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Joseph Dufour. Manufacturier du papier peint
Jacqué Bernard ; Pastiaux-Thiriat Georgette
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753512368
Dans l'histoire du papier peint, Joseph Dufour (1754-1827) a joué un rôle primordial dans la première moitié du XIXe siècle. Or, curieusement, il n'a pas donné lieu à une monographie : rares et anciennes sont les publications où il est présent. Le présent volume rassemble les communications des Journées d'études qui ont regroupé les 8, 9 et 10 mai 2009, à l'initiative du Centre de documentation Joseph Dufour à Tramayes, son bourg natal en Saône-et-Loire, les meilleurs spécialistes de la question dans une approche pluridisciplinaire : universitaires, conservateurs de musée, restaurateurs, imprimeur de papier peint... L'ouvrage analyse l'homme Dufour dont l'activité politique à Lyon puis à Mâcon au cours de la période révolutionnaire était restée dans l'ombre du manufacturier. Puis sont abordées les sources qui permettent de mieux préciser l'activité de l'industriel. Les papiers peints (motifs répétitifs mais aussi prestigieux panoramiques) permettent ensuite de préciser l'originalité de la démarche de l'entrepreneur . Enfin, les problèmes liés à la conservation, à la restauration mais aussi à la réimpression de la production du manufacturier concluent le volume.
En se fondant sur les riches collections du Musée du papier peint de Rixheim, ce livre a pour propos de faire revivre ces innombrables motifs qui ont transformé la vie de nos ancêtres, de tenter de leur redonner un sens. Le motif de papier est un monde: les manufactures en ont imprimé des milliers des années 1770 à nos jours, de façon à transformer à moindre frais le mur nu et lui donner un sens en rapport avec les désirs de chacun. Ne parle-t-on pas à son propos de seconde peau?
Jacqué Bernard ; Véron-Denise Danièle ; Leicher An
Sédentaires ou nomades, les hommes ont habillé ou créé leurs lieux de vie à l'aide de textiles. L'habitation fixe se pare de rideaux, tentures, tapis, tapisseries, tandis que les vélums des tentes, leurs cloisons intérieures, les bandes ornementales et d'autres décors sont partie prenante de l'habitat mobile. Les espaces publics à leur tour élaborent des aménagements textiles à des fins cérémonielles ou profanes. Dans tous ces cas, les fonctions des étoffes se combinent en de multiples variations pour compléter l'architecture, protéger, montrer ou cacher, séparer, réchauffer, décorer... Mais quels sont les matériaux employés, pourquoi certaines techniques sont-elles privilégiées par rapport à d'autres, comment procède-t-on à leur réparation ou à leur reconstitution, qu'appelle-t-on " textile intelligent ", quel est le rôle des besoins, mais aussi des modes dans l'emploi de tel ou tel type d'étoffe et dans la manière de la mettre en oeuvre ? Dans ces textes, réunis à la suite des Journées d'Etude de l'AFET (Association Française pour l'Etude du Textile) qui ont été accueillies à la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson en 2016, les auteurs ont abordé certains de ces rôles, essentiels ou accessoires, fonctionnels ou symboliques, joués par les tissus dans l'espace.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.