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L'Amour de moi
Ishikawa Takuboku
ARFUYEN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782845900189
Le 13 avril 1912, dernière année de l'ère Meiji, Takuboku rend le dernier souffle. Il est âgé de 26 ans et son premier grand recueil, Ichiaku no suna (une poignée de sable), dont L'Amour de moi est la première partie, a paru deux années auparavant. Il y a inventé une sorte de "journal du mental" où il note, avec une curiosité inquiète et bien souvent ironique - mais aussi un souci aigu de la forme qu'il s'est choisie, le tanka classique -, toutes les perceptions et les pensées les plus ténues, comme pour y retrouver un moi en perdition, écrasé par un système social et politique qu'il déteste. Sous l'oppression de la fin de l'ère Meiji, au lendemain de la guerre russo-japonaise, Takuboku, avec ce mélange de provocation et d'autodérision qui marque toute son oeuvre, affiche l'Amour de moi comme un véritable manifeste de résistance de l'individu face au système. Attitude de révolte, certes, qui s'est affirmée dès d'adolescence, mais aussi refus d'une société féodale et capitaliste dont il a médité les rouages. Car il a lu les anarchistes russes et se revendique du socialisme. Admirateur de Dostoïevski, il est sensible à la misère matérielle et morale de toutes les victimes de cette société, oppresseurs comme opprimés, et s'inscrit lui-même dans la foule immense des déclassés: Mon ami, ne sois pas dégoûté par les mendiants, j'étais comme eux quand j'avais faim. Avec Takuboku, c'est une tout autre voix de la poésie japonaise que l'on découvre. Et ce n'est pas un hasard s'il est cher au coeur des Japonais comme peut l'être non seulement un grand poète, mais un frère. Comme le serait dans notre langue un Rimbaud avec qui il partage une pareille intensité d'écriture et un même destin de météore. Quatrième de couverture Le 13 avril 1912, dernière année de l'ère Meiji, Takuboku rend le dernier souffle. Il est âgé de 26 ans et son premier grand recueil, Ichiaku no suna (une poignée de sable), dont L'Amour de moi est la première partie, a paru deux années auparavant. Il y a inventé une sorte de «journal du mental » où il note, avec une curiosité inquiète et bien souvent ironique - mais aussi un souci aigu de la forme qu'il s'est choisie, le tanka classique -, toutes les perceptions et les pensées les plus ténues, comme pour y retrouver un moi en perdition, écrasé par un système social et politique qu'il déteste. Sous l'oppression de la fin de l'ère Meiji, au lendemain de la guerre russo-japonaise, Takuboku, avec ce mélange de provocation et d'autodérision qui marque toute son oeuvre, affiche l'Amour de moi comme un véritable manifeste de résistance de l'individu face au système. Attitude de révolte, certes, qui s'est affirmée dès d'adolescence, mais aussi refus d'une société féodale et capitaliste dont il a médité les rouages. Car il a lu les anarchistes russes et se revendique du socialisme. Admirateur de Dostoïevski, il est sensible à la misère matérielle et morale de toutes les victimes de cette société, oppresseurs comme opprimés, et s'inscrit lui-même dans la foule immense des déclassés Mon ami, ne sois pas dégoûté par les mendiants j'étais comme eux quand j'avais faim Avec Takuboku, c'est une tout autre voix de la poésie japonaise que l'on découvre. Et ce n'est pas un hasard s'il est cher au coeur des Japonais comme peut l'être non seulement un grand poète, mais un frère. Comme le serait dans notre langue un Rimbaud avec qui il partage une pareille intensité d'écriture et un même destin de météore.
Devenues minuscules, Yukko et Alice tentent de se réfugier dans un centre commercial. Hélas, à l'intérieur, elles se retrouvent face à un dangereux gang de fous furieux qui sème le chaos et les oblige à sortir. Les jeunes filles sont ensuite attaquées par une horde de chats mais, par chance, un allié inespéré les sauve in extremis...
Finalement Ishikawa est mort. Il était 9 heures et demie, le 13 avril, la 45` année de Meiji. Quatre ou cinq jours auparavant, il m'avait demandé défaire publier un recueil de poèmes, car il n'avait plus le moindre argent. "Ce recueil, Toki Aika le fera paraître deux mois plus tard, en juin 1912. Sur la première page du "cahier sombre" où il avait noté les 194 tankas qui composent le livre, Takuboku avait porté pour seul titre cette inscription : "Après Une poignée de sable, commencé fin novembre, 43e année de Meiji". De crainte d'une confusion avec Une poignée de sable, le précédent et encore unique recueil de Takuboku, publié deux ans auparavant, Toki préféra retenir un autre titre, inspiré des derniers mots d'un court essai de Takuboku, "Diverses choses sur la poésie", publié en décembre 1910 : "Il me faut continuer de mener cette double vie insupportable, écrivait Takuboku, car il n'y a pas dans ce monde d'autre manière de vivre. J'ai beau me fournir toutes sortes de justifications, mon existence a bel et bien été sacrifiée à l ordre familial au système de classes, au capitalisme et à la commercialisation du savoir qui actuellement nous gouvernent." Et, à la ligne, cette phrase finale : "je baissai les yeux. Semblable à un mort, jetée sur le tatami, une poupée gisait. La poésie est mon jouet triste." Alors que nombreux étaient, dans Une poignée de sable, les poèmes liés à des souvenirs, Le Jouet triste se concentre sur l'observation des pensées dans le mouvement même de leur surgissement. Mieux que tous ses textes antérieurs, ce livre constitue ainsi, pour reprendre une expression du poète, une sorte de "journal du mental". C'est l'attention portée à chaque instant de la conscience qui lui fournit le matériau dont les tankas sont l'élaboration finale. Lucide sur ce processus, Takuboku précisait dans son essai de 1910 le sens de cette poétique : "Il est bon, écrivait-il, de chanter librement ce qui nous inspire, sans nous laisser limiter par quoi que ce soit. Si l'on procède ainsi, dans les limites de notre condition, cela qu'on appelle la poésie - cette émotion propre à chaque instant de ce qui se lève et s'efface dans le coeur au sein de notre vie affairée -, cela ne périra pas."
