Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Fonctions poétiques. Analyse des poèmes de Mallarmé
Jacob André ; Pelletier Anne-Marie ; Arrivé Michel
KLINCKSIECK
15,30 €
Épuisé
EAN :9782252019320
Les assauts rpts des discours thoriques sur le potique n'ont pas pris la forteresse. Car il n'y a pas de forteresse. Contre l'illusion positiviste de l'approche linguistique autant que contre le discours de l'ineffable, il faut tenir qu'il n'existe nulle formule du potique qui dfinirait l'essence d'un genre. Et pour cela ramener dans l'espace protg du potique l'histoire, la fluctuance des esthtiques, l'appropriation idologique ; non pour en finir avec la posie, mais l'inverse, pour y reconnatre la capacit qu'a le langage de dborder indfiniment ses strotypes. L'analyse des pomes de Mallarm vise inscrire ici l'un des repres majeurs partir desquels se fait aujourd'hui et, coup sr provisoirement, la reconnaissance du potique ; elle manifeste comment, singulirement, la posie moderne travaille son propre strotype en rompant avec ce qui passait pour sa vrit : rvaluer le rel dans la reprsentation.
Ce que l'on dit, c'est du langage si c'est dans la langue. ce prix, la linguistique peut exister, instituant une partition entre l'agrammatical et le correct qui assujetit la langue. La linguistique n'est pourtant pas au bout de ses peines : les rapports du langage l'inconscient et aux idologies font toujours retour pour venir dfaire les systmes tablis. La linguistique tente de masquer ces failles en usant de subterfuges : elle fait du langage un outil prompt se rvler mauvais, imagine un sujet matre de l'ordre de la langue. C'est croire que tout peut se dire quand, du point de vue de la langue, tout est dans la manire, quand l'inconscient et l'histoire nous assurent qu'on ne dit jamais n'importe quoi.
Résumé : Au coeur du parcours philosophique d'André Jacob, qui enseigna la philosophie du langage et l'éthique à l'université de Paris X de 1966 à 1990 et a dirigé l'Encyclopédie philosophique universelle aux P.U.F. entre 1980 et 1998, ce volume s'ouvre avec le texte inaugural (prononcé au Congrès mondial de Philosophie à Brighton en 1988) "De la théorisation de la condition humaine" qui l'a toujours retenu : "Une Anthropo-logique : comprendre ou expliquer l'homme ?" ; suivi de six autres conférences, appelant à être relayées par une éthique renouvelée correspondant à la seconde partie de l'ouvrage. Une axio-genèse y apporte sa signifiante au "devenir Sujet" du corps, dans un versant d'altérité. On croisera le parcours singulier "de la langue au mal" dans le débat avec Robert Lafont, initiateur d'une praxématique linguistique à Montpellier, comme dans la Postface d'Hervé Barreau. A côté de conférences à l'UNESCO (1991), à Houston (1993) ou à Tokyo (1997), dont "Temps et liberté" (2000) pourrait annoncer l'éthicité ; tandis que "Langue et pouvoir" (2009) éclairera plus directement la figuration anthropo-logique, impensable dans les philosophies de la conscience traditionnelles. La diversité des approches pourrait compléter les témoignages venus d'horizons différents, lors d'un Colloque récent à l'E.N.S. de la rue d'Ulm sur Les conditions de l'humain, autour de la pensée de l'auteur, à paraître.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.