Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Carnets d'Atelier de Sociolinguistique N° 8/2013 : Voies des villes ; voix des villes. Dimensions po
Jablonka Frank ; Eloy Jean-Michel
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343022550
Les problématiques liées à l'espace urbain sont aujourd'hui un enjeu central pour la France tout comme pour de nombreuses autres sociétés urbanisées ou en voie d'urbanisation "ici" et "là-bas". Elles concernent immédiatement les Sciences du langage, dans la mesure où celles-ci sont intrinsèquement interdisciplinaires et qu'elles répondent par leurs choix de paradigme aux exigences des évolutions sociétales. L'objectif de ce colloque était de conduire une réflexion par rapport à l'organisation sociale de l'espace urbain en situation de contact de différents codes symboliques. Le principal objectif était de préciser dans quelle mesure cette diversité est issue des mouvements migratoires globalisés, et en quoi les phénomènes de contact représentent, pour la France comme pour d'autres pays, soient-ils industrialisés ou émergents, un contrecoup postcolonial. Ce questionnement implique l'analyse des représentations et des mises en mots de ces tensions, conjointement avec l'émergence et l'esthétisation de nouveaux codes métissés, dans les médias et les productions culturelles. Le présent volume est en grande partie consacré au potentiel conflictuel, qui intéresse les études urbaines du point de vue de la communication en situation de contact complexe." Frank Jablonka.
Biographie de l'auteur Ivan Jablonka est professeur d'histoire à l'université Paris 13. Il a notamment publié Histoire des grands parents que je n'ai pas eus (Seuil, 2012 ; Prix du Sénat du livre d histoire, Prix Guizot de l'Académie française, Prix Augustin-Thierry des Rendez-vous de l'histoire de Blois).
Résumé : De livre en livre, Ivan Jablonka ouvre des voies nouvelles. Avec une audace et une créativité peu communes, il invente ses sujets et ses formes. Après Laëtitia, après En camping-car, il explore sa " garçonnité " dans les années 1970-1980, s'interrogeant sur le " nous-garçons " et les frontières incertaines entre masculin et féminin. De sa famille au service militaire en passant par l'école, il raconte sa formation au fil d'une enquête souvent poignante, parfois drôle ? toujours passionnante ? où beaucoup pourront se reconnaître. Car cette " autobiographie de genre " dévoile une intimité à la fois individuelle, sociale et politique : l'histoire d'une génération. Avec une honnêteté troublante, Ivan Jablonka analyse le " malaise dans le masculin " qui fut le sien, restituant le vif et l'éclat de l'enfance dans ses enthousiasmes, ses émois et ses peines.
Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans. Ce fait divers s'est transformé en affaire d'Etat : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du "présumé coupable", précipitant 8 000 magistrats dans la rue. Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l'enquête, avant d'assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.