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Le journal d'un fou
Irokawa Takehiro ; Makino-Fayolle Rose-Marie
PICQUIER
8,50 €
Épuisé
EAN :9782809714005
Ce livre raconte avec un détachement quasi clinique la vie d'un homme derrière les murs d'un hôpital psychiatrique. Cet homme, dont le journal de bord constitue le roman, assiste à l'effondrement de toutes ses certitudes, perd la faculté de distinguer la folie de la raison et nous emporte d'un seul souffle, comme dans un rêve éveillé, dans l'intimité de sa conscience. Sorte de confession intérieure, de monologue fascinant peuplé de désirs et de doutes, de pensées imprécises ou hallucinées et de gestes d'amour maladroits. Entre insomnies et cauchemars, ses souvenirs d'enfance, ses obsessions et ses peurs recomposent peu à peu l'itinéraire d'une existence où l'amour voudrait prendre tant de place, mais qui reste désespérément vide. L'inquiétude et le calme qui émanent de cette profonde solitude ne nous sont pas du tout étrangers.
Ce livre raconte avec un détachement quasi clinique la vie d'un homme derrière les murs d'un hôpital psychiatrique. Cet homme, dont le journal de bord constitue le roman, assiste à l'effondrement de toutes ses certitudes, perd la faculté de distinguer la folie de la raison et nous emporte d'un seul souffle, comme dans un rêve éveillé, dans l'intimité de sa conscience. Sorte de confession intérieure, de monologue fascinant peuplé de désirs et de doutes, de pensées approximatives ou de gestes d'amour maladroits. Entre insomnies et cauchemars, ses souvenirs d'enfance, ses obsessions et ses peurs brouillés d'hallucinations visuelles et auditives recomposent peu à peu l'itinéraire d'une existence où l'amour voudrait prendra tant de place, mais qui reste désespérément vide. L'inquiétude et le calme qui émanent de cette profonde solitude ne nous sont pas du tout étrangers.
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".
Au cours d?une nuit d?orage, à la demande du mandarin Tân, l?intendant Hoang organise un banquet, dressant une somptueuse table. Festoyant à la lumière des lanternes, un maître des geôles, un percepteur des impôts, une poétesse, un couple d?apothicaires et un tailleur racontent une énigme non résolue de leur passé, tandis que le lettré Dinh et le docteur Porc livrent chacun un épisode mystérieux de leur jeunesse. Servis dans de la vaisselle en céladon, meurtres, vols et coups bas sontdécortiqués à l?aide de baguettes laquées, faisant le délice des convives. C?est l?heure lumineuse des conteurs, qui donnent voix aux amours défuntes et visage aux héros d?antan. C?est l?heure sombre des aveux masqués et des guets-apens, alors que, dehors, s?amassent les ténèbres d?un monde au bord du chaos.
Un jour, tandis que j'étais dans mon bureau, occupé comme d'habitude à confier au papier des choses mélancoliques, un bruit étrange est parvenu à mon oreille. La véranda bruissait. On aurait d'abord pu croire qu'une femme avançait en retenant le bas de son kimono de soie, mais le froissement de l'étoffe sur le plancher était par trop vif pour un simple bas de robe. J'ai alors comparé ce bruit au crissement des plis de l'ample pantalon que porte le chambellan, lors de la fête des Poupées, évoquant le glissement de la soie sur les marches du palais fictif. Laissant mon roman, je suis sorti sur la véranda, le stylo entre les doigts : le moineau de Chine prenait son bain".
A quel moment les objets auxquels nous tenons deviennent-ils des obstacles à notre bonheur ? Qui suis-je avec ces choses qui font partie de ma vie ? Qui suis-je sans ces possessions ? L'argent peut-il quand même faire le bonheur ? Le moine zen Koike Ryûnosuke nous invite à adopter les bonnes stratégies face au désir pour retrouver le pouvoir de choisir et le courage d'être soi. Car il s'est vu confronté aux mêmes difficultés, aux mêmes incertitudes, et il partage ici, avec amitié, les leçons tirées de ses expériences. On découvrira ainsi que le choix de la frugalité peut se révéler le plus raffiné des plaisirs. Que le lecteur se rassure : vivre sobrement, ce n'est pas renoncer à tout. C'est, au contraire, ne renoncer à rien de ce qui nous est essentiel pour faire de la place à qui l'on est vraiment.
