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L'Eglise dans le temps. Yves Congar : la quête d'un réalisme ecclésiologique
Jagielski Mariusz ; Routhier Gilles
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204109895
Tout est historique" , aimait ré péter Yves Congar avec force et conviction. "Tout est absolument historique, y compris la personne de Jésus-Christ. Les évangiles sont historiques. Thomas d'Aquin est historique. Paul VI est historique. Et mon point de vue est inscrit dans une histoire. ". . Au soir de sa vie, il revenait sur le mê me thè me, affirmant l'historicité de toutes choses : "Absolument tout, y compris la Bible et la personne de Jé sus. C'est cela qui fait deux familles d'esprits. Et moi-même, d'abord par instinct et ensuite grâce à l'enseignement et à l'amitié de mes aînés - Chenu en particulier, et aussi Féret - je suis allé dans cette direction, que j'ai poursuivie dans l'oecuménisme et dans le reste". Cette manière d'appréhender l'Eglise dans le temps, suivant une formule de son maître Chenu, nous donne une clé pour comprendre Congar, pour arriver à le bien situer dans la famille d'esprit qui est la sienne et pour reconnaître la direction dans laquelle il a avancé. Mariusz Jagielski l'a compris, probablement mieux que beaucoup d'autres, ce qui l'a conduit à inscrire son ecclé siologie ("son point de vue") dans l'histoire, celle de la théologie, celle de l'Eglise et celle du monde. Il y a tant de travaux sur Congar, mais seulement quelques-uns se démarquent vraiment, parce qu'ils ont compris cette intuition fondatrice de celui dont ils veulent se mettre à l'école. [Extrait de la préface de Gilles Routhier] Mariusz Jagielski est né en Pologne en 1974. Prêtre du diocèse de Zielona Góra et Gorzów, ordonné en l'année 2000, il a mené ses études en ecclésiologie à l'Institut catholique de Paris et à l'université Laval à Québec. Il est également adjoint à la Chair de la théologie dogmatique à l'Institut pontifical de Wroclaw et aumônier des étudiants à l'université de Zielona Góra.
Ce livre vient de l'abîme. D'une Atlantide qu'on aurait pu croire à jamais disparue. Pour le retrouver, il a fallu descendre dans une fosse commune où l'on avait jeté des corps de suppliciés avec, pour certains, des pages imprimées en guise de linceul. Là, dans cette fosse, jouxtant la prison des Boutyrki à Moscou, gisait le corps d'un jeune écrivain communiste polonais fusillé le 17 septembre 1938 sur ordre de Staline. Et avec lui, était son texte assassiné, maudit, interdit, puisqu'en ces années de sang, les livres mouraient aussi bien que les hommes. C'est de ce livre, le brûle Paris, et de cet homme, Bruno Jasienski, que nous allons vous parler. Pour tenter de vous émouvoir. Pour essayer de vous faire venir nombreux à cette veillée funèbre, quand la révolution s'acheminait irrévocablement et sans le savoir, car personne ne lui avait dit qu'elle était atteinte d'une maladie mortelle, vers son agonie programmée par la terreur stalinienne. [...]
Bonde Sheila ; Jagielski Karine ; Maines Clark ; C
L'abbaye est l'un des joyaux de Soissons et l'une des plus riches de la France médiévale. Cet Itinéraire est le premier guide de l'abbaye. Saint-Jean-des-Vignes, l'une des plus puissantes abbayes de la France médiévale, fut fondée vers 1075 sur une colline située hors du castrum de la ville antique d'Augusta Suessionensis. Au milieu du XIIIe siècle, lorsqu'est lancé le chantier de l'abbatiale gothique, Soissons est en plein essor et son paysage monumental manifeste avec éclat la prégnance de la cathédrale. L'abbaye, qui abrita jusqu'à 150 moines, traversa les siècles jusqu'en 1805 quand Napoléon Ier ordonna d'en utiliser les pierres pour restaurer la cathédrale. Sa façade monumentale, heureusement épargnée, est un élément remarquable du paysage soissonnais et un repère topographique sur la colline Saint-Jean, site privilégié qui continue à accueillir des réalisations architecturales contemporaines novatrices (Henri Gaudin, Jean-Michel Wilmotte). Toujours entourée de son enceinte fortifiée du XIVe siecle, Saint-Jean-des-Vignes garde une partie du mur du bas-côté sud de la nef et le mur du chevet avec ses contreforts qui rendent perceptible les dimensions de l'église, ainsi que son splendide réfectoire, la moitié de son cloître gothique et des vestiges de bâtiments claustraux médiévaux. Depuis 1982, le site fait l'objet de fouilles systématiques sous la direction de Sheila Bonde et Clark Maines. Dans les anciens greniers à farine loge le Centre d'Etude des Peintures Murales Romaines (CEPMR), dans les anciennes infirmeries et logis des hôtes, la base de recherche archéologique de l'Inrap, dans le logis, le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine, faisant de l'ancienne abbaye un foyer de la recherche scientifique et culturelle. A proximité, le magasin à poudre et l'arsenal sont les témoins de l'occupation militaire de l'abbaye au XIXe siècle.
