Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le plus vieux juif du monde
Jacobi Michéa
CLIMATS
18,30 €
Épuisé
EAN :9782841581887
Un écrivain rend visite à sa mère, peu avant sa disparition, et s'entend nommer par elle " le plus vieux juif du monde ". Que signifie cette expression ? Et qu'est-ce que l'identité juive ? Il décide, pour répondre à ces questions lancinantes, de passer en revue son héritage culturel. Non seulement en revue, mais aussi à la moulinette. Tout cela à travers le prisme de la vocation. Les Juifs seraient-ils prédestinés à certains métiers ? D'autres leur seraient-ils interdits ? Un Juif est-il à sa place dans les arènes ? Doit-il, s'il est médecin, espérer la maladie de ses parents ? Comment peut-il être ingénieur, prophète, soldat ? Du torero new-yorkais Jerry Zahlman à Samuel Levicq, marchand de châles rue Sierpes, du pauvre docteur Kuperfarb au faux ingénieur Bierman, de la famille Journo qui, de Tunis à Marseille, s'est toujours occupée de bains à Metoushelah ibn Ibri qui fut le premier usurier de Cordoue, en passant par Boris, résistant spécialiste ès destruction de transformateurs, et sans oublier l'ineffable clochard parisien Salomon Landau, Michéa Jacobi imagine et se souvient... Mais, à force de passer les professions en revue, de jongler avec les lieux et les époques, l'écrivain se trouve-t-il pour autant ? Une langue tient-elle toujours ses promesses ? Virtuose, hilarant, mélancolique et musical, d'une humanité extraordinaire, ce livre montre de manière éclatante toute la palette d'un écrivain, en confrontation avec son héritage, et à son meilleur niveau. La rencontre improbable entre Henry Roth et Frédéric Mistral.
Me sera-t-il permis de répéter que la bibliothèque de mon père a été le fait capital de ma vie ? La vérité est que je n'en suis jamais sorti." Jorge Luis Borges
Résumé : Poursuivant son exploration de notre humaine condition, après les marcheurs, les xénophiles, les renonçants, Michéa Jacobi se penche sur les songeurs, les illuminés et les ambitieux, les fous de qualité, et les autres. Le songe, cette matière nocturne ou diurne, diaprée, fragile, qui nous meut, fait se croiser dans une curieuse agora Desnos, Nerval, Trump et bien d'autres. Collision d'époques, de rêves, de souhaits, qu'on y songe...
Résumé : Poursuivant son exploration de notre humaine condition, après les marcheurs et les xénophiles, Michéa Jacobi se penche sur les renonçants de Diogène à Syméon le stylite en passant par Elvis Presley, il nous invite à croiser les dendrites retirés dans leurs arbres, les ermites, les anachorètes, tous ceux qui ont su (oh bonheur !) trouver leur thébaïde. Nous, vous, moi, certains jours. Ensemble, renonçons !
L'ambition du libéralisme est d'instituer la moins mauvaise société possible, celle qui doit protéger l'humanité de sa folie idéologique. Pour ses partisans, c'est la volonté d'instituer le règne du Bien qui est à l'origine de tous les maux accablant le genre humain. C'est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc preuve d'un pessimisme profond quant à l'aptitude des hommes à édifier un monde décent. Cette critique de la tyrannie du Bien a un prix. N'exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d'autant mieux quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à la tentation morale. Comment expliquer alors que cette doctrine, à mesure que son ombre s'étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu'à se donner, à son tour, pour objectif final la création d'un homme nouveau ? Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement privilégiée par la Droite , que dans sa version culturelle, centrée sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d'être de la Gauche . Il saisit admirablement la logique libérale dans le déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements d'une société décente coïncidant avec la défense de l'humanité elle-même. D'une densité et d'une ambition exceptionnelles, il redonne toute sa place à la figure de l'homme révolté à un moment où beaucoup la souhaiteraient voir disparaître. . . Agrégé de philosophie, Jean-Claude Michéa enseigne à Montpellier. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, tous publiés aux éditions Climats, parmi lesquels : Orwell, anarchiste tory (1995), L'Enseignement de. l'ignorance (1999), Impasse Adam Smith (2002, Champs-Flammarion, 2006), Orwell éducateur (2003).
Une journaliste s'interroge sur l'exercice de son activité à l'heure où l'information se transforme en divertissement et la collectivité en opinion. Elle a tenté durant deux ans d'analyser et d'étudier cette mutation sur France Culture. Son émission supprimée, elle réunit son travail de réflexion dans cet ouvrage et dénonce le danger du médiatique qui peut transformer des mensonges en vérités.
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .
Résumé : L'affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ont mis la question des violences sexuelles au premier plan. Depuis, le consentement renvoie naturellement au consentement sexuel et amoureux, envisagé comme un sésame de l'égalité entre femmes et hommes. Pourtant, il est bien difficile à définir, et soulève trois problèmes. Le problème juridique, bien connu de celles et ceux qui suivent l'actualité, peut être résumé ainsi : que faire pour que les cas de viol, d'agression et de harcèlement sexuels soient efficacement punis ? Le deuxième problème est moral : comment penser des relations amoureuses et sexuelles qui ne soient pas fondées sur des normes sociales sexistes et inégalitaires ? Enfin, le problème politique : comment ne pas reconduire les injustices de genre qui se manifestent dans les rapports amoureux et sexuels ? La magistrale analyse du consentement que propose Manon Garcia revisite notre héritage philosophique, plongeant au coeur de la tradition libérale, mettant à nu ses impensés et ses limites. De John Locke aux théoriciennes féministes françaises et américaines, en passant par Michel Foucault et les débats sur la pratique du BDSM, c'est une nouvelle cartographie politique de nos vies privées que dessine cet essai novateur. Au terme de ce livre, il s'agira en somme, pour reprendre la formule de Gloria Steinem, d'"érotiser l'égalité" plutôt que la domination : en ce sens, le consentement sexuel, conçu comme conversation érotique, est sans doute l'avenir de l'amour et du sexe.