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Je suis un mauvais garçon. Journal d'une exploratrice des rythmes et des sons suivi de correspondanc
Jaëll Marie ; Erbès Lisa ; Guichard Catherine ; Tu
ARFUYEN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782845902831
Pour une femme, comment être indépendante ? Comment produire une oeuvre au même titre qu'un homme ? Comment s'affranchir des modèles masculins ? Elles sont très peu nombreuses au XIXe siècle, les femmes qui ont eu le courage de mener envers et contre tout une carrière de créatrice. George Sand en littérature, recevant combien d'injures. Mais en musique ? Pianiste prodige, compositrice, théori-cienne, écrivain, pédagogue, Marie Jaëll, que Liszt appelait " l'Admirable ", en est une figure exemplaire. Elle n'a cessé de lutter pour dépasser les limites que sa condition de femme lui imposait : " Je suis un mauvais garçon, écrivait-elle en 1877. Je ne suis plus du tout la Marie qui jouait du piano, qui cousait, qui parlait, je suis un être neuf, tout neuf, qui ne fait qu'écrire et plonger en soi-même. " La grande Catherine Pozzi qui fut son élève rend hommage en 1914 au magnifique chemin accompli : " Aucune figure humaine n'est aussi fascinante. Le sentiment dominant qui en émane est la grandeur, quelque chose de ce qu'avaient sans doute les Prophètes. " On redécouvre aujourd'hui ses compositions : sonates, concertos, mélodies, musique de chambre. Quant à sa méthode d'enseignement du piano, elle est toujours pratiquée et étudiée. Pourtant cette extraordinaire figure de femme et de créatrice reste encore peu connue. Marie Jaëll a laissé de nombreux textes : cahiers, journaux, lettres, essais. Les fragments ici rassemblés en une sorte de journal dessinent le portrait d'une personnalité exceptionnelle en contact avec les plus grands créateurs et les idées les plus innovantes de son époque, à l'aube de la modernité.
L'intelligence et le rythme dans les mouvements artistiques constitue une parfaite introduction à la fascinante méthode, au style même, de la pianiste et compositrice Marie Jaell (1846-1925).
À partir d'un choix ouvert de textes pris dans l'?uvre de Claude Michel Cluny - dans les poèmes, le journal, les romans... -, l'auteur procède à des analyses dont les modes et les éclairages souvent surprenants mettent en lumière les figures obsessionnelles ou privilégiées, les grandes lignes de force et les correspondances " masquées " d'un écrivain " qui veut tout dire et ne rien révéler ". De longs entretiens très libres, autour de l'initiation au métier d'écrire, du portrait et du rapport à l'art, complètent ce travail aussi original que remarquable par une sorte d'autocommentaire sur l'imaginaire, le bonheur de la lecture ou l'insatiable appétit de l'ailleurs qui anime le poète comme le romancier.
Avec la fin du temps des explorations, la disparition des dernières terrae incognitae, le développement des moyens de transport et celui du tourisme, quels discours sont encore possibles sur le désert, qu'il soit de sable, de pierre ou de glace ? De quelles valeurs, de quels mythes est-il investi au XXe siècle ? Pourquoi ne cesse-t-il de fasciner ? Que va-t-on chercher au désert et en quoi sa représentation dans la littérature et dans les arts continue-t-elle à évoluer ? La journée d'études L'imaginaire du désert au XXe siècle, organisée à l'université d'Artois en 2008, a permis d'enrichir la réflexion sur ce sujet, d'envisager les facteurs historiques, politiques, culturels et religieux qui entrent en jeu, tout autant que les fondements philosophiques de la relation de l'homme au désert. Mais elle a surtout mis en évidence la force poétique de cet espace, porteur de tous les possibles.
Qu'est-ce qu'une société juste ? L'inégalité sociale est au coeur du débat entourant cette question. Le présent essai analyse et critique les différentes théories de la justice. Le point de vue de l'auteur est que l'inégalité existante est trop élevé et qu'il revient au politique de la faire régresser. Aucune théorie sociale n'apporte une réponse satisfaisante sur les fondements de la justice sociale et les moyens de la faire prévaloir. Et certainement pas le marxisme, plein de fausses bonnes idées et lacunaire sur les plans philosophique, économique et politique. Il faut donc reprendre la réflexion en dehors des sentiers battus et avec le recul nécessaire. Ce à quoi s'emploie le présent essai. Le capitalisme et le socialisme n'existent pas en tant que systèmes donnés. Les institutions socioéconomiques peuvent être combinées de multiples manières ; il existe une multiplicité de capitalismes et une multiplicité de socialismes, pour autant qu'on juge utile de conserver ces deux étiquettes. L'auteur préconise une association astucieuse de la propriété collective avec l'économie de marché. La lutte contre l'inégalité semble en panne au XXIe siècle. Les électeurs trouvent les partis sociaux-démocrates et de gauche radicale non crédibles et ils n'ont pas tort. Le présent essai passe au crible les éléments problématiques de leur attitude générale.
Les Editions Arfuyen ont publié en 2007 un ouvrage intitulé Etty Hillesum, "histoire de la jeune fille qui ne savait pas s'agenouiller", présentant pour la première fois trois lectures de cette oeuvre : juive (Claude Vigée), chrétienne (Dominique Sterckx) et laïque (Charles Juliet). Cet ouvrage donnait aussi pour la première fois la parole à la famille d'Etty, à travers le témoignage de notre cousine Liliane Hillesum, seule survivante de la famille Hillesum. La collection Ainsi parlait nous offre l'occasion de donner cette fois encore une approche très nouvelle de l'oeuvre d'Etty en revenant au plus près du texte original. Etty y apparaît dans toute l'urgence et la spontanéité de son écriture, écrivain toute débutante rassemblant dans des notes improvisées le matériau de ses futurs livres, quand la guerre serait finie. On trouve ici toute la force et la liberté de pensée de cette jeune femme extraordinaire, affrontée à l'extermination méthodique de tous les siens. De très nombreuses phrases admirables mais perdues dans l'énorme masse du Journal et des lettres (plus de 1000 pages) sont ici mises en relief dans un phrasé qui permet de retrouver un peu le naturel de cette voix. Au travers de ces écrits, ce qui frappe, c'est l'importance et la permanence de Rilke dans sa méditation quotidienne. Au camp de Westerbork, c'est Rilke encore qu'elle emporte (le Livre d'heures) avec la Bible et son dictionnaire de russe. Rilke maître à écrire, mais aussi maître de vie. Et c'est toute une nouvelle approche d'Etty qui apparaît là, sur la ligne de crête entre littérature et spiritualité.