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C'était la Révolution. Espagne, 1936 - 1939. Trois années perdues de ma jeunesse
Indalecio Rodriguez ; Rodriguez Dolores
L'HARMATTAN
33,00 €
En stock
EAN :9782336560700
Le 18 juillet 1936, les généraux espagnols avec à leur tête Franco se soulèvent pour abattre la jeune République choisie par le peuple en 1931. Sito a dix-neuf ans et vit à Casablanca. Il est Espagnol et décide de rejoindre l'Espagne pour défendre la République. Il s'engage dans l'Armée Régulière Républicaine et découvre à la fois un pays qu'il ne connait pas, celui de ses parents andalous émigrés depuis 1913 au Maroc, et l'effroyable guerre que se livrent les deux Espagne. A la fin de la guerre, en février 1939, il traverse les Pyrénées pour se réfugier en France, comme des milliers de Républicains ? : c'est la Retirada. Alors commence pour lui une véritable odyssée en solitaire, dans la neige, qui ne le conduit pas à la fraternité espérée. En 1970, âgé de 53 ans, Sito, entreprend de rédiger le témoignage de ses trois années de batailles, de drames et de rencontres qui ont forgé sa personnalité.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Résumé : On ne semble plus vouloir aborder Mai 68 que sous deux angles : la commémoration des témoins et des anciens, rituellement organisée tous les dix ans ; la liquidation exigée par ses adversaires, qui, régulièrement, revient sur le devant de la scène médiatique. Ce livre veut sortir de ce double discours, pieux et nostalgique ou vindicatif et injuste, en proposant les documents qui, sur le moment même, ont constitué l'événement de Mai 68. A travers ces traces écrites, ces voix plurielles - déclarations, pétitions, slogans, tracts, procès-verbaux de manifestations, fiches de renseignements généraux, projets étudiants ou ouvriers, extraits de presse, fragments de discours -, l'on peut revivre au plus juste et comprendre ce qui fut une véritable révolution, dans la rue, certes, mais aussi dans les mots. Le regard de l'historienne, au ras de l'archive, permet ainsi de lire à nouveaux frais ce qui s'est passé au printemps 68, moment d'invention et de jubilation de la parole.
Cette biographie alerte dresse un portrait sans concession d?un homme qui prétendait que la guerre était presque aussi dangereuse que la politique : «Pendant la guerre vous pouvez être tué une seule fois seulement, en politique plusieurs.»
«Je me représente très bien l'époque où les riches répugneront à faire fortune au détriment des pauvres et où ces derniers cesseront d'envier les riches. Même dans le meilleur des mondes, nous ne réussirons pas à supprimer toutes les inégalités, mais nous pouvons et nous devons éviter que les hommes se battent et se détestent.» Rabindranath Tagore lui avait donné le nom de Mahatma, la «Grande Âme», sous lequel le monde entier le connut, l'admira ou le détesta. De son enfance choyée au Goujarati, dans une caste de commerçants, à la découverte de Londres à la fin du XIXe siècle, des premières grandes batailles menées en Afrique du Sud contre le racisme, pour défendre les droits des minorités indiennes, jusqu'au retour en Inde et à la conquête de ses foules immenses, l'histoire de Gandhi (1869-1948), palpitante comme un roman, retrace l'une des grandes aventures du XXe siècle.
Résumé : Lorsque Che Guevara disparaît de la vie publique en 1965, il est encore ministre du gouvernement cubain et vient de prononcer un discours, à Alger, au Séminaire économique afro-asiatique. A cette occasion, il accuse publiquement les pays socialistes de " complicité " avec l'exploitation impérialiste. Quelques jours après, à la veille de son engagement dans la guérilla congolaise, il adresse une lettre d'Afrique au journaliste uruguayen Carlos Quijano, directeur de la revue Marcha, qui sera publiée sous le titre: " Le socialisme et l'homme à Cuba "; il y dépeint les difficultés de la révolution cubaine, tire les leçons de ses propres expériences et met en garde contre les vices du " socialisme réel ". Six mois avant sa capture et son assassinat par les militaires boliviens, en octobre 1967, ce qui deviendra la revue cubaine Tricontinental publie un message du Che, intitulé " Créer deux, trois, une multitude de Vietnam, telle est la consigne ". Guevara y donne une analyse détaillée de la résistance anti-impérialiste en cours au Vietnam, en Afrique, mais aussi en Amérique latine; il décrit minutieusement la tactique et la stratégie que devraient suivre les pays du tiers-monde dans leurs luttes de libération nationale, en particulier contre l'impérialisme. Ces trois grands textes du Che, illustrant sa conception éthique du pouvoir, sont incontestablement ceux de sa rupture avec le régime soviétique.