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Le fantôme du capitaine
Jacob Gilles
ROBERT LAFFONT
20,50 €
Épuisé
EAN :9782221115343
« En latin, nemo veut dire ?personne?. Tout bien réfléchi, n?être personne me va comme un gant, ou plutôt comme un loup de velours. Je ne veux plus savoir qui je suis censé être. Je veux m?inventer une identité, changer sans cesse de nom, de forme, de consistance, être un oiseau, un nuage ou un embrun, voire une note en bas de page. Je veux infiltrer une pellicule de cinéma, pénétrer un tableau, continuer une histoire après le mot fin? J?adore simuler, introduire le trouble, casser le cours des choses. Mélanger le réel et le fantastique, inextricablement ». Gilles Jacob réalise ce rêve dans cette fiction composée d?une soixantaine de lettres comme autant de petites nouvelles adressées aussi bien à des actrices (Juliette Binoche, Delphine Seyrig, Rita Hayworth, Jane Fonda?), des cinéastes (Resnais, Bergman, Woody Allen, Fellini?), des acteurs (Cary Grant, Kenneth Branagh?), des écrivains (Conan Doyle, Le Clézio?), des personnalités de divers horizons (le maréchal Juin, Georges Kiejman, Yves Mourousi?), des personnages (Don Quichotte, le loup de Tex Avery, la Petite Sirène?). Avec une grande élégance de plume et beaucoup d?humour, le président du Festival de Cannes quitte ses habits officiels pour nous convier à une promenade très personnelle et pleine de fantaisie au coeur de laquelle, miracle de l?écriture, la vie, en effet, passe comme un rêve.
Résumé : Le temps d'un livre, j'ai ranimé le passé présumé disparu. En chemin, j'ai noté que fouiller sa mémoire n'est pas une pêche miraculeuse où tous les lancers seraient fructueux. Mais la patience m'a permis de ferrer quelques espèces rares : un oiseau au Fouquet's, la guenon de Michel Simon, les minets de Dutronc, une sole pour Jean-Paul Sartre... Comment associer la plus belle fille du monde et les cauchemars d'Alfred Hitchcock, une surprise-partie chez Chabrol et l'ouvreuse d'Edward Hopper, la glace à la vanille de Marlon Brando et les cuisses de la Mangano ? Tous ces petits riens qu'un diable facétieux a semés dans ma vie ? Se glissant dans le cadre imaginé par Georges Perec, ces évocations s'étalent sur un demi-siècle, des années 40 à aujourd'hui ; elles débordent même ce cadre et s'aventurent dans un futur pas si rêvé. Si ce retour à la vie d'instants, de buzz, d'actualités, de gens célèbres ou non, de chansons, de livres et de films, intéresse ou amuse le lecteur, s'il en reconnaît certains ou les croise avec les siens, j'aurai atteint mon but.
Résumé : Lucien Fabas est envoyé en reportage en 1952 sur le tournage de Mogambo, au Kenya, où il côtoie John Ford, Clark Gable, Ava Gardner et Grace Kelly. Il y rencontre la soeur d'Ava Gardner, Bappie, avec laquelle s'ébauche une liaison qui durera toute leur vie... On retrouve Fabas à partir de 1954, secrétaire général du Festival de Cannes. Il tente d'amadouer les terribles chroniqueuses hollywoodiennes qui boycottent le Festival, puis assiste à Madrid à une rixe entre les toreros vedettes Ordonez et Dominguin pour les beaux yeux d'Ava Gardner. Nouvel épisode romanesque : l'édition 1968 du Festival, troublée et finalement annulée en raison de la révolte des jeunes cinéastes menés par Truffaut et Godard. Passent Louis Malle, Lelouch, Polanski, Welles, Fritz Lang, la Begum... Fabas tente de sauver l'entreprise, en vain, et finit par aller se reposer dans sa propriété en Suisse, où de Gaulle, cousin de Madame Fabas, vient se ressourcer avant de regagner Paris et d'affronter la crise de 1968. La relation intermittente et compliquée avec Bappie se poursuit, tandis que Fabas chasse avec constance les films et les stars dont il doit alimenter le festival ressuscité. En 1972 vient le temps des honneurs, puis celui du retrait. Le roman s'achève à Londres, où vit Bappie, sur l'amorce d'un nouveau départ dans la vie. Un roman à la fois mythologique et mélancolique sur le Festival de Cannes, par l'homme qui en fut le Délégué Général durant 24 ans et le Président durant 12 ans. Gilles Jacob a savamment tissé des morceaux de bravoure purement romanesques et des épisodes inspirés par la vie de son prédécesseur Robert Fabre Le Bret, auquel il prête certains de ses propres sentiments nostalgiques.
