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Le kôan zen. Essais sur le bouddhisme zen
Izutsu Toshihiko ; Regnier Guy ; Munier Roger
FAYARD
23,45 €
Épuisé
EAN :9782213006185
Les mains vides, je tiens une bêche. Je vais à pied, mais c'est un boeuf que je chevauche. Un moine demanda un jour à Yûn Mên : " Qu'est-ce que le Bouddha ? " Mên répondit : " Un racleur de crottes au rebut ! " Le kôan zen et les mondô, ces véritables duels de la parole entre un maître zen et un disciple, sont réputés impénétrables. Mais derrière leur absurdité apparente, il y a un sens pour celui qui accepte de reconnaître la structure paradoxale de la réalité propre au bouddhisme zen. Par quelles voies et par quelle conversion du regard ? Le professeur Izutsu l'explique dans ces conférences conçues pour un public occidental où il donne les grandes clés nous permettant d'appréhender les principes d'une philosophie millénaire, sa vision du monde qui repose sur une expérience énigmatique de l'illumination, et son enseignement. " Si vous voulez ressembler aux anciens maîtres, ne regardez pas au-dehors. Cessez d'être en quête d'objets extérieurs. Ne vous engagez pas dans une grave erreur en observant frénétiquement ce qui vous entoure. Regardez simplement en vous-mêmes ! " Selon le bouddhisme zen, la distinction entre l'intérieur et le monde extérieur n'est qu'une construction de la pensée. Toute bonne peinture de paysage doit traduire une correspondance harmonieuse entre le rythme intérieur du peintre et le rythme vivant de la nature extérieur. C'est ce principe que l'on retrouve dans la calligraphie, dans les jardins japonais ou dans les autres arts traditionnels de l'Exrtême-Orient, aussi bien que dans la pratique de la méditation.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : "Un buddha ancien dit : "Avec le temps, je m'élève plus haut que les cimes des monts ; avec le temps, je descends plus profond que le fonds des mers. Avec le temps, je prends l'aspect de l'esprit guerrier ; avec le temps, je revêts le corps doré de seize pieds. Avec le temps, je me fais bâton ou balayette ; avec le temps, je deviens pilier ou lanterne. Avec le temps, je me confonds avec toute personne ordinaire ; avec le temps ; avec le temps, je me fais un avec l'étendue terrestre et la voûte du ciel.' Ce que j'appelle ?le temps d'une présence" veut dire que la présence participe du temps et que le temps participe de la présence."
« Jusqu?à sa disparition en 2010, maître Isogushi enseignait au dojo d?Ishen dans le sud du Japon. Son enseignement comportait deux disciplines inséparables : pour le corps et pour le mental, la transmission de l?ensemble des arts martiaux traditionnels ; pour l?âme et pour l?esprit, un guide nouveau pour la conduite de la vie. On ignore combien d?élèves forma maître Isogushi, venus des cinq continents, et il ne reste de cet enseignement que les notes de cours prises par mon vieil ami Emiliano Zapoga dit « le Mexicain », ici rassemblées. Le maître a voulu que ses propos soit autonomes, tout en formant un modèle éthique complet, utilisable de manière concrète par n?importe quel homme ou femme. A quoi j?ajoute jeune adulte qui cherche une conduite à sa vie ». Ainsi commence cet extraordinaire ouvrage de Patrice Franceschi : une « éthique » personnelle, forgée au fil des années par l?auteur, entre ses études approfondies de philosophie à la Sorbonne, sa passion pour les stoïciens ; et sa pratique des arts martiaux, de l?engagement et de la lutte, depuis l?Afghanistan jusqu?au kurdistan syrien... Ce « petit manuel de combat » rassemble 327 courts chapitres, mélodieux, philosophiques, universels. Ici une brève parabole ; là un aphorisme surprenant ; ici encore, un paradoxe. Chaque ligne étonne, secoue, oblige. C?est à la fois une éthique ; un manuel de haute tenue pour une époque où rien ne semble tenir, et nous tenir. Et la recherche d?une voie, à l?évidence humaniste, poétique - à la manière d?un Kipling écrivant à son fils.Romancier, explorateur, baroudeur, Patrice Franceschi est aussi un passionné de sagesse, une sagesse active, vive, enthousiaste - il nous offre ici le plus beau des traités, dans une langue nette et forgée par le temps. Notes Biographiques : Ecrivain, aviateur et marin, Patrice Franceschi partage sa vie entre écriture, aventure et engagements. Il est notamment l?auteur de Mourir pour Kobané, Dernières nouvelles du futur et Première personne du singulier qui lui a valu le prix Goncourt de la nouvelle. Dernier livre publié : Ethique du samouraï moderne.
Masao Abe (1915-2006) est diplômé de l'Université de Kyôto et il a étudié le bouddhisme zen auprès de Shin'ichi Hisamatsu. Professeur de philosophie et de sciences religieuses, il a enseigné à l'Université de Nara au Japon, puis dans diverses universités américaines. Profondément impliqué dans l'étude comparative du bouddhisme et de la pensée occidentale, et dans le dialogue bouddhiste-chrétien, il est l'auteur d'un très grand nombre d'articles et de contributions publiés en japonais et anglais. Cet ouvrage présente la première traduction en français d'un de ses essais, précédée par une introduction présentant son oeuvre et sa vie.
Résumé : "Un esprit clarifié et tranquille n'est ni borgne ni aveugle, il embrasse tous les aspects de la réalité. La feuille de légume que vous tenez dans votre main devient le corps sacré de l'ultime réalité et ce corps que vous tenez avec respect redevient simple légume. L'exercice de ce merveilleux pouvoir de transformation est le propre de l'activité de bouddha dont profitent tous les êtres."