Pour la plupart, ces oeuvres ont pour arrière-plan une société urbaine, occidentalisante etpervertie. Tanizaki a même créé un genre, « le naomisme », du nom de l?héroïne émancipée,Naomi, qui a servi d?emblème à son époque. Toutes développent les thèmes de la sensualité, dela fascination pour le corps de la femme et l?art pervers de la séduction. L?homme ou la femme aux prises avec leurs passions ne connaissent plus de limite: le meurtre sans scrupule et sans remords s?inscrit dans leur logique intime et s?impose tout naturellement comme la meilleure issue au terme de jeux spéculatifs déchirants. Les passions mènent leur propre jeu, indifférentes à toute morale, à tout bon sens. On en voit l?aspect cocasse dans Le Chat, son maître et ses deux maîtresses où Tanizaki choisit une chatte comme objet d?adoration. Dans Shunkin, Tanizaki développe avec cruauté la passion contrariée d?une jeune fille d?une grande beauté devenue aveugle à 8 ans (Shunkin) et de son serviteur Sasuke, qui l?accompagne tous les jours chez son maître de musique où il retient fort bien l?enseignement destiné à sa seule maîtresse. Shunkin exerce tous les raffinements de la cruauté et de l?humiliation à son encontre jusqu?au moment où découvrant son talent pour le shamisen (un instrument de musique traditionnel), Shunkin lui enseigne tout ce qu?elle a appris. Jusqu?à la fin du roman, le lecteur restera incertain: qui a défiguré la si belle Shunkin à l?eau bouillante? rendant ainsi possible l?amour de Sasuke qui, pour être à la hauteur du sacrifice, se prive délibérément de la vue. Dans Un amour insensé, Tanizaki dévoile son projet en ouverture, dès les premières lignes: « Je me propose de raconter le plus honnêtement possible, sans rien déguiser, dans sa vérité nue, notre vie conjugale, dont le monde apparemment n?offre pas beaucoup d?autres exemples ».
Japon, de nos jours. Quoi qu'on puisse souhaiter, aussi loin que l'on puisse aller, on reste ce qu'on est, voilà tout. La serveuse n'aurait même pas dû travailler ce soir-là. C'était son anniversaire, elle avait vingt ans, il pleuvait à verse, le directeur du restaurant était malade. Alors c'est elle, cette serveuse qui entrait dans ses vingt ans, qui était allée porter son repas au propriétaire du restaurant. Un vieil homme solitaire que personne n'a jamais vu. Un vieil homme qui, le jour de ses vingt ans, lui avait proposé de faire un voeu...
Errer sans but sur le grand continent du hasard est une autre possibilité qui nous est laissée.Après Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973, publié chez Belfond, La Course au mouton sauvage clôt la fameuse " trilogie du Rat ".La redécouverte événement de l'un des chefs-d'?uvre du maître de la littérature japonaise !
Résumé : Deux enfants d'une douzaine d'années deviennent amis, non sans pudeur et timidité gardées. Solitaires l'un et l'autre, ils ont pour point commun d'avoir perdu l'un de leurs parents. Mais ils n'en parlent pas. Pourtant, au tournant de l'enfance, Hegatea et Mugi ressentent le besoin de nommer leurs émotions, de se lancer dans la transparence du langage pour circonscrire les vertiges de l'imaginaire. Car jusqu'alors, Mugi dessinait les événements de sa vie, tentait d'atteindre par la couleur et ses nuances les revers du vocabulaire ; et son amie Hegatea, passionnée de cinéma, rejouait devant lui avec une perfection glaçante certaines scènes dans lesquelles elle trouvait peut-être l'exact reflet de ses joies et de ses peines. Ainsi, de jour en jour, tous deux commencent à placer des mots sur les graves non-dits et les mensonges ordinaires des adultes. Dans ce quatrième livre traduit en français, Mieko Kawakami déploie encore davantage son propos sur le langage. Telle une passerelle vertigineuse entre le monde adulte et celui des adolescents, tel un voyage philosophique dans la forêt des mots, l'histoire de cette amitié est un bonheur de sensations qui soudain s'éclairent comme s'ouvre une porte sur la lumière.