Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Landru. Bourreau des coeurs
Jaeger Gérard
ARCHIPEL
27,00 €
Épuisé
EAN :9782841877294
La légende noire du "Barbe-Bleue de Gambais" et de nombreuses illustrations. Quatre-vingts ans après son exécution capitale, Henri-Désiré Landru défie encore toute concurrence au Panthéon du crime. Célébrée de son vivant par la presse et par la rue, sa réputation s'est imposée dans l'imagerie collective au côté de celle des Gilles de Rais, Lacenaire, Petiot, Paulin et autres Fourniret. Chacun a en mémoire sa célèbre défense : "Montrez-moi les corps !" Et pour cause : les dix femmes qu'il assassina (sur 283 conquêtes recensées) furent débitées et calcinées dans la cuisinière à bois de ses maisons de Vernouillet et de Gambais, tandis qu'à Verdun les soldats tombaient par milliers... Arrêté le 12 avril 1919, son regard exalté et sa barbiche dardée entrent aussitôt dans l'Histoire. Mais le procès de Versailles laissera un goût d'inachevé : Landru est condamné à mort sans aucune preuve matérielle. Des années après son exécution, quantité de témoins jureront l'avoir vu aux quatre coins du monde ! Aujourd'hui, comment séparer l'homme d'une légende qu'il contribua lui-même à forger en ne réfutant aucune des fables qui coururent sur son compte ? Gérard A. Jaeger a mené l'enquête et rouvert le dossier de ce Don Juan devenu Barbe Bleue, dressant le portrait d'un tueur en série qui n'était sans doute pas le petit-bourgeois au-dessus de tout soupçon que son procès révéla...
Résumé : Images "choc", initiatives de l'Union Européenne, programmes radicaux de candidats... La mobilité des migrants vers l'Europe, le sort de la plupart d'entre eux, dans sa violence, font aujourd'hui la "Une". Bousculant l'opinion publique, interpellant citoyens et politiciens dans leurs convictions et contradictions, forçant l'engagement des gouvernants de façon durable pour les collectivités concernées, l'immigration génère plus que jamais fantasmes, amalgames et simplifications, suscitant inquiétude voire rejet xénophobe. Pour éclairer l'actualité et nourrir un débat de société, Gérard A. Jaeger propose un essai sous forme de décryptage, à rebours des idées reçues, état des lieux du phénomène et mise en perspective historique des ressorts, enjeux et problématiques d'une réalité complexe : "Je me suis engagé dans la question migratoire en raison des interrogations qui ne me laissaient pas en repos. Pour que ma réflexion ne soit pas l'otage d'une pensée dominante et de ses facilités intellectuelles. Il ne fallait pas que je cède aux instincts qui obscurcissent la raison. J'ai donc longuement et sincèrement entendu toutes les parties, compris leurs doutes et leurs craintes, mais aussi leur foi dans l'avenir d'une mondialisation sociale globale. Toutes ces contradictions ayant été mises en balance, je m'autorise à rendre public cette évidence, qu'il faut repenser l'immigration dans ses fondamentaux."
Résumé : Ils ne se battaient pas la fleur au fusil. Forts de leurs convictions, ils s'étaient forgé un seul objectif : vaincre, vite. Quatre ans d'horreur et d'enlisement avaient transformé leur courage en rage de survivre. Ils étaient les pères de nos pères, les poilus de la Grande Guerre. S'ils n'étaient pas déchirés dans les réseaux de barbelés, dépecés par les obus, hachés par la mitraille, ils arrivaient en face de l'ennemi qu'ils délogeaient de ses trous à la baïonnette, à la matraque, au corps à corps. Cent ans plus tard, ils suscitent toujours le même respect : eux, la génération sacrifiée, soldats inconnus ou figures des romans de Céline et Vercel, Remarque et Jünger. A partir de leur correspondance, ainsi que de leurs journaux intimes, Gérard A. Jaeger retrace à hauteur d'hommes le quotidien des combattants français ou allemands dans les tranchées. Il dit leurs tourments, leur abnégation, ainsi que les révoltes qui ont conduit des milliers d'entre eux au peloton d'exécution. Lucides, joyeux ou graves, tous seront des héros de circonstance. Ce livre raconte leur histoire au plus près, mois par mois, d'août 1914 à leur démobilisation, en 1919.
Anatole Deibler avait le goût du travail bien fait. Il fallait donner des gages de sérieux à la République pour mériter sa confiance. Au vu de son bilan et de sa longévité - de 1885 à 1939 - on a tout lieu de croire que ce fils et petit-fils de bourreaux fut à la hauteur des espoirs mis en lui. De Ravachol à Landru, du pauvre type au grand criminel, la "veuve" sous son mandat aura fait oeuvre de justice à 395 reprises. Deibler fut certes un fonctionnaire consciencieux. Mais Gérard A. Jaeger, qui a longuement travaillé sur ses "carnets d'exécutions", dresse de lui un portrait intime, celui d'un homme plus complexe que ce que les journaux à sensation de l'époque avaient bien voulu dire de lui.
