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Du bon usage de la laïcité
Jacquemain Marc ; Rosa-Rosso Nadine
ADEN BELGIQUE
15,30 €
Épuisé
EAN :9782930402598
Depuis quelques années, une certaine forme de radicalité laïciste, qui se baptise elle-même "laïcité de combat", développe un prosélytisme antireligieux qui vise essentiellement l'islam, et, très accessoirement, les autres religions. Ce risque de voir la laïcité instrumentalisée par des logiques va-t-en-guerre nous impose de réfléchir de façon critique sur les "usages" et les conséquences d'une laïcité trop pure pour être honnête. Les textes ici réunis défendent, chacun à leur manière, une autre façon de concevoir la laïcité: positive et démocratique, sans concession ni fadeur. La laïcité garantit la neutralité de la puissance publique à l'égard des choix philosophiques ou religieux de chacun. Elle organise, dans le respect des lois communes, la cohabitation pacifique des conceptions. Elle n'est pas l'organisation du combat contre les religions ni le prosélytisme en faveur de l'athéisme. Elle ne peut servir de prétexte pour justifier la discrimination à l'égard de quelque citoyen(ne) que ce soit. La laïcité, sur le principe, doit être intransigeante. Mais elle ne peut se faire croisade sans risquer de se contredire elle-même...
Jacquemain Marc ; Frère Bruno ; Balancier Pascal ;
Comment s'articulent, dans la compréhension du monde social, la démarche " savante " du sociologue et la compréhension " ordinaire " des acteurs ? S'impose-t-il de séparer a priori les deux pour aboutir à l'objectivité scientifique ou, au contraire, de les construire en continuité et dans un dialogue réciproque ? Le développement considérable des sciences sociales au cours du dernier demi-siècle n'a pas abouti à résoudre cette question de manière univoque. Au contraire, plus les sciences sociales - et la sociologie en particulier - ont scruté avec attention des objets concrets, plus les " postures " se sont diversifiées sur cette question. Ce livre introduit de manière rigoureuse mais accessible à cette irréductible pluralité. Il passe en revue quelques-unes des positions sociologiques les plus contemporaines en tentant de relever chez chacune les promesses et les limites, familiarisant le lecteur avec la nécessaire diffraction du regard qui s'impose pour " saisir " ce qui fait le monde social.
Résumé : Ils ont renoncé à faire ce pour quoi ils ont été élus : mener une politique de gauche. Peut-être parce qu'ils sont devenus de droite. Version naïve. Peut-être l'ont-ils toujours été. Version éclairée. Nos gouvernants ont cessé de faire de la politique. Ils gèrent le bien public, l'Etat, comme on dirige une entreprise. Il ne s'agit plus de rêver ou d'améliorer la vie des Français. L'heure est au pragmatisme, au "laisser faire, laisser passer". Fort de son expérience de conseiller stratégie de la ministre du Travail de septembre 2015 à février 2016, Pierre Jacquemain raconte comment la technocratie a pris le pouvoir sur le et la politique. En dévoilant les coulisses de la loi El Khomri, il nous montre une ministre dépossédée de ses prérogatives, récitant les éléments de langage de Matignon, reléguée au rôle de figurante et condamnée - parce qu'elle le veut bien - à porter une loi qu'elle n'a ni pensée, ni rédigée. Pas même négociée. Une loi faite par et pour des technocrates hors-sol dans une France paupérisée. Ils ont tué les idées, le travail et la pensée. Ils ont tué la politique. Ils ont tué la gauche. Pierre Jacquemain est rédacteur en chef adjoint de la revue Regards. Diplômé d'un master de science politique, il a été le conseiller d'élu-e-s parisien-ne-s sous la mandature de Bertrand Delanoë avant de rejoindre la présidence de Radio France.
Où en est l'engagement collectif aujourd'hui ? Après "l'explosion militante" de la décade 1965-1975, les sociétés européennes ont repris durant les années 1980, au moins en apparence, le cycle long de l'individualisation, et la thèse du déclin des passions politiques a semblé redevenir incontournable. Est-on au point bas de ce cycle d'alternance entre "action publique" et "bonheur privé" que voyait Albert Hirschman ? Ou bien s'agit-il d'une mutation des comportements militants, qui, dans une société profondément transformée par la mondialisation et les technologies, ne se laisseraient plus lire aussi facilement dans cette logique binaire ? On ne peut éclairer cette question qu'à travers une diversité d'angles d'approche. C'est ainsi qu'est conçu ce livre, qui explore simultanément les formes classiques de l'engagement politique (en déclin mais toujours dominantes) et l'émergence de nouvelles formes de participation à la vie publique (novatrices et sans doute prometteuses mais encore peu structurées).