Pauline Kael (1919-2001) est certainement la critique de cinéma la plus célèbre et la plus controversée des Etats-Unis. Pendant près de quatre décennies, principalement dans les pages du New Yorker. elle a fait - et défait - les réputations de bon nombre de metteurs en scène et acteurs. Elle fut en particulier l'un des principaux artisans, à la fin des années 1960, de la promotion d'un certain cinéma européen Icelui de Jean-Luc Godard, de Bernardo Bertolucci...), puis de l'émergence des cinéastes du Nouvel Hollywood Ide Francis Ford Coppola à Robert Altman en passant par Martin Scorsese). Ses critiques virulentes du système des studios, de ses travers mercantiles, et ses descentes en flammes de certains réalisateurs, comme Stanley Kubrick, John Cassavetes ou Clint Eastwood, sont restées célèbres. Depuis Bannie and Clyde jusqu'aux Portes du Paradis, en passant par Le Parrain, Shampoo, Taxi Driver, ou encore Nashville, les articles réunis dans ce volume consacré au cinéma américain dépassent largement la simple critique de films pour illuminer toute une époque qui, de la fin des années 1960 au début des années 1980, aura vu la société et le cinéma se transformer en profondeur. D'une plume jamais tiède. Pauline Kael porte aux nues, dénonce, égratigne, assassine, se passionne, toujours avec une insolence réjouissante. un enthousiasme communicatif et, plus que tout, un amour inconditionnel du cinéma.
« Je me suis rappelé le jour où nous avions dîné tous ensemble et où mon père avait allumé son cigare à la fin du repas. Ma mère nous a rejoints au salon et a pensé à haute voix : « On est là tous les quatre? les choses qu?on a vécues? » Silencieux, le regard perdu, tous deux souriaient à demi. Oui, la famille avait survécu. » C?était avant Bardot et les starlettes, avant que Spielberg, Coppola ou Jarmusch ne débarquent sur la Croisette, avant les batailles pour la palme et les très riches heures du Festival de Cannes. C?était à la fin du XIXème siècle, dans une ferme en Lorraine. Un certain Auguste Jacob, mon grand-père, décidait de monter à Paris. Ainsi commençait l?histoire des miens - mon histoire. Avec ses heures de gloire -mon père André, héros de la Première guerre ; le cousin François, Compagnon de la Libération et prix Nobel- et ses heures sombres -l?Occupation, l?exode, un dramatique secret. En racontant l?ascension d?un modeste paysan qui aura fondé, contre vents et marées, guerres et déportation, une dynastie, j?ai voulu raconter un peu plus qu?une affaire de famille. Une histoire française prise dans la tourmente du siècle et les tourments intimes. G.JNotes Biographiques : Ancien directeur du Festival de Cannes, Gilles Jacob a publié chez Grasset Le Festival de Cannes n?aura pas lieu (2015), J?ai vécu dans mes rêves (2015) avec Michel Piccoli, et Un homme cruel (2016).
Docteur en médecine, spécialiste en neurologie, Nadia Volf pratique aujourd'hui l'acupuncture à la lumière de la science médicale moderne. Elle exerce en hôpital et en cabinet privé.
