Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les chasseurs noirs. La brigade Dirlewanger
Ingrao Christian
PERRIN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782262024246
Les chasseurs noirs... Des repris de justice, desbraconniers, auxquels Himmler en personne propose la liberté en échange d'une chasse à l'homme dans les forêts ukrainiennes et biélorusses. L'homme chargé de ce contrat faustien, Oskar Dirlewanger, est lui-même un marginal: volontaire de la Grande Guerre, "réprouvé" des corps francs, il s'est battu, en soldat puis en militant nazi, contre le "monde d'ennemis" qui, à ses yeux, menaçait l'Allemagne. Amnistié, il réintègre la Waffen SS et forme, à l'été 1940, son unité spéciale: la Sondereinheit Dirlewanger. La guerre: les chasseurs noirs la mènent contre les partisans, ils prennent aussi en charge les cohortes de Juifs polonais parqués dans les camps de travail etécrasent le soulèvement de Varsovie à l'été 1944. Les hommes de l'unité spéciale massacrent, violent, pillent à un degré tel que la hiérarchie SS elle-même ouvre des enquêtes. Ce sont 200 villages biélorusses qui connurent le sort d'Oradour, 30 000 hommes, femmes et enfants de Varsovie qui tombèrent victimes des chasseurs noirs. Appuyé sur des archives allemandes, russes et polonaises, ce livre offre la première étude sur les SS-braconniers de Hitler. Il explore ce moment crucial où la victime devient gibier, où les "vaincus" sont destroupeaux, que l'on peut exploiter ou mener à l'abattage; cet instant où le bourreau révèle à l'historien ce qui le conduit à passer à l'acte. Biographie de l'auteur Christian Ingrao, directeur adjoint à l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS), enseigne à l'Ecole Polytechnique et à l'IEP de Paris.
Les chasseurs noirs... Des repris de justice, des braconniers auxquels Himmler en personne propose la liberté en échange d'une chasse à l'homme dans les forêts ukrainiennes et biélorusses. L'homme chargé de ce contrat faustien, Oskar Dirlewanger, est lui-même un marginal: volontaire de la Grande Guerre, "réprouvé" des corps francs, il s'est battu, en soldat puis en militant nazi, contre le "monde d'ennemis" qui, à ses yeux, menaçait l'Allemagne. La guerre, les chasseurs noirs la mènent contre les partisans; ils prennent aussi en charge les cohortes de Juifs polonais parqués dans les camps de travail et écrasent le soulèvement de Varsovie à l'été 1944. Les hommes de l'unité spéciale massacrent, violent, pillent à un degré tel que la hiérarchie SS elle-même ouvre des enquêtes. Ce sont 200 villages biélorusses qui connurent le sort d'Oradour, 30 000 hommes, femmes et enfants de Varsovie qui tombèrent, victimes des chasseurs noirs. Appuyé sur des archives allemandes, russes et polonaises, ce livre offre la première étude sur les SS braconniers de Hitler. Biographie de l'auteur Christian Ingrao dirige l'IHTP; il enseigne à l'Ecole polytechnique et à l'ENS-Cachan.
Proche est une étape d'un travail au long cours sur les prisons françaises et aborde cette fois la politique de l'enfermement en France par l'absence et le creux, sans jamais montrer la prison mais en mettant en regard ses réalités adjacentes, résiduelles, marginales. Proche est une tentative artistique, utopique, destinée à sortir les personnes détenues de leur isolement en s'intéressant aux zones de contact entre la Cité et la Prison, à ces corps intermédiaires, interstices ténus où se révèlent les liens fragiles entre les prisonniers et la société qui les enferme. Depuis 2016, l'auteur s'immerge dans les rêves de personnes détenues, collectés dans une correspondance épistolaire et dont les lectures par des anonymes sont filmées dans Mon rêve familier, il photographie les Périphéries carcérales, espaces attenants à une vingtaine de nouveaux lieux d'enfermement en France et fait le portrait de proches de personnes détenues à Strasbourg, photographiés à la sortie des parloirs dans la s
Acteur majeur de la transformation de l'histoire militaro-politique en une anthropologie historique du fait guerrier, Stéphane Audoin-Rouzeau contribue, depuis presque quarante ans, à rendre intelligible la violence de guerre. Ses anciens étudiants témoignent. Une seule victime collatérale dans ce livre : le conformisme." Je hais les jeunes ". L'outrance de la formule révèle précisément l'antiphrase : c'est bien parce que Stéphane Audoin-Rouzeau aime les jeunes que ses étudiants ont choisi de lui offrir ces Mélanges. Acteur majeur de la transformation de l'histoire militaro-politique en une anthropologie historique du fait guerrier, Stéphane Audoin-Rouzeau contribue, depuis presque quarante ans, à rendre intelligible la violence de guerre. Spectateur et penseur du retour de la guerre dans les horizons d'attente européens, il a inauguré une démarche singulière dont il a su transmettre les ressorts à ses étudiants. On ne trouvera pas ici d'aréopage historien convoqué pour l'occasion ; pas de ban ni d'arrière-ban pour célébrer près de quarante années de carrière universitaire. En somme, il ne s'agit pas d'une commémoration mais d'une invitation à continuer, ensemble, à faire vivre le style d'histoire qui est le sien. En ne recourant qu'à des anciens élèves, toutes générations confondues, ce livre rend hommage à l'enseignant autant qu'à l'historien. Les textes réunis dans cet ouvrage dressent un portrait kaléidoscopique d'un homme et d'une oeuvre, d'un homme dans son oeuvre.
Résumé : Dès 1917, spontanément, les paysans russes se soulèvent contre le tsarisme. Ils vont ainsi contribuer à la victoire des bolcheviks. Mais si les paysans espéraient ainsi jouir enfin librement des terres confisquées aux grands propriétaires, les bolcheviks, eux, rêvaient de les collectiviser, de contrôler les campagnes dont dépendaient le ravitaillement des villes et le salut de la révolution. Ce "malentendu" historique s'accompagne d'une incompréhension mutuelle. Dans un monde rural réfractaire au changement, déshérité, isolé, s'est développée une civilisation paysanne originale et autonome. Elle va de l'art de construire une isba à une conception du droit de propriété et à une pratique du christianisme tout à fait particulières. Pour les bolcheviks, cette civilisation n'est que barbarie et crétinisme. Ils lancent contre elle des "croisades culturelles" , des missionnaires athées, de jeunes communistes qui "liquideront" l'analphabétisme et célèbreront dans les villages le 1er mai, la "Trinité prolétarienne" . Pour briser les résistances, le régime finira par procéder à la collectivisation forcée des campagnes. Ce grand tournant dans la vie paysanne allait être fatal à la civilisation rurale traditionnelle. Pendant deux décennies - 1920-1940 - l'Ancien et le Nouveau s'affrontent et coexistent. La fin de la Russie paysanne et les débuts de la Russie communiste, telle est la trame de ce Communisme au village. Vie quotidienne des paysans russes de la Révolution à la Collectivisation.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.