Cet ouvrage, destiné à un large public, est d'abord une utile introduction à l'histoire du Congo, de Léopold II à Joseph Kabila en passant par Lumumba et Mobutu. Mais c'est avant tout un outil pour se défaire des clichés que l'on colle trop facilement sur le dos des Congolais. Ici, on ne trouvera pas de long discours en faveur "du bilan positif du colonialisme", ni de remarques déplacées sur le fatalisme des Congolais ou sur la corruption responsable de tous les maux du pays. Aucune responsabilité n'est évincée et le néocolonialisme dans lequel le Congo a été plongé à l'indépendance n'est pas épargné. Mieux, les mécanismes mis en place il y a cinquante ans sont disséqués et l'auteur dévoile, sans complaisance pour autant, les acteurs qui tentent aujourd'hui de se défaire de ce lourd passé. L'auteur présente également les réformes qui animent le pays aujourd'hui. Il nous parle des conséquences de la fin de la guerre à l'est, de l'échec de la balkanisation du pays mais aussi de sujets brûlants comme les relations avec la Chine, et ceci avec un égal souci de rigueur et de clarté. Plaidoyer pour une histoire équitable, ce livre est un instrument destiné à poursuivre la construction de liens solidaires avec ce pays magnifique. Parce que l'établissement du Congo comme grande puissance indépendante au coeur du continent signifiera aussi l'essor de toute l'Afrique.
Le voyage, le vrai, est toujours une histoire de chemins, où nous perdons forcément pieds. Mais que faire pour s'y retrouver, tâcher de comprendre l'Autre, toujours inaccessible ? Pays renaissant, le Vietnam est en pleine mutation, saisi entre des traditions millénaires et une modernité échevelée. Passer au Sud résulte d'un postulat original, audacieux : un pays est à l'image de sa circulation. A partir de ce fil conducteur sérieux et léger se dessine peu à peu le tableau inédit d'un pays séduisant, loin des clichés du tourisme. Plus proche de l'essai littéraire que des grands récits de voyage, Passer au Sud reste un inclassable. C'est le regard d'un homme qui tantôt observe et tantôt contemple il s'adresse aussi bien aux curieux qu'aux voyageurs ou, simplement, aux amateurs de littérature. C'est que nous sommes précisément au coeur du voyage, et comme le Vietnam lui-même, à la croisée des chemins.
Résumé : Nico Hirtt, auteur de Tableau Noir et des Nouveaux maîtres de l'école nous revient avec son nouveau livre. L'école : Elle était pourtant venue à nous, porteuse de tant de promesses ! Elle allait assurer l'émancipation des individus, le développement de leur personnalité et de leur pensée critique ; elle devait permettre le fonctionnement d'une société démocratique, pacifiste, civilisée et multiculturelle ; elle ouvrirait aux enfants de toutes extractions les portes des Sciences et des Arts ; elle formerait les créateurs dont se nourrit la Culture, les décideurs qu'exigent les plus hautes fonctions publiques et privées, les travailleurs hautement qualifiés que devaient réclamer en nombres croissants l'industrie et les services modernes ; elle serait garante de l'égalité des chances sur le plan social et professionnel, de l'égalité des droits devant la Justice et l'Etat... Hélas ! Après quelque cent ans d'instruction obligatoire , force est de constater que l'Ecole - avec majuscule, pour désigner l'institution d'Etat et non l'un de ses établissements particuliers - n'a pas seulement failli à tenir ses engagements de jeunesse, mais qu'elle ne semble même plus capable de tendre, fut-ce timidement, vers la réalisation de ces généreux objectifs. La Culture, les Arts, la Science, disiez-vous ? Voilà belle lurette que ces vieilleries ont été remplacées par le seul critère de la compétence, c'est-à-dire de l'utilité pratique sur le marché du travail. Une société démocratique et une pensée critique ? Comment voulez-vous que les élèves aient appris à en être les acteurs alors que, pendant les 18 premières années de leur existence, ils ne leur aura jamais permis de participer à l'organisation de leur vie scolaire ; et vous voudriez leur faire gouverner le monde ? Préparer aux plus hautes fonctions ? Allons donc ! Aujourd'hui on devient ministre de l'environnement en ignorant ce qu'est l'énergie ; on dirige une entreprise en ne sachant pas écrire une phrase correcte. Former des travailleurs qualifiés ? Certes, mais la plupart d'entre eux occuperont des emplois précaires qui ne réclament guère de qualification. Quant à l'égalité des chances, n'en parlons pas... Ou plutôt, parlons-en !