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Les Amazones des sept mers
Jaeger Gérard
DU FELIN
19,90 €
Épuisé
EAN :9782866459635
Femmes d'exception, entrées par effraction dans la grande histoire de la piraterie, leur vie illustre avec éclat quelques hauts faits de l'épo¬pée maritime, de la Renaissance à nos jours. Des Caraïbes à la Méditerranée, de la Manche à la mer de Chine, les rapines de ces fougueuses aven¬turières furent aussi célèbres que leurs amours impétueuses. A la tête de leurs expéditions, elles subjuguèrent tous ceux qui ont croisé leur chemin, ennemis ou compagnons de fortune, parce qu'elles surent jouer de la ruse et de la force, suscitant ainsi le respect, la colère et l'envie. Un mélange d'attirance et de répulsion. Avec ces portraits taillés au sabre tranchant de l'aventure maritime, dans la fumée suffocante des canonnades, des abordages audacieux, des courses au bout du monde, Gérard A. Jaeger retrace plusieurs siècles d'exploits flamboyants, l'aventure dans ce qu'elle a d'essentiel, de déraisonnable et de poétique à la fois.
La condamnation à mort d'Ethel et Julius Rosenberg en avril 1951 a suscité des vagues de manifestations dans le monde. Leur exécution continue d'alimenter de nombreuses controverses. Condamnés pour s'être livrés à des activités d'espionnage au profit de l'URSS, militants "politiquement incorrects" , ils furent avant tout les victimes expiatoires de la Guerre froide. La querelle, qui tourne exclusivement autour des faits - Gérard A. Jaeger les rappelle avec minutie -, ne dit rien sur le fond de l' "Affaire Rosenberg" . Un regard sur l'attitude des accusés pendant leur procès, leur silence devant les juges, permet de proposer aujourd'hui une conclusion dont les origines se trouvent dans la psychologie des personnages. Au-delà des jugements sur leur innocence ou leur culpabilité, leur geste de liberté face à l'accusation ne doit pas être considéré comme un épiphénomène de l'histoire, mais bien comme un acte de résistance contre la "chasse aux sorcières" . Soixante-dix ans après, alors que de nombreuses voix s'élèvent aux Etats-Unis contre les menaces qui pèsent sur les libertés civiques - comme dans de nombreux autres pays démocratiques -, la question posée par l'auteur est décisive : qu'avons-nous fait de l'héritage moral des Rosenberg et du devoir de résister à la raison d'Etat qu'ils nous ont légués ?
Anatole Deibler avait le goût du travail bien fait. Il fallait donner des gages de sérieux à la République pour mériter sa confiance. Au vu de son bilan et de sa longévité - de 1885 à 1939 - on a tout lieu de croire que ce fils et petit-fils de bourreaux fut à la hauteur des espoirs mis en lui. De Ravachol à Landru, du pauvre type au grand criminel, la "veuve" sous son mandat aura fait oeuvre de justice à 395 reprises. Deibler fut certes un fonctionnaire consciencieux. Mais Gérard A. Jaeger, qui a longuement travaillé sur ses "carnets d'exécutions", dresse de lui un portrait intime, celui d'un homme plus complexe que ce que les journaux à sensation de l'époque avaient bien voulu dire de lui.
Le 2 février 1939, Anatole Deibler s'effondrait sur un quai du métro Porte de Saint-Cloud, foudroyé par une embolie. Pendant plus d'un demi-siècle, ce petit homme ordinaire avait assuré le service de la guillotine, au nom de la France. Les anarchistes Ravachol et Vaillant, ou encore " Raymond la Science ", rescapé de la Bande à Bonnot, furent guillotinés par celui qu'on nommait familièrement " Monsieur de Paris ". Beaucoup d'autres, plus ou moins illustres parmi les 395 condamnés qu'il exécuta sans état d'âme, avaient défrayé la chronique judiciaire: Landru, Gorguloff, Pilorge - immortalisé par un texte de Jean Genet... Fils et petit-fils de bourreaux, Anatole Deibler n'était pourtant pas un monstre sanguinaire. Il n'avait pu échapper à son destin, prisonnier d'une dynastie que sa famille perpétuait. Méticuleux artisan de la mort, discret jusqu'à l'obsession, il pratiqua magistralement le dédoublement de personnalité pour survivre aux horreurs de son " métier ". Dans ses " carnets d'exécutions ", Deibler consigna l'attirance et la répulsion que lui inspirait le châtiment suprême, et rédigea d'innombrables notes sur les condamnés dont il serait le bourreau. Dans sa biographie, Gérard A. Jaeger ne restitue pas seulement la vie singulière d'un homme. Il retrace avec minutie quelques pages de l'histoire de France, quand le spectacle de l'échafaud attirait les foules, tandis qu'une partie de l'opinion publique se battait déjà contre une forme de barbarie acceptée par le pays des Droits de l'homme. Abolie en France en 1981, la peine de mort demeure une mesure de justice appliquée par quelque quatre-vingt-dix pays, dont les Etats-Unis et la Chine, pourvoyeurs acharnés de l'assassinat légal. Le livre convaincant de Gérard A. Jaeger est à verser au dossier en faveur de son abolition universelle.
Au matin du 24 juin 1859, la France et l'Autriche s'affrontent en un combat sanglant aux portes de Solferino. Témoin de la bataille et des souffrances qui lui font cortège, un commerçant genevois, Henry Dunant, est frappé de voir des milliers de soldats mourants, livrés à leur sort, de part et d'autre du front. Hanté par cette vision d'horreur, Dunant n'a de cesse de faire accepter par les chancelleries son idée d'aide humanitaire, neutre et bénévole en temps de guerre. Et cette oeuvre novatrice, pour laquelle il réclame "un haut degré de dévouement", va progressivement s'immiscer dans les consciences et s'étendre à tous les Etats du monde, après la signature de la Convention de Genève en 1864. Aussi, en 1901, pour le premier Prix Nobel de la paix, le nom de Henry Dunant (1828-1910) est-il sur toutes les lèvres... même si le fondateur de la Croix-Rouge ne fait pas l'unanimité parmi les pacifistes. De cet homme qui sut convaincre les chefs d'État, mais connut l'échec en tant qu'entrepreneur colonial, Gérard A. Jaeger trace un portrait fouillé. Au-delà de la biographie, ce livre offre une réflexion sur la naissance du pacifisme et les difficultés de l'engagement humanitaire. Biographie de l'auteur Docteur ès Lettres, historien et essayiste, Gérard A. Jaeger vit entre la Suisse et la France. Biographe de Forbin (Glénat, 1994), Rodin (L'Aire, 2001) et Landru (L'Archipel, 2005), il est notamment l'auteur d'un essai, Prises d'otages (L'Archipel, 2009). Médecin et essayiste, Jean-François Mattei, ancien ministre de la Santé, préside la Croix-Rouge française depuis 2004.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.