Résumé : A l'instar des paquebots des Années folles, les dirigeables ont joué le rôle d'ambassadeur des grandes nations. Comme eux, ils furent des mythes voués à la disparition, le fruit d'une technologie dont l'Histoire n'a bien souvent retenu que le pittoresque et la légende. L'aventure, qui commence en France avec la montgolfière, puis se poursuit avec l'aérostat, a conduit les ingénieurs à chercher les moyens d'améliorer la maniabilité des ballons. En 1900, c'est le comte Ferdinand von Zeppelin, proche du Kaiser, qui fit passer le dirigeable du stade expérimental à sa version stratégique durant la Grande Guerre. Ce fut pourtant avec la paix revenue qu'ils gagnèrent l'admiration du monde entier, grâce à leurs exploits tout autour du monde. Et ce fut le régime nazi, qui cherchait un prétexte pour les discréditer au profit de l'avion, qui en expurgea l'histoire après la catastrophe du Hindenburg, en 1937 !
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
Tout le monde croît connaître Jacques et Bernadette Chirac. Mais qui sont-ils vraiment ? Deux conquérants que tout opposait au départ, embarqués pour une épopée qui les mènera de Sciences-Po au sommet du pouvoir, en passant par la Corrèze, Matignon, l'Hôtel de ville de Paris, le quai Branly. Cinquante ans plus tard, en mai 2007, ils jettent l'ancre. L'homme, qui a dit non à la guerre en Irak, se consacre au dialogue des cultures et à la sauvegarde de la planète. L'ex-première dame se bat pour les adolescents anorexiques, comme leur fille, Laurence. Jacques, "l'ex-président préféré des Français", révèle un coin de son jardin secret : les arts premiers. Mais aussi sa solitude. Jocelyne Sauvard nous invite à suivre la trajectoire de ce couple fascinant, soudé par six décennies d'épreuves, de chagrins et de victoires.
De la Perse à l'Iran, 3000 ans d'histoire De la poésie soufie de Rûmi aux élégies amoureuses de Hafez de Chiraz, la culture persane participe pleinement de l'histoire universelle des sciences, de la philosophie, de l'art et des religions. Car l'Iran n'est pas limité au peuple iranien ni à ses frontières actuelles : géographiquement et historiquement, l'Iran est situé à un carrefour. Depuis toujours, il est impossible de comprendre une immense partie de l'Asie centrale et du monde islamique en laissant l'Iran et sa culture de côté. Aujourd'hui, la culture musulmane de Perse, si admirée au Moyen Age, vit pourtant un âge sombre. En Occident du moins, on s'en méfie, on l'ignore : fi de ces poètes qui chantaient la beauté de la femme et de l'amour, de cette diversité des courants de pensée qui prônait une culture de l'autre, de ces chemins vers une compréhension de Dieu et des hommes. C'est contre cette réécriture fallacieuse d'un passé louable qu'Ardavan Amir-Aslani, spécialiste de l'Iran, veut s'ériger. Et redonner ainsi à la culture perse la place qui lui revient dans l'Histoire.
Chez Laurette", "Wight Is Wight", "Pour un flirt", "Quand j'étais chanteur", "Le Loir-et-Cher", c'était chouette ! Depuis trois générations, ses chansons accompagnent nos vies, y distillant ces petits riens qui sont tout. Populaire, Michel Delpech l'est à jamais. Mais l'a-t-on toujours bien entendu ? Car il était aussi un poète scrupuleux, soucieux du mot juste, à l'écoute. Un homme touchant, délicat, anxieux. L'histoire commence dans les années 1970. Cheveux longs et rouflaquettes, le chanteur est pris dans une ronde d'excès en tous genres. Période de ses plus grands succès. Il paiera très cher cette "vie de dingue". Oui, Delpech a connu la gloire et la déchéance, l'insouciance et le doute. Mais il a continué à chanter. A écrire des textes profonds, tendres, justes, avec des mots simples, les plus difficiles à trouver. Car il y avait une fêlure en lui. Quelque chose d'enfoui, qui ressurgissait parfois. Et qui lui faisait dire : "Souris, puisque c'est grave". Jusqu'au bout de ses forces, le chanteur a lutté. Il a tout surmonté, sauf le cancer qui l'avait privé de sa voix. Mais non de son "atout majeur", son sourire. Il s'était longuement confié à Pascal Louvrier. Ses confidences émaillent cette biographie sensible, intime, éclairée de témoignages de proches.