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Une révolution des esprits. Les Lumières radicales et les origines intellectuelles de la démocratie
Israel Jonathan Irvine ; Dumont Matthieu ; Rosat J
AGONE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782748902662
1770. Depuis un siècle, deux camps s'affrontent au sein des Lumières. Héritiers de Locke, Leibniz, Montesquieu, les modérés dominent. Sous la houlette du vieux Voltaire, ils s'efforcent de maintenir le corps et l'âme séparés, de concilier raison et religion, de réformer la société en préservant l'aristocratie et la monarchie, et de réserver les lumières aux élites dirigeantes. Face à eux, les radicaux, héritiers de Bayle et Spinoza, n'ont pas de meilleure arme que leurs livres clandestins, massivement diffusés dans toute l'Europe. Sous l'impulsion de Diderot et de d'Holbach, ils placent l'homme au sein d'une nature sans transcendance, opposent la raison à toute autorité religieuse, combattent pour l'abolition des privilèges, pour l'égalité des peuples et des sexes, et inclinent vers une démocratie représentative. 1770 : les radicaux prennent le dessus. S'opère alors, en deux décennies, une révolution des esprits qui va rendre possible dès 1789 la révolution en acte. Ce livre offre un panorama clair et vivant des affrontements entre radicaux et modérés sur la plupart des grandes questions philosophiques, morales, économiques, politiques en ce moment charnière.
Résumé : Se proposant de philosopher à partir de la Torah et de la Tradition juive, l'auteur y choisit 20 extraits et propose, pour chacun d'entre eux, une méditation sur le problème qu'il soulève et les réponses qu'il apporte à nos questions existentielles. L'homme est-il un animal conjugal ? Est-ce pour les manger tranquillement que nous nous identifions si peu aux animaux ? L'idéologie est-elle la version moderne de l'idolâtrie ? Le travail est-il une malédiction ? La loi de la cité prend-elle le pas sur la loi religieuse ? Ainsi, il répond à notre quête de sens, nous invitant à penser et vivre en vérité.
Des origines à nos jours, ce livre propose une introduction synthétique à la philosophie juive, où l'on retrouve l'histoire, les figures et les concepts du judaïsme. Pour illustrer cette pensée, qui fonde notre culture, le texte s'appuie sur des citations, des définitions et des exemples. Il constitue un outil rare, précis et précieux pour découvrir et comprendre nos racines philosophiques et spirituelles.
Israel Jonathan Irvine ; Rovere Maxime ; Hugues Pa
Dans cet ouvrage, à la fois synthèse encyclopédique et programme de recherche novateur, Jonathan Israel propose de réviser en profondeur notre représentation des Lumières et de la modernité : il nous invite tout d'abord à considérer comme un ensemble la période qui va de l'âge d'or du rationalisme classique au Siècle des Lumières, à ne pas limiter notre regard à la France et à l'Angleterre, autrement dit aux deux pays qui se disputent habituellement le rôle de centre géographique et historique des Lumières, mais à l'étendre à toute l'Europe, et à ne pas nous en tenir aux grandes figures qui peuplent le plus souvent le panthéon des manuels d'histoire et de philosophie ; surtout, il analyse les effets de l'onde de choc durable provoquée en Europe par l'oeuvre de Spinoza : pour Israel, pendant un siècle et demi, l'Europe a été travaillée en profondeur par le spectre du spinozisme. Le "spinozisme" , cette constellation transeuropéenne de penseurs radicaux, a ainsi selon lui contribué de façon décisive, par son travail de sape des autorités établies, à définir de manière polémique la modernité qui est encore la nôtre. C'est donc une histoire alternative des origines de l'Europe contemporaine que nous donne à lire Jonathan Israel.
Concrètement, les pleurs du nouveau-né amènent à se poser une multitude de questions: souffre-t-il? Est-il en danger? Est-il normal qu'un nouveau-né qui a tout ce dont il a besoin puisse pleurer sans être malade ou en danger? Qu'en est-il des fameux pleurs attribués de manière systématique à la faim, à l'angoisse de la nuit, aux coliques, aux douleurs dentaires, aux caprices? S'agit-il de mythes ou de réalités? Et tout simplement, faut-il tout savoir pour répondre au bébé qui pleure et doit-on répondre tout de suite et à tous les pleurs? C'est ce à quoi l'auteur tente de répondre en fonction des besoins du bébé et des capacités extraordinaires que les parents déploient pour se mettre à son service. Les pleurs sont un langage difficile à accepter selon sa disponibilité, il n'est pas nécessaire de les comprendre pour y répondre mais il est important de les accepter et de pouvoir les écouter. Car moins on laisse pleurer un bébé les premiers mois, moins il pleurera par la suite et plus il sera autonome.
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"