Après avoir été temporairement séparée d'Alice, Yukko parvient enfin à retrouver son amie. Ensemble, les deux jeunes femmes tentent d'échapper à la surveillance des JSDF. Malheureusement, elles sont vite mises en difficulté par Lossif et ses terribles pouvoirs. C'est alors qu'un nouveau personnage lui aussi doté de facultés parapsychiques fait son apparition...
Ce livre est l'un des best-sellers mondiaux de la gestion de la qualité. Le docteur Ishikawa, fondateur des cercles de qualité, y présente de façon simple et pratique - à l'aide de cas vécus - l'ensemble des outils et méthodes qui guident la mise en place d'actions d'amélioration de la qualité dans les entreprises. Résultat de nombreuses expériences réussies dans des entreprises américaines ou asiatiques, ce guide met à la portée de tous les histogrammes, graphiques, techniques de stratification ou d'échantillonnage qu'il faut connaître pour améliorer son efficacité. Conçu pour la formation individuelle ou collective, et traitant de l'ensemble des activités du personnel des entreprises, que celles-ci soient d'étude, de fabrication, de gestion commerciale ou d'administration, ce livre constitue un document de référence irremplaçable. Il a pour vocation d'être utilisé de façon permanente tant par les responsables opérationnels ou fonctionnels concernés par la qualité que par tous ceux qui participent à des cercles de qualité, des groupes de progrès, des équipes ou groupes d'amélioration.
Publiées seulement en 1997, les Select Meditations ont été écrites avant les Centuries et sur une longue période, sans doute de 1664 à 1667. Tout autant que la beauté de leur écriture, ce qui frappe dans ces textes, c'est la force de l'expérience qui les inspire. En bien des pages, ils témoignent d'un détachement et d'une lucidité qui évoquent l'Advaïta Vedanta : " Dans mes plus Intimes Retraites, certaines années, c'était comme si Personne d'autre que moi n'avait été dans le monde. Tous les Cieux étaient à moi, rien qu'à moi. Et je n'avais rien à faire d'autre qu'à cheminer avec Dieu, comme s'il n'y avait personne d'autre que Lui et Moi. Quand je vins parmi les hommes, je découvris qu'ils étaient des Trésors Surnuméraires. Et Seul je Demeure : le Goûteur de tout. " C'est une vision du monde dynamique et étonnamment moderne que Traherne nous apporte : " C'est nous qui sommes de nature Successive, l'Eternité ne l'est pas. Nous dépassons les arbres lors d'une promenade Bien qu'eux-Mêmes se tiennent immobiles. Les moments se Tiennent là, nous nous déplaçons, nous les dépassons et nous nous écrions que le Temps s'enfuit. [...] Mais il ne peut se déplacer ni même Bouger. Quelle infinie liberté dans Son Royaume ! " Toujours sa méditation de Traherne débouche sur l'émerveillement et la gratitude d'être un témoin de cette Vie et de pouvoir y participer.
Sur scène, s'opère publiquement et en langues visibles le retournement du sens commun: en aucun lieu au monde nous ne venons autant désadhérer. Et quitter la cause humaine. Et voir l'animal parler.
L'oeuvre de Rilke n'a cessé d'accompagner les éditions Arfuyen depuis leur création. De Rilke elles ont publié six ouvrages, souvent réédités : Le Vent du retour, trad. Claude Vigée (1989, rééd. 2005) ; La Vie de Marie, trad. Claire Lucques (1989, rééd. 1992 et 2013) ; L'Amour de Madeleine (1992, rééd. 2000 et 2015) ; Le Livre de la Pauvreté et de la Mort, trad. Jacques Legrand (1997, rééd. 2016) ; " Donnez-nous des maîtres qui célèbrent l'Ici-Bas " (2006), enfin Ainsi parlait Rainer Maria Rilke, trad. Gérard Pfister (2018). Le Livre de la vie monastique (Das Buch vom mönchischen Leben) a été écrit par en 1899 au retour de son premier voyage en Russie (avril-juin 1899) avec Lou Andreas-Salomé, à qui il est dédié. Il constitue la première partie du Livre d'heures publié en 1905. Lou Andreas-Salomé en conservait le manuscrit original qui sera publié en fac-similé en 1936 : y figurent à côté des poèmes de nombreux et précieux commentaires sur les lieux, les circonstances et l'état d'esprit dans lesquels ils ont été écrits par le " moine " réputé en être l'auteur. Ils sont reproduits ici pour la première fois avec les poèmes. Ecrit dans des circonstances exceptionnelles, ce texte est une des oeuvres les plus fortes, les plus " nietzschéennes " de Rilke, l'une de celle qu'Etty Hillesum gardait toujours avec elle. Peu et souvent très mal traduite en français (car très difficile à rendre), elle reste à découvrir par le public français.
