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L AME, L INTELLECT ET LA VOLONTE
JACQUES DE VITERBE
VRIN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782711623075
L'Ermite de Saint-Augustin Jacques de Viterbe, qui enseigne à Paris dans la dernière décennie du XIIIe siècle, présente dans les questions 7, 12 et 13 de son premier quodlibet une conception radicalement innéiste des opérations de la volonté et de l'intellect. Si l'inspiration qui guide le Viterbien est avant tout celle d'Auguslin et de Boèce, c'est toutefois chez les commentateurs grecs d'Aristote, et en particulier chez Simplicius, qu'il va trouver les principaux éléments théoriques qui entreront dans sa doctrine de l'âme. Pour Jacques de Viterbe, l'âme se présente comme un système d'aptitudes ou d' "idonéités", qui n'attendent que l'occasion propice, offerte par l'intellect ou par les sens, pour se développer, respectivement, en actes volitifs ou cognitifs complets.
Comment anticiper sur ce qui vient et dont personne ne sait rien ? Est-ce si important de savoir, ou au moins d'essayer de savoir, quelque chose en cette matière ? En quoi consiste la prospective, la discipline intellectuelle qui s'intéresse au futur ? Est-elle l'inverse de l'histoire qui ne se soucie que du passé ? Peut-on se passer de penser le futur ? Cet ouvrage a pour objet de tirer le bilan, les leçons, d'une pratique intensive de la prospective par l'auteur (recherche, enseignement, conseil, écriture) depuis cinquante ans, en France et à l'étranger, à la demande de gouvernements et d'universités étrangères.
On jugera peut-être mauvais de grouper sous le même titre des observations et des moralités nées au jour le jour, des réflexions m-ries par l'expérience, des souvenirs de figures chères et des récits de voyages à travers le monde. Ce Journal de bord tel que je l'entends ici vise volontairement à cette disparité. Tantôt notre vie intérieure nous retient et nous oblige à écouter ses grondements, tantôt la découverte du beau ou l'apparition d'un paysage insolite nous transportent vers des visions qui ont la réalité d'un " documentaire " et l'apparence d'un rêve. Il y a un lien, une interpénétration, entre ces deux mondes que nous explorons simultanément. Ce n'est pas un artifice, mais la véritable face des choses que de les avoir réunis. L'homme est un navigateur qui ne sait d'où il vient ni où il ira. Dans la mesure de ses moyens et selon le degré de sa curiosité, l'écrivain sonde les abysses et scrute le ciel. Ce livre a enregistré quelques-unes des impressions recueillies pendant cinquante années d'une carrière littéraire. J. de L.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.