Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dialogues de morts
Isard Philippe
GALLIMARD
8,05 €
Épuisé
EAN :9782070741632
On était au petit matin d'un soir de permanence, c'est-à-dire : dix-huit heures. Je vivais décalé et à contresens des gens du jour. L'administration m'avait mis au rancart. Trop de boisson, trop de conneries peut-être, elle ne m'avait laissé qu'un os à ronger : les enquêtes décès. Autant dire des enquêtes de merde. Mes collègues se gaussaient de me voir débattre avec les morts. Ces imbéciles de service m'appelaient le corbeau ou le fossoyeur. Ils ne manquaient pas d'imagination. De son côté, la hiérarchie était tranquille, en m'infligeant cette corvée, elle m'avait écarté du dérapage incontrôlé. Loin des vivants, je ne risquais pas de flinguer un mort. " Au cours de ma carrière, j'avais collectionné les bavures. Elles étaient entrées au top 50 des annales de la police judiciaire. Cela allait de la conduite en état d'ivresse jusqu'au safari à coups de 357 magnum dans le bassin de la place d'Italie. Je m'en souviens, quel festival. A cette époque, j'avais décrété l'ouverture de la pêche aux poissons rouges. Bilan de l'opération : le fond du bassin fissuré avait laissé l'eau s'écouler dans les couloirs du métro. La ligne Nation-Charles-de-Gaulle fut mise en rideau. Des milliers de pékins retardés à leur boulot, des dizaines de lycéens loupant le début des épreuves du bac, plusieurs casernes de pompiers évacuant les passagers du tube souterrain : tel fut le résultat des courses. En trois coups de calibre, j'étais devenu l'ennemi public numéro un de mon administration. Le flic en trop. " Ce flic va passer le réveillon de Noël en compagnie de monsieur Robert qui, malgré sa tenue de soirée, est mort, naturellement. Faire parler le mort ? Il fallait certainement l'aide d'une concierge sans âge et de force bouteilles pour qu'au terme de cette étrange enquête, la vérité émerge à travers le délire.
Résumé : Pourquoi refaire l'histoire de la Grèce classique, du VIe siècle à Alexandre le Grand ? D'abord, parce que l'on dispose d'une masse d'informations supplémentaires sur les 1 035 cités-Etats s'étendant depuis l'Espagne et le sud de la France jusqu'aux rives de la mer Noire, exploitées ici pour la première fois de manière systématique. Ensuite, parce que, contrairement à ce que les historiens ont longtemps cru, on sait désormais que le monde grec a connu une croissance économique exceptionnelle, rendue possible par l'invention de la démocratie et des droits civiques, sur fond d'innovations institutionnelles, techniques et culturelles (théâtre, philosophie, mathématiques, etc.) permanentes. Enfin, parce que les Grecs ont expérimenté toutes les ressources de la démocratie : élection, limitation des mandats électifs, tirage au sort. Ils ont réfléchi aux relations entre les citoyens et les responsables, au rôle des experts, aux moyens de réduire le pouvoir de nuisance des démagogues, à la place de la religion, etc. Des questions qui restent au c?ur du débat démocratique actuel. Comment est-on passé en si peu de temps de villages dispersés ayant perdu l'usage de l'écriture après l'effondrement de la fin de l'âge du bronze à cette riche civilisation, brillante et inventive ? Conjuguant avec talent histoire et sciences sociales pour nous permettre de mieux saisir cette période, l'auteur fait d'Aristote ou de Thucydide non seulement des informateurs précieux, mais aussi des interlocuteurs théoriques. Car il est important de savoir comment les Grecs eux-mêmes pensaient leur système politique, leur économie, etc. Sans que l'on s'éloigne un instant de l'histoire événementielle : on est plongé dans les guerres avec le redoutable Grand Roi perse, on assiste aux péripéties de la guerre du Péloponnèse qui oppose Sparte à Athènes. Et l'on comprend enfin comment Philippe II de Macédoine puis son fils Alexandre le Grand ont pu, grâce à ce qu'ils ont hérité des cités grecques, construire un gigantesque empire qui s'étendra jusqu'aux rives de l'Indus.
Résumé : La suite du formidable Dialogues de morts. Notre flic, Balu, est transporté dans un état voisin du coma dans un hôpital psychiatrique où il sera soigné pour son delirium tremens. Il y rencontre une jeune fille autiste enfermée pour addiction à l'héroïne. Les deux naufragés de la vie tombent amoureux l'un de l'autre et s'échappent. La police à leurs trousses, ils arrivent à la Foire du Trône où un ancien maquereau que Balu a arrêté il y a vingt ans, tient le stand des monstres.
Les structures intercommunales actuelles (communautés de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines), créées par les lois du 6 février 1992 et du 12 juillet 1999, se caractérisent par une intervention marquée de l'État, contrairement à la logique décentralisatrice. En effet, l'État espère imposer à ces structures l'exercice de politiques publiques, afin de pallier l'éparpillement communal. Ainsi, un mouvement de recentralisation s'opère, les communes perdent de nombreuses compétences au profit de l'établissement public de coopération intercommunale (E.P.C.I.) soumis à une emprise forte de l'État. Mais, en étant diffuse, cette recentralisation ne remédie pas totalement aux incohérences liées à l'émiettement communal. Aussi, une recentralisation rationalisée, avec une protection adaptée de la commune, pourrait remédier à certaines lacunes présentes au sein du système local.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.