Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SARAH ET LORRAINE
Israël-Le Pelletier Marc
THEATRALES
14,00 €
Épuisé
EAN :9782842601058
New York fin des années quatre-vingt-dix, un matin au début du printemps. Deux vieilles dames partagent depuis plus de trente ans le même appartement dans Harlem : Sarah, la maîtresse de maison devenue aveugle, juive d'origine polonaise, traumatisée par un viol dont elle fut la victime lorsqu'elle avait à peine quinze ans, et Lorraine, sa domestique noire, séduite encore enfant et abandonnée enceinte. Quotidiennement, ces deux femmes se rejouent les morceaux choisis de leur existence tissée de douleur, de haine et parfois d'amour. Le seul lien qui les unisse est le souvenir du Docteur, mort il y a bien longtemps, qui fut le mari de Sarah, l'amant de Lorraine et dont elles eurent chacune un fils. Sarah et Lorraine est une ?uvre troublante, car en exposant les tensions entre ces deux femmes de culture et de race différentes, ce sont les conflits entre leurs communautés que l'auteur dévoile. C'est également une ?uvre dérangeante, car elle témoigne avec force que l'Amérique contemporaine a été bâtie sur de profonds traumatismes et qu'elle s'est nourrie de la souffrance de plusieurs minorités.
Vivre sa vie, être soi-même, demande un courage que beaucoup de personnes n'ont pas. Il est plus commode de renoncer à ses rêves. Après le deuil, l'esprit est au repos. L'image de ce que ça aurait pu être feint de s'estomper. Mais c'est faux, tu sais. Je pense qu'un jour, alors qu'on vit dans la quiétude de l'oubli, croyant avoir perdu l'adresse du cimetière de ses promesses les plus intimes, tout nous revient en mémoire avec la force d'un boomerang. Et ça fait plus mal encore que de n'avoir rien tenté." Comment faire bifurquer cette vie, rêvée depuis si longtemps, sans avoir le sentiment de se trahir soi-même? Avec humour et émotion, ce roman retrace l'adieu à la jeunesse, à travers une romantique histoire d'amour, dont Betty, l'héroïne, rêve depuis qu'elle a quinze ans.
Résumé : "Je me souviens de cette première nuit chez vous à nous étourdir d'opium. J'en étais sorti aux aurores brumeuses dans ce Paris assoupi qui faisait les yeux doux à mon regard vague. La terre était un sale endroit où j'étais arrivé par erreur ". Lettré, spirituel, fêtard et dissolu, Maurice Sachs parvient, au cours des années 20, à séduire bon nombre d'artistes. L'homme est pourtant un paradoxe vivant : juif et homosexuel, il se convertit deux fois, se marie et devient collabo ; écrivain dans l'âme, il s'interdit longtemps d'écrire. Fin 1942, ayant épuisé l'ensemble de ses trafics et la patience de ses amis, il s'engage volontairement au STO et part pour Hambourg où il n'a aucun scrupule à proposer ses services à la Gestapo. Le 14 avril 1945, un SS l'abat d'une balle dans la nuque. Ce roman est une correspondance d'outre-tombe avec les grandes figures de sa vie et de son époque : Jean Cocteau, Coco Chanel, Max Jacob, Violette Leduc, André Gide...
Concrètement, les pleurs du nouveau-né amènent à se poser une multitude de questions: souffre-t-il? Est-il en danger? Est-il normal qu'un nouveau-né qui a tout ce dont il a besoin puisse pleurer sans être malade ou en danger? Qu'en est-il des fameux pleurs attribués de manière systématique à la faim, à l'angoisse de la nuit, aux coliques, aux douleurs dentaires, aux caprices? S'agit-il de mythes ou de réalités? Et tout simplement, faut-il tout savoir pour répondre au bébé qui pleure et doit-on répondre tout de suite et à tous les pleurs? C'est ce à quoi l'auteur tente de répondre en fonction des besoins du bébé et des capacités extraordinaires que les parents déploient pour se mettre à son service. Les pleurs sont un langage difficile à accepter selon sa disponibilité, il n'est pas nécessaire de les comprendre pour y répondre mais il est important de les accepter et de pouvoir les écouter. Car moins on laisse pleurer un bébé les premiers mois, moins il pleurera par la suite et plus il sera autonome.
Israel Jonathan Irvine ; Hugues Pauline ; Nordmann
Dans ce livre, à la fois synthèse encyclopédique et programme de recherche novateur, Jonathan Israel propose de réviser en profondeur notre représentation des Lumières et de la modernité : il nous invite tout d'abord à considérer comme un ensemble la période qui va de l'âge d'or du rationalisme classique au Siècle des Lumières, à ne pas limiter notre regard à la France et à l'Angleterre, autrement dit aux deux pays qui se disputent habituellement le rôle de centre géographique et historique des Lumières, mais à l'étendre à toute l'Europe, et à ne pas nous en tenir aux grandes figures qui peuplent le plus souvent le panthéon des manuels d'histoire et de philosophie ; surtout, il analyse les effets de l'onde de choc durable provoquée en Europe par l'œuvre de Spinoza : pour Israel, pendant un siècle et demi, l'Europe a été travaillée en profondeur par le spectre du spinozisme. Le " spinozisme ", cette constellation transeuropéenne de penseurs radicaux, a ainsi selon lui contribué de façon décisive, par son travail de sape des autorités établies, à définir de manière polémique la modernité qui est encore la nôtre. C'est donc une histoire alternative des origines de l'Europe contemporaine que nous donne à lire Jonathan Israel.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.