Fruttero Carlo ; Lucentini Franco ; Rosso François
Le premier personnage, ici, c'est Venise - une Venise d'hiver, plus souvent brumeuse qu'ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes. Le deuxième personnage - elle - est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d'oeuvres d'art. Le troisième personnage - lui - est le guide d'un groupe de touristes minables traîné à l'économie de monument en monument. Guide dont l'érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches. Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d'énigme, c'est l'objet de ce roman. Où l'ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie - de profondeur.Rarement écriture à quatre mains aura été aussi réussie que celle à laquelle Carlo Fruttero (né à Turin en septembre 1920) et Franco Lucentini (Rome, 1922-2002) ont attaché leur nom et leur travail. Traducteurs (plus de vingt langues à eux deux), directeurs de collection - on leur doit deux des meilleurs anthologies de science-fiction parues en Italie -, journalistes et chroniqueurs - ils ont signé des milliers d'articles et tribunes dans les plus prestigieux journaux de la Péninsule, dont certains ont été réunis et traduits sous le titre La Prédominance du crétin (1988) -, romanciers enfin et surtout, Fruttero et Lucentini ont connu un succès mondial avec une série de romans policiers où les préoccupations métaphysiques laissent toujours une large place à l'humour. Ils publieront notamment : La Femme du dimanche (1973), adaptée au cinéma par Luigi Comencini avec Marcello Mastroianni, La Nuit du grand boss (1980), premier polar mêlant démons et merveilles de l'informatique, L'Amant sans domicile fixe (1988), unanimement considéré comme leur plus grande réussite, ou encore Place de Sienne, côté ombre (1985), La Couleur du destin (1989), L'Affaire D ou le Crime du faux vagabond (1991), enquête-roman sur Le Mystère d'Edwin Drood, de Charles Dickens, et Ce qu'a vu le vent d'ouest (1993). Pendant près de quarante ans, le duo littéraire aura ainsi brossé un magistral tableau de l'Italie du dernier quart du XXe siècle.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
Biographie de l'auteur Ken Follett est né au pays de Galles en 1949. Il est l'un des plus grands auteurs de best-sellers et de thrillers d'espionnage ( L'Arme à l'œil, Les Lions du Panshir, Le Troisième Jumeau, Le Réseau Corneille...), mais c'est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu'il a connu ses plus grands succès : vingt millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Il vit à Stevenage, en Angleterre.
Enfermé dans les prisons de Vichy, accusé d'être à l'origine de la défaite, Léon Blum réussit le tour de force de retourner l'opinion publique en sa faveur et de reconstruire le Parti socialiste en ruines. Le secret de sa victoire: une femme, Jeanne Reichenbach. Septembre 1940. Léon Blum est arrêté sur ordre de Pétain. Motif: c'est « l'esprit de jouissance » du Front populaire qui a fait sombrer le pays dans la décadence tandis que l'Allemagne régénérée par Hitler produisait canons et chars d'assaut. Léon Blum se savait menacé; il aurait pu fuir le pays comme ses amis le pressaient de le faire, mais il a choisi de rester. Il veut cette arrestation, parce qu'il veut un procès public pour se laver devant le pays tout entier des accusations lancées contre lui. De septembre 1940 à février 1942, Blum est traîné de prison en prison, et, autour de lui, on commence à craindre pour sa vie. Pourtant, le vieux leader résiste, lutte, se bat; même enfermé, il réussit à rendre vie à son parti détruit et discrédité. Finalement, le procès se tient à Riom, et c est un coup de théâtre: en quelques semaines, à force d'éloquence, d'énergie, d'humour, Léon Blum parvient à gagner à sa cause jusqu'à ses geôliers, qui se mettent au garde-à-vous quand il passe. C est plus qu'en peuvent supporter les Allemands: ils donnent l'ordre d interrompre le procès. Bientôt, ce sera la déportation à Buchenwald, dans l étonnant et surréaliste pavillon de chasse de Himmler, réservé aux « hôtes de marque ». Pour expliquer la vitalité et de cet homme de soixante-dix ans, on évoque l'optimisme, l'humanisme... Mais cela ne suffit pas; Léon Blum a un secret: une femme qu'il aime et qui l'aime.Avant guerre, Jeanne Reichenbach et Léon Blum étaient des amis distants, mariés chacun de leur côté. En 1940, aux heures sombres de la débâcle, tout change. Blum est veuf, isolé, vilipendé... Jeanne Reichenbach prend sa décision; elle quitte son mari et vole au secours de l'homme qu'elle a toujours aimé en secret. Qui la découvre, et tombe amoureux. C'est grâce à elle - tous ses proches en conviennent - qu'il surmonte les obstacles, les affronts, les coups bas, et c'est grâce à elle qu'à Buchenwald, où elle l'a suivi, il survit encore. Discrète jusqu'au seuil de la mort, Jeanne Reichenbach a détruit avant de se suicider, en 1982, une partie des lettres que Léon Blum lui avait adressées. Dominique Missika a retrouvé ce qui en restait. Elles révèlent, jour après jour, de prison en prison, une histoire d'amour peu banale entre deux êtres exceptionnels de force et d'intelligence.