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LE CANCER AUJOURD'HUI
ISRAEL LUCIEN
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246003977
Depuis dix ans les progrès accomplis dans le traitement du cancer sont considérables. On connaît de mieux en mieux le comportement des cancers dans l'organisme. La chimiothérapie et l'immunothérapie ont donné des résultats spectaculaires. Ainsi sont mises au point des stratégies qui transforment le pronostic d'un grand nombre de tumeurs. 10 % de guérisons en plus chaque année, sans compter un nombre plus considérable encore de survies acceptables, c'est une victoire, même si elle est incomplète.Pourquoi, dans ces conditions, tant de médecins baissent-ils les bras devant le cancer et considèrent-ils que, seule, l'ablation de la tumeur a un sens ? Pourquoi se prononcent-ils contre les traitements post-opératoires - radiothérapique, chimiothérapique... - en parlant vertueusement "d'acharnement thérapeutique ? Les malades et leurs proches n'ont que trop tendance à considérer le cancer comme la malédiction suprême. C'est à eux, à tous ceux que le mal guette, autant qu'aux médecins, que s'adresse le professeur Israël. Sans doute n'a-t-on pas élucidé scientifiquement le processus qui aboutit à la cancérisation cellulaire, mais si les savants n'ont pas encore découvert la Vérité, les médecins sont en mesure de prouver leur efficacité.Livre d'informations, riche à la fois de cas concrets et d'explications, Le Cancer aujourd'hui est aussi un ouvrage de combat : pourquoi, en France, la cancérologie n'est-elle pas reconnue et enseignée comme une spécialité ?"
Résumé : Cette réflexion sur la médecine par l'un des hommes chargés de la faire progresser s'ouvre sur la constatation qu'en une trentaine d'années, les pouvoirs nouveaux et étendus de la thérapeutique ont transformé non seulement l'approche de la maladie, mais le médecin lui-même. Il est devenu un décideur. Et qui plus est, dans le domaine des maladies graves, un décideur agissant dans l'incertitude. Incertitude du choix du traitement à appliquer, de son bien-fondé, de ses conséquences. Les rapports entre médecine et théorie de la décision, domaine encore vierge mais riche de perspectives fascinantes, sont donc examinés de façon fondamentale par un homme qui les connaît dans sa pratique quotidienne. Car si le médecin a cessé d'être un devin pour devenir un ingénieur, il ne faut pas oublier que son champ de travail, c'est l'homme, avec son angoisse, ses souffrances, son espoir. La décision médicale s'exerce dans des conditions scientifiques, certes, mais aussi dans des conditions humaines, culturelles et éthiques. Tout naturellement, l'examen du Pr Israël débouche sur la part d'inspiration que contient chaque décision, en un mot sur l'art, allié de la science mais non son second. Véritable hymne à la profession, la Décision médicale propose au lecteur, qu'il soit médecin ou patient, la formulation d'objectifs nouveaux et une méditation exigeante sur ses objectifs de toujours.
Lucien Israël était d'abord une voix et une parole. Peut-on transcrire cette parole ? Nous en faisons le pari car elle invite à " franchir le pas " qui nous ouvre un en deçà et un au-delà de la " lettre ". De même fait-il avec " Détruire dit-elle " de Marguerite Duras où il triture et torture le texte pour le faire parler... dans la langue qui bruisse au plus profond de nous-mêmes, où les associations ne suivent pas la logique de la raison, où le " pas sérieux " côtoie le " plus sérieux ", où les " messages " sont polysémiques et où le fil rouge de l'éthique la plus humaniste lie l'ensemble et salue " le bon entendeur ". Ces deux séminaires où s'entrecroisent l'amour, la haine, la mort, la jouissance, etc., font suite au séminaire Pulsions de mort (Arcanes, 1998).
Résumé : Ne mourra-t-on bientôt plus que par manque de savoir-vivre - et non plus de maladie ? Les progrès considérables de la médecine depuis un demi-siècle se traduisent par un allongement continu de la durée de vie. Les performances extraordinaires de l'imagerie médicale, mais aussi une compréhension toujours plus subtile des processus biologiques permettent au cancérologue Lucien Israël, président de l'Académie des sciences morales et politiques en 2007, de prédire qu'un jour prochain, les médecins pourront dire à leurs patients : " Ce n'est pas grave, c'est un cancer ". Pourtant tout ne va pas pour le mieux dans le monde de la santé. L'enseignement de la médecine souffre d'une désaffection chronique des pouvoirs publics et... des étudiants. La désorganisation hospitalière donne le blues aux hommes de l'art alors que s'étendent les déserts médicaux dans nombre de régions françaises. Par ce check-up de la santé, l'Académie des sciences morales et politiques dénonce un nouveau paradoxe français : les Français se portent de mieux en mieux et leur médecine de plus en plus mal. Comment soigner la médecine ? Ce livre s'efforce de répondre sans détour.
La découverte encore balbutiante, fragmentaire, selon laquelle il faut que nos deux cerveaux coopèrent pour nous donner cette connaissance sera un jour appréciée dans toute son importance. Jusqu'ici, c'est tantôt par le cerveau gauche, celui de l'analyse et de la logique, tantôt par le cerveau droit, celui de l'intuition, que cette quête a été abordée, selon les époques, les traditions et les civilisations. Et les modèles fournis par chacune de ces deux approches se sont révélés à la fois incomplets, insuffisants et peu compatibles. Nous les avons considérés comme mutuellement exclusifs. Mais il devient clair qu'ils ne sont rien l'un sans l'autre. Mais il y a désormais deux voies qui se présentent à nous. La première est de toute évidence la poursuite d'une démarche objective, d'une étude scientifique de ce que nous sommes grâce au développement des sciences cognitives, non freinées par des a priori, des interdits, des partis pris idéologiques. L'autre voie consistera à se préoccuper simultanément, et depuis la prime enfance, du fonctionnement de chacun de nos deux cerveaux.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.