Résumé : Grazyna est une intellectuelle journaliste de formation et traductrice. Elle est mariée à Wojciech grand reporter à la Gazeta. C'est un homme simple, passionné, autant stimulé par la paix que par les balles. Au total 53 voyages dans les zones à risques du monde. Ils ont une cinquantaine d'années, deux enfants, rêvent de voyages en Inde, au Tibet et partagent un amour fusionnel. Mais voilà Grazyna ne supporte plus la séparation d'avec son mari et les menaces qu'il encourt, elle subit un véritable stress post-traumatique, au point d'être internée pour dépression. Le récit commence dans la clinique psychiatrique où elle a été admise. Dans un parc, elle va se confier à un autre malade, Lucien, qui lui a assassiné le mari de sa fille. Ce livre est d'abord un mystère. Comment Grazyna en est-elle arrivée là et pourquoi Lucien est-il devenue un meurtrier. Leurs échanges permettent de découvrir leurs vies respectives et surtout l'histoire de cet amour de pierre. Dans une langue simple enroulée comme une vague, l'auteur excelle à montrer l'impact du réel et du quotidien sur une vie de couple. Qu'est-ce qui unit ? L'attention ? La douceur ? L'appartement ? Ce qui sépare aussi : l'angoisse, l'absence. Comment peut-on vivre avec un homme qui risque de mourir plusieurs fois par an ? Cette sensation insupportable est au coeur du livre. Possession et dépossession du réel. Voilà ce qui conduit à la dépression. A travers les yeux de Grazyna, on découvre la vie d'un grand reporter de guerre comme elle n'a jamais été racontée. La Tchétchénie, L'Afghanistan, les périples d'un Ulysse racontés par Pénélope. C'est un récit d'une puissance singulière et d'une humanité bouleversante. Un roman d'amour universel qui a été un best-seller en Pologne, n°1 des ventes.
Présentation de l'éditeur Grazyna est une intellectuelle journaliste de formation et traductrice. Elle est mariée à Wojciech grand reporter à la Gazeta. C’est un homme simple, passionné, autant stimulé par la paix que par les balles. Au total 53 voyages dans les zones à risques du monde. Ils ont une cinquantaine d’années, deux enfants, rêvent de voyages en Inde, au Tibet et partagent un amour fusionnel. Mais voilà Grazyna ne supporte plus la séparation d’avec son mari et les menaces qu’il encourt, elle subit un véritable stress post-traumatique, au point d’être internée pour dépression. Le récit commence dans la clinique psychiatrique où elle a été admise. Dans un parc, elle va se confier à un autre malade, Lucien, qui lui a assassiné le mari de sa fille. Ce livre est d’abord un mystère. Comment Grazyna en est-elle arrivée là et pourquoi Lucien est-il devenue un meurtrier. Leurs échanges permettent de découvrir leurs vies respectives et surtout l’histoire de cet amour de pierre. Dans une langue simple enroulée comme une vague, l’auteur excelle à montrer l’impact du réel et du quotidien sur une vie de couple. Qu’est-ce qui unit ? L’attention ? La douceur ? L’appartement ? Ce qui sépare aussi : l‘angoisse, l’absence. Comment peut-on vivre avec un homme qui risque de mourir plusieurs fois par an ? Cette sensation insupportable est au cœur du livre. Possession et dépossession du réel. Voilà ce qui conduit à la dépression. À travers les yeux de Grazyna, on découvre la vie d’un grand reporter de guerre comme elle n’a jamais été racontée. La Tchétchénie, L’Afghanistan…les périples d’un Ulysse racontés par Pénélope. C’est un récit d’une puissance singulière et d’une humanité bouleversante. Un roman d’amour universel qui a été un best-seller en Pologne, n°1 des ventes
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.