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J'ai toujours voulu tuer ma mère
Iratni Patrick
PG DE ROUX
21,90 €
Épuisé
EAN :9782363711458
Aux prises avec sa géométrie absurde, je tente de comprendre comment le cube du fauteuil "Relax, modèle Pompadour" va pouvoir passer la porte trapézoïdale de l'automobile. Bien sûr, j'aurais dû prévoir, mesurer. En me retournant, j'aperçois, collée à la vitrine de son magasin, la silhouette de la vendeuse, qui m'épie. Se moque-t-elle du fils modèle, névrosé poids moyen occidental, aux prises avec l'amour filial ? Ai-je envie qu'elle vienne à mon secours ? Peut-être pas, ou peut-être ? L'air humide et chaud, comme un avant-goût de l'enfer, ralentit mes gestes et mes neurones. Dans le musée des moments cruels de l'existence, celui-ci serait considéré comme un chef-d'oeuvre ultime." L'on pourrait se croire projeté dans l'un de ces énièmes récits de fin de vie en milieu hospitalier, requérant compassion et mines de circonstance Si l'absurde, embusqué au chevet du Grand sommeil, ne venait rendre son inimitable verdict. Comment, dès lors, ne pas succomber à la charge d'ironie qui chaque soir échange insidieusement les rôles entre une mère toujours bon pied bon oeil bien qu'au seuil de la mort, et un fils qui n'a guère de vie malgré tous ses efforts. Le malade n'est peut-être pas celle qui occupe la chambre. Le remède ? Sans doute l'enfance, omniprésente dans chaque coeur, qui continuera jusqu'à la fin de dérouler sa joyeuse ligne claire pour mieux réunir les territoires secrets de l'un et de l'autre.
Une liposuccion ? Mais c?est hors de question. Tout petit déjà, la silhouette dantesque de Thomas Slimane n?avait rien en commun avec les gnomes filandreux. Devenu grand, à l?exception des commentaires d?un médecin inquisiteur, le gastronome supporte très bien son surpoids. Chaque accès d?angoisse est atomisé par une envie de recette, et une fois le plat concocté, la vie retrouve saveur et flaveur. Quand il croise l?imposante Zelda, au corps fait de virages et de courbes, il tombe immédiatement amoureux. Elle résiste, n?aime pas les gros. Mais un passage en cuisine suffit à lui donner l?envie. L?homme lui plait à peine, nonobstant elle est captivée par les ressources du cuisinier et notamment par un frigidaire qui trône, tel une sculpture hors de prix, au milieu de la cuisine. Peu à peu l?objet blanc à l?intérieur glacé devient celui du désir. L?homme amoureux ne sait que dire devant cette passion bien inattendue. Faut-il la contrarier, s?interposer face à cette liaison dangereuse qui menace la santé de Zelda ? N?est-il pas risqué de la couper brutalement de ce bel engin qui l?aimante ? Surréaliste, un brin fantasmagorique tout en restant plausible, le premier roman de Patrick Iratni laisse présager du meilleur : d?abord ses personnages nous reposent des bouffeurs de junk food, ensuite ils nous entraînent bien loin de l?effroyable dictature de la minceur dont on nous rebat les oreilles. Ajoutez à cela une solide construction romanesque entrecoupée de scènes dialoguées avec blagues et vacheries et vous aurez une très bonne surprise de rentrée.--Luc Biecq--
Chamdi, dix ans, n'a jamais quitté son orphelinat, en plein coeur de Bombay. Jusqu'au jour où il franchit le mur d'enceinte et se retrouve seul dans le chaos de la grande ville. Chamdi a toujours vu Bombay comme un paradis de couleurs vives. Mais, devenu un gamin des rues qui mendie pour vivre, ce nouvel Oliver Twist découvre une toute autre réalité. Nous sommes en 1993, au moment des émeutes qui opposent violemment hindous et musulmans. L'itinéraire du jeune héros en vient à incarner celui de l'Inde toute entière, saisie d'effroi face à ses haines intestines. Traduit de l'anglais (Inde).
Résumé : Chamdi, dix ans, n'a jamais quitté son orphelinat en plein coeur de Bombay. jusqu'au jour où, espérant retrouver le père qui l'a abandonné tout bébé, il franchit le mur d'enceinte et atterrit seul dans le chaos de la grande ville. Chamdi avait toujours imaginé Bombay comme un paradis de couleurs vives qui répondrait mieux au nom de "Kahunsha" - la cité sans tristesse. Mais, devenu un gamin des rues qui mendie pour vivre, il découvre une tout autre réalité dans une ville ensanglantée par les émeutes de 1993 opposant violemment hindous et musulmans. L'écriture d'Anosh Irani restitue à la fois la candeur du petit garçon et la dureté de la rue indienne. Tour à tour drôle et poignant, comme le regard dénué de préjugés que Chamdi pose sur le monde qui l'entoure, Le chant de la cité sans tristesse entraîne le lecteur dans une aventure périlleuse et magnifique dont nul ne sortira indemne.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.