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Les urgences d'un historien
Ingrao Christian ; Petit Philippe
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204127035
Comment appréhender un phénomène aussi singulier et inédit que le nazisme ? Pour répondre à cette question, Christian Ingrao, spécialiste des commandos de la SS du front de l'Est responsables du génocide des Juifs par fusillade en URSS, se confie au philosophe Philippe Petit. Il revient sur ses années de formation et sur la facon dont le phénomène nazi a bouleversé et le monde et sa matière. Nourri d'anthropologie sociale, il montre comment la cruauté a pu se produire dans un pays apparemment civilisé et comment des hommes cultivés, ont pu être à l'origine des pires massacres. Après avoir expliqué les motifs de ses engagements, Christian Ingrao dévoile ses considérations sur l'Europe, la possibilité de son avenir et la condition de sa réussite, entre menace djihadiste et implosion politique. Un dialogue vif, serré, illuminateur. Au terme de ce dialogue où histoire, historiographie et philosophie se répondent, il est un message de Christian Ingrao à retenir : les armes seules n'ont pas vaincu le nazisme, mais "le fait que les Alliés avaient un ou des projets politiques à proposer en lieu et place du nazisme".
Résumé : Comment les nazis ont-ils rêvé leur victoire et le "Reich de mille ans" ? Entre 1939 et 1943, l'utopie impériale nazie connut des débuts de réalisation dans les espaces conquis à l'Est, brutalement vidés de leurs habitants, déplacés, réduits en esclavage et, pour les juifs, ainsi que de nombreux Slaves, assassinés. Elle eut ses ingénieurs, ses agences et ses pionniers (pas moins de 27000 jeunes Allemands). Elle suscita ferveur et adhésion. Dans le Reich de mille ans aux frontières élargies par la conquête, une communauté racialement pure vivrait bientôt une existence réconciliée de prospérité sereine. Christian Ingrao examine pour la première fois, dans leur cohérence et dans leurs tensions, le travail des différentes institutions, le parcours des hommes et des femmes qui y ont pris part, l'ampleur des planifications successivement dessinées. Il poursuit une anthropologie sociale de l'émotion nazie et dévoile, à côté de la haine et de l'angoisse, la part de la joie et de l'attente-deux faces d'une même réalité. L'espérance nazie fut le cauchemar des populations. C'est ce que révèle crûment l'étude des violences déchaînées à l'échelle de la région de Zamosé, aux confins de la Pologne et de l'Ukraine. Un grand livre, qui porte sur l'un des aspects les plus méconnus du nazisme.
Ils étaient quatre-vingts et avaient à peine trente ans lors de l?arrivée d?Adolf Hitler au pouvoir. Leurs études universitaires destinaient ces juristes, économistes, linguistes, philosophes ou historiens à de belles carrières. Ils ont choisi de s?engager au sein des organes de répression du Troisième Reich. Ils ont théorisé et planifié l?élimination de vingt millions d?individus de race prétendument « inférieure ». Ils ont organisé et assisté à l?extermination d?un million d?entre eux.Au long d?une enquête éprouvante dans les archives du SD et de la SS, Christian Ingrao retrace le destin de ces enfants de la Grande Guerre, s?intéresse à leurs réseaux ? militants, universitaires ou amicaux ?, étudie leurs manières d?envisager la guerre et le « Monde d?ennemis » qui, selon eux, les menace. Apparaissent alors les mécanismes de l?engagement, dans le nazisme puis dans le meurtre de masse. Grâce à cette étude pionnière, on comprend comment ces hommes ont fait pour croire et pour détruire.Car l?histoire du nazisme est aussi tissée d?expériences personnelles, de ferveur et d?angoisse, d?utopie et de cruauté.
Acteur majeur de la transformation de l'histoire militaro-politique en une anthropologie historique du fait guerrier, Stéphane Audoin-Rouzeau contribue, depuis presque quarante ans, à rendre intelligible la violence de guerre. Ses anciens étudiants témoignent. Une seule victime collatérale dans ce livre : le conformisme." Je hais les jeunes ". L'outrance de la formule révèle précisément l'antiphrase : c'est bien parce que Stéphane Audoin-Rouzeau aime les jeunes que ses étudiants ont choisi de lui offrir ces Mélanges. Acteur majeur de la transformation de l'histoire militaro-politique en une anthropologie historique du fait guerrier, Stéphane Audoin-Rouzeau contribue, depuis presque quarante ans, à rendre intelligible la violence de guerre. Spectateur et penseur du retour de la guerre dans les horizons d'attente européens, il a inauguré une démarche singulière dont il a su transmettre les ressorts à ses étudiants. On ne trouvera pas ici d'aréopage historien convoqué pour l'occasion ; pas de ban ni d'arrière-ban pour célébrer près de quarante années de carrière universitaire. En somme, il ne s'agit pas d'une commémoration mais d'une invitation à continuer, ensemble, à faire vivre le style d'histoire qui est le sien. En ne recourant qu'à des anciens élèves, toutes générations confondues, ce livre rend hommage à l'enseignant autant qu'à l'historien. Les textes réunis dans cet ouvrage dressent un portrait kaléidoscopique d'un homme et d'une oeuvre, d'un homme dans son oeuvre.
Broszat Martin ; Ingrao Christian ; Moreau Patrick
Martin Broszat (1926-1989) est l'un des historiens allemands du nazisme les plus importants. Il est le fondateur de l'école dite "fonctionnaliste" qui inspire encore les travaux actuels. Il a été professeur à Cologne puis à l'Institut d'histoire contemporaine (IFZ) de Munich, dont il fut le directeur pendant plus quinze ans.