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Istmeño, le vent de la révolte. Chronique d'une lutte indigène contre l'industrie éolienne, avec 1 D
Dell'Umbria Alèssi
CMDE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090507289
?"A ce stade, la question n'est même plus de savoir si les éoliennes sont ou non compatibles avec les activités traditionnelles des indigènes istmenos ; fondamentalement, elles ne le sont pas. L'industrie éolienne peut tolérer celles-ci à la marge, dans les espaces résiduels entre deux rangées de moulins. Mais ce rapport singulier à la terre, à la lagune et au vent qui fait l'essence d'un monde, disparaîtrait. En perdant le contrôle de leur territoire, les Istmenos perdraient ce qui constitue leur être commun. [...] j'ai fait un film pour qu'on entende ceux dont les voix seraient inaudibles dans les médias, pour que leur humanité se déploie selon ses formes propres. A chacun de décider si ce but a été atteint. En tout cas, les indigènes rebelles s'y sont reconnus ? ceux que j'ai filmés, et les autres." Istmeno, le vent de la révolte raconte l'histoire d'une lutte quasiment inconnue en France, celle des communautés indigènes de l'Isthme de Tehuantepec, dans le Sud du Mexique, qui s'opposent à l'un des plus grands parcs éoliens du monde. Istmeno nous apprend que le "développement durable" peut très bien s'armer de fusils. Il déplace le regard et se passe de discours d'experts. Il fait tanguer les éoliennes, ces moulins à vent qui, en une décennie, se sont hérissés sur toute terre et, désormais, sur toute mer. Le film est complété par un livre qui se situe entre le carnet de voyage et l'essai historique.
La cité médiévale, porteuse d'une riche expérience d'émancipation, inspira tous ceux qui y voyaient la preuve que la démocratie ne vient pas d'en haut, de l'État, mais d'en bas, de la commune. Si l'on regarde le monde à partir de ce lieu déterminé qu'est la ville, en prenant la peine de lever le voile que l'idéologie nationale a tendu entre le local et l'universel, on arrive à identifier où et comment agissent les mécanismes de la domination. À présent que la ville elle-même est en voie de désintégration, comment est-il possible de partir du local pour atteindre à l'universel? Cette analyse des rapports contradictoires d'une ville avec l'État-nation puis avec la mondialisation veut contribuer à poser la question. C'est à une lecture inédite de l'histoire de la cité, abordée dans ses déterminations politiques, sociales, culturelles et urbanistiques, que nous invite ce livre. Biographie de l'auteur Alèssi Dell'Umbria a grandi à Marseille, où il vit, tout en partageant son quotidien avec d'autres villes de la Méditerranée. Impliqué dans la vie de son quartier de la Plaine, il multiplie tant les conférences que les interventions pratiques sur les questions d'histoire et de politique urbaines.
Classique de l'histoire urbaine, ce livre analyse la cité dans ses déterminations politiques, sociales, culturelles et urbanistiques. Vingtans après sa première édition, l'auteur revient sur la succession d'événements qui ont fait entrer Marseille dans l' "hypermodernité" - le développement du "quartier d'affaires " Euroméditerranée, l'année de Capitale européenne de la culture, et la réponse municipale à l'effondrement de la rue d'Aubagne. Après sa désintégration dans une "agglomération" et l'atomisation de ses habitants soumis aux rythmes de la circulation marchande, la ville est livrée aux fléaux qui ont ravagés ses semblables : gentrification et tourisme.
Ce livre suit le même fil conducteur qu'un roman noir - une des dernières formes de récit qui arrivent à nous parler vraiment du monde. La narration se construit ici comme une enquête qui, à force de rassembler des éléments épars et désordonnés voit se profiler une certaine cohérence, transparaissant à travers le brouillage spectaculaire. Dans ce monde où nous ne voyons plus que des choses et non des liens, et où inversement rien ne doit échapper aux dispositifs de capture du capital et de l'État, les angles morts n'auront jamais été aussi vivants. Le narrateur d'Antimatrix se tient dans l'un de ces angles morts.
A l'heure où un public de plus en plus vaste s'intéresse aux situationnistes et à Guy Debord, voici réunis pour la première fois les écrits de la section américaine de l'Internationale situationniste. Ces textes sont tous inédits en français et épuisés de longue date en langue anglaise.
Résumé : Couvre-feu, violences policières, expulsions... Les politiques sécuritaires et la spéculation immobilière s'attaquent au quartier populaire du Lower East Side à Manhattan, au coeur des années Reagan. Ses habitants résistent : squats, manifestations sauvages, émeutes... Ce roman graphique raconte une décennie de luttes par une succession de portraits où se croisent les vies tumultueuses d'immigrés, de sans-abri, de punks... des pauvres pour qui la solidarité et l'auto-organisation deviennent des armes. Au plus fort de son art du reportage, Seth Tobocman signe un livre d'une rare finesse, écrit sur plus de dix ans, alors qu'il squattait lui-même à deux pas du centre mondial de la finance.
Radio Nomndaa est une radio communautaire, emblématique des projets de communication indigène au Mexique, Elle s'inscrit dans le processus d'autonomie du peuple amuzgo, dansta région de Xochistlahuaca, Guerrero. Considérée comme illégale par le gouvernement, elle rend pourtant effectif le droit des peuples à disposer et à administrer leurs propres médias. Aux mains des habitants, elle oeuvre à la préservation de la culture et de ta langue amuzgas, participe à la diffusion des luttes et d'une parole "claire, libre, rebelle et vraie". Au-delà du média, elle est un espace de rencontre et d'organisation, recréant ainsi le tissu social entre les communautés de la région, pour la construction d'une autre forme de société. Le livre propose un éclairage sur les questions soulevées par le documentaire vidéo. Qu'est-ce qu'une radio communautaire ? En quoi ces radios sont-elles des outils dans la construction de l'autonomie ? De quelles autonomies parle-t-on ? Un entretien avec des membres de Radio Nomndaa illustre la vision et l'action de ce collectif, des origines du projet à nos jours. Une conversation avec Gloria Munoz Ramirez, journaliste mexicaine, retrace tes enjeux historiques et actuels des processus d'autonomie au Mexique.
Poniatowska Elena ; Gary Marion ; Hocquenghem Joan
La Nuit de Tlatelolco d'Elena Poniatowska est le livre le plus lu sur le mouvement étudiant de 1968 au Mexique et le massacre du 2 octobre sur la Place des Trois Cultures. À travers des centaines de témoignages d'étudiants, de professeurs, de parents, d'ouvriers, mais aussi d'extraits de presse ou de paroles du pouvoir, Elena Poniatowska reconstruit méticuleusement l'histoire sociale d'un mouvement populaire, que le parti d'État mexicain, le PRI, finira par écraser dans le sang à dix jours du début des J.O de Mexico. Publié pour la première fois au Mexique en 1971 sans jamais être traduit en français, La Nuit de Tlatelolco fait écho encore aujourd'hui à la situation de pays qui, dépensant des sommes colossales pour accueillir de grands événements sportifs, se retrouvent face à leur propre réalité lorsque surgissent de forts mouvements de contestation sociale.