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LE GEOGRAPHE A BU SON GLOBE
IVANOV ALEXEI
FAYARD
27,25 €
Épuisé
EAN :9782213632735
Dans la province russe des années 1990, un jeune enseignant est aux prises avec les garnements de la nouvelle génération. On lui a refilé la classe la plus rebelle. Mais le "Géographe" et les ados qui sont prêts à le démolir vont vivre d'abord entre les murs de la classe, puis hors les murs, une aventure de compagnonnage et d'initiation à la vie. La géographie enseignée tant bien que mal, puis vécue dans une sorte de raid sur des radeaux primitifs dans l'enchevêtrement aqueux de cette partie de la taïga, sert de fil conducteur et poétique au roman. Gouailleur, tendre, velléitaire, Viktor Sergueïévitch est un raté et un coureur au charme irrésistible. Roman d'apprentissage et nouveau "poème pédagogique", le Géographe a fait connaître Alexeï Ivanov, ancien prof, toujours fidèle à sa ville de Perm, dans l'Oural. Toute sa génération de trentenaires russes ayant vécu la moitié de leur vie après le communisme, ayant surmonté la dérive sociale du pays, s'est reconnue dans ce roman. Ivanov est aussi un poète de l'immensité, de la taïga, des parlers dialectaux venus de l'époque du grand rebelle cosaque qui fit flamber la révolte dans cette contrée au temps de Catherine la Grande. Biographie de l'auteur Né en 1969 à Perm, Alexeï Ivanov est diplômé d'histoire de l'art. Il a travaillé comme gardien d'immeuble, instituteur, journaliste, guide touristique. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont l'Or de la révolte, à paraître également chez Fayard. Son oeuvre a été récompensée par des prix prestigieux en Russie.
Résumé : Par amour, un soldat russe démobilisé dérobe le contenu d'un fourgon blindé : ainsi s'achève la longue histoire de la puissante Union des vétérans de l'Afghanistan.
Résumé : Russie, février 1959. Ils s'appellent Igor, Aleksandr, Roustem, Zina, Lioussia, Iouri, Guéorgui et Nikolaï. Ils sont jeunes, enthousiastes, idéalistes. Ils veulent célébrer le XXIe congrès du Parti communiste en accomplissant un exploit sportif. Mais de leur expédition dans l'Oural, ils ne reviendront jamais. Des années plus tard, Ania décide de mener l'enquête. Que leur est-il arrivé ? Pourquoi les a-t-on retrouvés morts, leurs cadavres marqués d'atroces blessures, loin de leur campement ? Pourquoi l'affaire a-t-elle été classée secret d'Etat ? Un document précieux sur la vie des jeunes Soviétiques en pleine période de dégel, mais avant tout une histoire incroyable qui se lit comme un thriller et qui, à mesure que progressent les investigations de la narratrice, devient de plus en plus terrifiante.
Résumé : Nous allons en Inde est le dernier grand livre d'un écrivain que l'on peut considérer comme la première révélation des jours soviétiques. C'est l'histoire des aventures de sa jeunesse, quand ce fils d'un instituteur de la région de Sémipalatinsk, en Sibérie, ayant tenté, vers les dix-huit ans (il était né en 1895), de gagner sa vie comme prestidigitateur dans des troupes itinérantes, décide d'aller aux Indes apprendre le métier de fakir. Vsévolod Viatcheslavovitch Ivanov publie ses premiers écrits à vingt et un ans, dans la presse sibérienne, puis reçoit l'encouragement de Maxime Gorki ; son premier livre paraît en octobre 1916. Le jeune écrivain est peu après mis à rude épreuve : révolution et contre-révolution en Sibérie, la vie des partisans que Vsévolod partage dans le profond arrière des armées blanches. D'où, en 1921, le recueil d'histoires Les Partisans ; et, en 1922, la longue nouvelle Le Train blindé 14-69 qui fera sa gloire, et le fait apparaître comme l'un des créateurs de la littérature soviétiques. Doublement, car la pièce qu'il en tirera peu après sera considérée comme l'aube même du théâtre nouveau de cette époque. Vsévolod Ivanov, qui dans sa jeunesse fut lié avec le groupe du Proletkoult, puis avec celui des Frères Sérapion, est avant tout un très grand prosateur. L'un des très rares écrivains de langue russe qui aient su allier à l'extrême simplicité de la parole la saveur des mots, l'odeur de la terre et des fleurs, un sens de la nature où l'homme a sa place comme le vent. Ses romans, comme ce Parkhomenko, histoire et légende d'un des chefs de la guerre civile, peuvent bien emprunter leur thème au monde qui l 'entoure, ils ont la profondeur du langage et des traditions. Le Train blindé a été publié en France avant guerre dans la collection des jeunes Russes (il sera repris prochainement dans cette collection-ci) et la pièce en a été jouée à Paris dans les années trente. Nous allons en Inde, dont la présente version a été spécialement établie par l'auteur pour la France, à notre demande, appartient au cycle de ses ?uvres récentes qui ont surtout pris pour matière les hommes et les femmes qu'il a connu en Sibérie, dans l'Extrême-Orient et en Asie centrale. Il faut ici rappeler ses rencontres avec Maxime Gorki, témoignage des plus précieux sur l'auteur de La mère. Vsévolod Ivanov est mort le 15 août 1963, à l'âge de soixante-huit ans.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).