Suivant l'apparition mystérieuse de manchots au coeur d'une ville japonaise, la vie d'un très jeune génie bascule à tout jamais. Son quotidien devient de plus en plus étrange : il rencontre une jeune femme qui a le pouvoir de transformer des objets inanimés en êtres vivants et tombe par hasard sur une grande sphère énigmatique dans une clairière isolée, que les manchots semblent détester. Ses recherches paraissent mener à une conclusion : l'apocalypse est proche, et la seule solution semble être de constituer une armée de manchots... Derrière un scénario farfelu se cache une oeuvre pleine de poésie, une dramédie intime et épique, philosophique et intrigante et un voyage initiatique haut en couleur au cours duquel les jeunes héros apprendront à grandir.
Kemmoku Makoto ; Chipot Dominique ; Coyaud Maurice
Résumé : Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus de Genshi, Kikaku, Bashô, Issa, Shôha, Buson, Yorie, Shiki, Jôsô, Hashimoto... exclusivement consacrés au monde animal. Ce recueil célèbre avec poésie, fantaisie et respect autant les animaux qui accompagnent le quotidien (chien, chat, poule...) que les bêtes sauvages surprises dans un coin de nature (libellule, sauterelle, grenouille...).
4e de couverture : Dans une traduction extrêmement élégante d'André Beaujard, nous présentons au lecteur français un des plus beaux livres de la littérature japonaise, les Notes de chevet de Sei Shônagon. Composées dans les premières années du XI? siècle, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian, au moment où Kyôto s'appelait Heiankyô, c'est-à-dire "Capitale de la Paix", par une dame d'honneur, Sei Shônagon, attachée à la princesse Sadako, laquelle mourut en l'an 1000, les Notes de chevet appartiennent au genre sôshi, c'est-à-dire "écrits intimes". Avec Les heures oisives de Urabe Kenkô et les Notes de ma cabane de moine de Kamo no Chômei, les Notes de chevet de Sei Shônagon proposent, sous forme de tableaux, de portraits, d'historiettes, de récits, une illustration du Japon sous les Fujiwara.Avec l'auteur du Roman de Genji, Noble Dame Murasaki, Sei Shônagon est une des plus illustres parmi les grands écrivains féminins du Japon. Si l'auteur du Roman de Genji est constamment comparé, dans son pays, à la fleur du prunier, immaculée, blanche, un peu froide, Sei Shônagon est égalée à la fleur rose, plus émouvante, du cerisier. Ceux qui liront, nombreux nous l'espérons pour eux, les Notes de chevet sont assurés de découvrir un des plus beaux livres jamais écrits en langue japonaise, et qu'une introduction et des notes leur permettront de goûter dans le plus intime détail, y compris tous les jeux subtils sur les mots.
La Mer de la fertilité, testament littéraire de Mishima, réunit quatre romans qui couvrent l'histoire du Japon de 1912 à 1970, sur quatre générations: Neige de printemps; Chevaux échappés; Le temple de l'aube; L'ange en décomposition. "Et pouvez-vous dire avec certitude que, tous les deux, nous nous sommes déjà rencontrés? - Je suis venu ici il y a soixante ans. - La mémoire est comme un miroir fantôme. Il arrive qu'elle montre des choses trop lointaines pour qu'on les voie, et elle les montre parfois comme si elles étaient présentes. - Mais si, dès le commencement, il n'y avait pas Kiyoaki..." Honda tâtonnait à travers un brouillard. Cet entretien ici, avec l'abbesse, semblait à moitié un rêve. Il parlait à haute voix, comme pour recouvrer le moi qui s'éloignait comme les traces d'une haleine à la surface d'un plateau de laque. "S'il n'y avait pas Kiyoaki, il n'y a pas eu non plus Isao. Il n'y eut pas Ying Chan, et - qui sait - peut-être n'y a-t-il pas eu moi." Pour la première fois, il y avait de la force dans les yeux de l'abbesse. "Cela aussi est tel que dans le coeur de chacun." (Yukio Mishima, L'Ange en décomposition, chap. 30) Le 25 novembre 1970, quelques heures après avoir signé et daté à l'intention de son éditeur L'Ange en décomposition, dernier volume de sa tétralogie, Mishima se donnait publiquement la mort, selon le rituel des samouraïs.