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Chourmo
Izzo Jean-Claude
GALLIMARD
8,05 €
Épuisé
EAN :9782070423910
Fabio Montale, acculé à la démission parce qu'il s'occupait trop bien de sa mission dans les quartiers nord, reprend du service pour se lancer à la recherche de deux adolescents disparus la veille de la rentrée des classes. Trop sensible, trop lucide, il est confronté à la montée des « agitateurs de crécelles sécuritaires », du chômage, de la drogue et des intégrismes de tous ordres.« Chourmo », c'est l'esprit de la chiourme, des anciens galériens. Par extension, c'est un état d'esprit qui pousse à aller vers les autres, esprits dont Fabio Montale se fait le juste représentant. À Marseille, les galères - entre le F.N., les extrémistes islamistes et la Mafia - on a l'air de bien connaître.Chourmo, deuxième volet de la trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo, est dédié « à la mémoire d'Ibrahim Ali, abattu le 24 février 1995 dans les quartiers nord de Marseille, par des colleurs d'affiches du Front national ».
Fabio Montale, flic nonchalant et gastronome, perdu dans les quartiers nord de Marseille, plonge en plein pastis. Un vrai. Cadavres à l'appui.4e de couverture : Du Panier aux quartiers nord, du Vieux Port à l'Estaque, nous suivons les pérégrinations de Fabio Montale, flic déclassé de la Brigade de surveillance des secteurs, fils d'immigrés italiens qui aime les poètes des Cahiers du Sud, la pêche, la soupe au pistou de la vieille Honorine, les bouteilles de Lagavulin, les femmes et Marseille bien sûr.Il y a vingt ans, il y avait Lole, la belle Gitane, et, autour d'elle, Manu, Ugo, et Fabio. À présent ses deux potes de braquage sont morts d'une balle dans la peau : une pour Manu, puis une pour Ugo venu le venger... L'enquête de Fabio le plonge dans son passé trouble et les plaies à refermer se multiplient. D'autant qu'une de ses amies se fait violer et assassiner.Dur ! "Total Khéops" comme le chante le groupe IAM. Autrement dit, bordel généralisé, fange pestilentielle dont on ne sort pas.Notes Biographiques : Jean-Claude Izzo est né à Marseille en 1945. Son père est un immigré italien et sa mère est d'origine espagnole. Originaire du quartier populaire du Panier, il adhère à 20 ans au PSU, puis au PCF, et devient rédacteur en chef d'un journal communiste (La Marseillaise). À partir de 1970, il publie régulièrement des recueils de poèmes. En 1978, il rompt avec le PCF et quitte Marseille. En 1995, il publie dans la Série Noire (Gallimard) le premier tome de sa trilogie marseillaise, Total Kheops, où apparaît le personnage de Fabio Montale, suivi de Chourmo (1996) et de Solea (1998). Jean-Claude Izzo meurt prématurément d'un cancer en 2000.
Résumé : Chourmo : Revoilà Fabio Montale. L'ex-flic des quartiers nord de Marseille plonge dans sa ville à la recherche de deux adolescents disparus la veille de la rentrée des classes. Rien ne s'est arrangé depuis la démission de Montale. Le chômage, la misère, la drogue, la violence... Avec en fond, la montée du fanatisme islamique, et celle du Front National. Depuis que le jeune comorien Ibrahim Ali s'est fait tuer en courant derrière un bus de nuit, en février 1995, on sait qu'à Marseille tout est possible. Total Khéops : Marseille n'est pas une ville pour touristes. Ici, il faut prendre partie. Se passionner. Etre pour, être contre. Etre, violemment. Alors seulement, ce qui est à voir se donne à voir. Et là, trop tard, on est en plein drame. Un drame antique où le héros, c'est la mort. A Marseille, même pour perdre, il faut savoir se battre. Tout cela, il le savait, Fabio Montale ! Flic nonchalant et gastronome, perdu dans les quartiers nord, il plonge en plein pastis. Un vrai. Cadavres à l'appui. Solea : "Ceci est un roman. Rien de ce qu'on va lire n'a existé. Mais comme il m'est impossible de rester indifférent à la lecture quotidienne des journaux, mon histoire emprunte forcément les chemins du réel. Car c'est bien là que tout se joue, dans la réalité. Et l'horreur, dans la réalité, dépasse - et de loin - toutes les fictions possibles. Quant à Marseille, ma ville, toujours à mi-distance entre la tragédie et la lumière, elle se fait, comme il se doit, l'écho de ce qui nous menace".
Marseille, ce matin-là, avait des couleurs de mer du Nord." Loin, sur la digue du Large, oubliés, trois hommes survivent à bord de l'Aldébaran, un cargo dont l'armateur a fait faillite. Le capitaine libanais Abdul Aziz, le Grec Diamantis, son second, et le Turc Nedim, la radio. Tous trois espèrent, sans trop y croire, la reprise de leur navire. Au fil des jours, les trois hommes apprennent à se connaître, mieux qu'ils ne pouvaient le faire en mer. Ils partagent leurs souvenirs, puis leurs doutes, et leurs peurs. Pourquoi ne sont-ils pas partis, comme le reste de l'équipage? Pourquoi s'engluent-ils à bord de ce bateau qui rouille? Autour d'eux, la ville, Marseille. Ville d'exil. Ville métisse. Ville à leur image, pleine de souvenirs, et sans avenir, mais avec la vie à fleur de peau. Ils y nouent des aventures, des rencontres, des amours, avec des hommes, des femmes aussi perdus qu'eux. Le drame se tisse, à leur insu. Une tragédie que ces trois hommes portent en eux, comme Marseille son histoire. Ils n'en déjoueront pas les pièges. Au contraire, ils en seront les acteurs. Parce que - et sans doute le savent-ils depuis le début - c'est dans le dénouement du tragique qu'ils sauront, enfin, qui ils sont.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.