michael Jakob enseigne la théorie et l'histoire du paysage à l'EIL (Architecture du Paysage) et à l'EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne).
Cet ouvrage se propose de mettre en lumière la personne et l'oeuvre d'Henry Correvon, botaniste et divulgateur d'exception, pionnier de ce que l'on nomme le " jardin alpin ". Ce dernier est un phénomène interdisciplinaire qui mobilise aussi bien la botanique que la science du sol, la circulation et le commerce des plantes, l'esthétique ou le collectionnisme. Il reste peu exploré, malgré sa grande importance historique dans la deuxième moitié du 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle. En 1877 déjà, Correvon expose un lot de plantes alpines, le premier du genre en Europe, pour lequel la société d'horticulture de Genève lui décerne un prix. Le club alpin genevois, ainsi que la société botanique lui fournissent ses premiers clients. Par la suite, Correvon réalise un nombre considérable de jardins alpins en Europe et connaît un succès international grâce à son commerce de plantes alpines. La plupart des jardins alpins existants encore de nos jours sont, d'une façon ou d'une autre, reliés à son activité. A l'aide d'un riche inventaire d'images d'époque et de photos actuelles, ainsi que d'un repérage cartographique des principaux jardins alpins, les contributions ici recueillies abordent le thème de l'ouvrage sous plusieurs angles : elles présentent un portrait de l'homme Correvon, analysent l'histoire commerciale de son entreprise, fournissent une reconstruction exhaustive du phénomène du jardin alpin, étudient l'essor de l'idée de protection de la nature, la migration des plantes, ainsi que l'impact des activités du botaniste genevois dans le domaine public.
Résumé : Peu de questions restent aussi controversées que celle de l'émergence du paysage : peut-on parler d'un premier essor du paysage dans l'Antiquité ? Faut-il plutôt situer son émergence véritable à la fin du Moyen Âge ? En Italie ou bien dans le Nord de l'Europe ? Et apparaît-il d'abord en peinture et ensuite dans la littérature ? Le paysage réel est-il postérieur à la représentation picturale ? Le volume richement illustré de Michael Jakob ne prétend pas fournir des réponses définitives à ces questions, mais il propose plutôt des suggestions aux problèmes actuels.
Le jardin est indissociable de la question de la représentation. Lieu d'exposition de statues et de "fabriques", scène de représentations théâtrales, espace de déambulation plus ou moins libre ou guidée, il fonctionne comme un instrument artistique destiné à représenter des idées (la nature, le monde, le pouvoir). Cet usage se retrouve dans les oeuvres d'art, peintures ou gravures, photographies ou films, où l'image du jardin apparaît comme la représentation d'une réalité qui est déjà représentation. L'essai de Michael Jakob interroge la relation jardin/arts dans cette double perspective, en s'appuyant sur une documentation iconographique très fournie.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
Mauro Carbone est Professeur de Philosophie (spécialité: Esthétique) à la Faculté de Philosophie de l'Université Jean-Moulin Lyon 3, ainsi que membre senior de l'Institut Universitaire de France.
A presque un siècle de la Déclaration de La Sarraz, acte fondateur des Congrès internationaux d'architecture moderne et, par extension, de l'urbanisme moderne, des questions nouvelles se posent pour le futur d'une planète majoritairement urbaine. Largement connue et en partie justifiée, la critique à l'égard des principes des CIAM, des projets et des résultats concrets en découlant n'a jamais suffisamment tenu compte de leur décalage avec les défis environnementaux et sociaux de la ville contemporaine. Conçu pour atteindre des objectifs d'émancipation sociale, le cadre urbain des derniers cent ans se doit d'être évalué quant à sa résilience face aux crises écologiques qui s'annoncent. En somme, quid de la ville moderne en tant que relais entre la première modernité et le projet de transition écologique ? Cet ouvrage aborde cette problématique aussi bien sous un angle théorique et critique, qu'à travers l'étude de l'évolution de la ville moderne dans son épicentre géographique européen et en dehors de celui-ci. Des thèmes de recherche originaux sont ainsi esquissés entre visions globales et cas d'étude, diagnostics et prospectives, en reconstituant les trajectoires d'éminentes personnalités et de collectifs dynamiques. Il s'en dégage une aporie disciplinaire saisissante, celle de la trajectoire prise par la ville du 20e siècle, sans doute prometteuse pour les individus, mais fort ambiguë pour les communautés et certainement trop exigeante pour la biosphère.