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Les années bienheureuses du châtiment
Jaeggy Fleur
GALLIMARD
13,70 €
Épuisé
EAN :9782070724154
Un collège de jeunes filles en Suisse, dans l'Appenzell. Une atmosphère d'idylle et de captivité. Arrive une "nouvelle" : elle est belle, sévère, parfaite, c'est comme si elle avait déjà tout vécu. La protagoniste, une autre interne du collège, se sent attirée par cette figure, qui laisse entrevoir quelque chose de tranquille et de terrible. Et le terrible, petit à petit, se découvre : c'est la fragile frontière entre la perfection et la folie. Le style limpide et nerveux, l'acuité des notations, l'intensité de cette histoire font résonner une corde secrète, celle même qui se cache dans le collège imaginaire dont nous sommes tous sortis. Et elle nous laisse touchés par une émotion rare, entre le trouble, l'attraction et la crainte, comme si au centre d'une pelouse bien entretenue nous voyions s'ouvrir un gouffre.
Résumé : Je suis le frère de XX rassemble vingt et un récits, nouvelles, portraits et souvenirs composés. On y croise Oliver Sacks, qui a toujours chaud et ne cesse d'ouvrir grand les fenêtres ; Iossif Brodsky chez lui, à New York, pour qui tout lieu est Negde, nulle part, en russe ; un frère mort qui explique à sa soeur qu'elle se trompe sur les raisons de son suicide ; un chat qui se laisse distraire au moment d'achever sa proie ; Angela da Foligno descendue de la toile qui la représente. Vingt et un fragments dans lesquels le silence, le froid et la mort, mais aussi les animaux, reviennent régulièrement, pour former un monde qui échappe aux contingences de temps et de lieu. Ensemble de textes atypiques, raffinés et ambitieux, Je suis le frère de XX nous plonge dans l'imaginaire unique de l'auteur de Proleterka et confirme que Fleur Jaeggy est une voix majeure de la littérature italienne actuelle.
Résumé : Après Les années bienheureuses du châtiment, le roman dont Joseph Brodsky a dit : "Temps de lecture : environ quatre heures ; Temps du souvenir : toute une vie", Fleur Jaeggy a écrit sept histoires obscurément complices, rapides et dépouillées, comme gravées par un burin. Une terreur subtile, un gel secret, un penchant sournois pour le délire se nichent dans les gestes et dans les lieux de ces récits ironiques et violents. L'air y est trompeur, il vibre à peine sous le souffle du foehn, le zéphyr, un vent "doucement dangereux", qui induit au spleen et à la peur du ciel. "Que de femmes tueraient ainsi leur mari, sans être des criminelles. Au fond elle l'a aidé dans son rêve. Dans la réalisation d'un rêve. Kurt voulait voler. Et pour voler, dit Verena dans la salle d'un ton sec, il faut tomber".
En Suisse, dans un paysage idyllique, un pensionnat pour jeunes filles. C'est avec un mélange saisissant de froideur et de sensualité que la narratrice raconte ce monde cosmopolite, les parents absents, les liens avec ses camarades, alliances plutôt qu'amitiés pour supporter la hiérarchie et la discipline. Jusqu'à l'arrivée de Frédérique, objet d'admiration et de désir. Née à Zurich et installée à Milan depuis 1968, Fleur Jaeggy a écrit en italien tous ses livres. "Les années bienheureuses du châtiment" (1989) est son roman le plus célèbre, traduit dans vingt-six pays. "Il faut toujours remercier, même lorsqu'il s'agit d'un refus. Dans la bonne éducation on apprend à remercier avec un sourire. Un sourire maudit".
Résumé : Ancré à Venise, le Proleterka attend de conduire en Grèce un groupe de respectables touristes de langue allemande. Parmi eux, un monsieur qui boite légèrement et sa fille qui n'a pas encore seize ans. Le père et la fille sont totalement étrangers l'un à l'autre, même si un lien mystérieux dont l'origine semble remonter à un temps obscur, comme antérieur à leurs vies, existe entre eux. Quinze jours de croisière, c'est le temps dont dispose la jeune fille pour en savoir plus sur ce père si distant, mais aussi pour découvrir en elle cet émoi jusqu'alors inconnu : la vie elle-même. Ce récit initiatique d'un voyage - qui resurgit dans la mémoire comme une traversée de la terre des morts et s'imbrique dans un funeste roman de famille - est écrit dans une prose aussi dépouillée que puissante qui confère à Fleur Jaeggy une place unique dans le paysage des lettres italiennes.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.