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La sirène du Mississippi
Irish William
FOLIO
7,60 €
Épuisé
EAN :9782070420216
La Nouvelle-Orléans était un vrai paradis." En cette année 1880, Louis Durand, marchand de café prospère, en est fermement convaincu. Il est sur le point d'accueillir sa fiancée Julia Russell avec laquelle il a entretenu une riche correspondance grâce à une petite annonce parue dans un journal de Saint-Louis. L'heure de faire véritablement connaissance est enfin arrivée et Louis est impatient de rencontrer celle qui sera sa future épouse. Si la photo de Julia révélait une personne d'aspect quelque peu sévère et terne, les échanges épistoliers l'ont convaincu qu'il avait affaire à une femme sérieuse, cultivée et désireuse de fonder un foyer. Enfin, Louis sait parfaitement qu'à l'approche de la quarantaine, il ne peut guère faire le difficile. Lorsque le City of New Orleans débarque ses passagers, la déception est grande : point de Julia. Mais quand une époustouflante beauté lui déclare être celle qu'il attend, Louis est prêt à croire toutes les explications. Elles ont l'air si vraies et susurrées avec tant d'innocence ! Comment une telle femme a-t-elle pu tomber amoureux d'un simple mais riche négociant comme lui ? Louis le saura très vite dès lors qu'il dévalera une vertigineuse descente aux enfers. Dans ce roman bien ficelé, William Irish décrit une passion amoureuse dévorante qui en a fait un classique de la littérature contemporaine. François Truffaut a fidèlement adapté le livre au cinéma, avec Catherine Deneuve et Jean-Paul Belmondo, de même que La mariée était en noir, autre ouvrage du maître du suspense. --Claude Mesplède
Debout sur le parapet, prête à sauter dans le vide, elle avait rejeté la tête en arrière et, de la main, s'abritait les yeux, comme pour se protéger des étoiles. Elle était jeune, belle, riche, et elle voulait mourir... Tout avait pourtant commencé de façon si banale: une goutte de consommé répandue sur une robe de bal; un regard furtif... et les forces maléfiques s'étaient déchaînées contre Jeanne, la poussant vers l'angoisse et vers la mort.
Debout sur le parapet, prête à sauter dans le vide, elle avait rejeté la tête en arrière et, de la main, s'abritait les yeux, comme pour se protéger des étoiles. Elle était jeune, belle, riche, et elle voulait mourir... Tout avait pourtant commencé de façon si banale : une goutte de consommé répandue sur une robe de bal ; un regard furtif... et les forces maléfiques s'étaient déchaînées contre Jeanne, la poussant vers l'angoisse et vers la mort...
Durant la petite fête organisée pour célébrer ses fiançailles, Kenneth Bliss chute du dix-septième étage et s'écrase sur le pavé new-yorkais. Tous les participants s'interrogent pour savoir ce qu'a pu devenir la jeune blonde vêtue de noir qui bavardait avec la victime peu avant le drame. Le plus acharné à la retrouver reste l'inspecteur Wanger qui la soupçonne d'avoir poussé Kenneth. Mais les mois passent et la femme mystérieuse demeure introuvable. Jusqu'au jour où Wanger flaire de nouveau sa piste lorsqu'on retrouve un certain Mitchell, pensionné de l'armée, empoisonné au cyanure dans sa chambre. Le témoignage de la maîtresse de la victime semble corroborer ses soupçons, même si elle déclare avoir croisé une grande rousse qui avait un accent étranger. Pourtant, l'inspecteur n'est pas au bout de sa quête et il faudra encore que deux meurtres soient commis pour lui permettre d'entrevoir enfin une parcelle de vérité dans cette affaire. Publié en 1940, ce premier roman de William Irish a pour protagoniste une jeune femme énergique, animée par un désir de froide vengeance et dont on connaîtra tardivement le mobile, alors que la chute est plus surprenante encore. La Marié était en noir, qui paraît en 2001 pour la première fois dans son intégralité, n'a cessé de captiver des générations de lecteurs parmi lesquels François Truffaut, qui l'adapta au cinéma. --Claude Mesplède
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.