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Les jours d'Achille
Illouz Charles
INDES SAVANTES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782846543781
La mélancolie vagabonde est un mode exploratoire de l'immense désordre qui nous est confié. Des êtres déambulent entre le ciel et la terre, d'autres demeurent pétrifiés au seuil du grand bal sidéral... Des îles lointaines presque désenchantées aux citées fracassées, King Kong déjà boxe à rebours, quand, malheureux témoin des choses du vaste monde, Achille soliloque : "Il y a des lèvres tutoyeuses dans les yeux des passants. Pourtant, sous 39° de longitude ouest et 12° de latitude sud à peu près, je me suis rarement senti aussi piteux. J'avais plus de temps qu'il n'en faut pour entreprendre de réfléchir sérieusement à ce que put se dire King Kong enchaîné à fond de cales, et je retombais toujours sur la même phrase de Confucius : "Que pourrais-je bien faire de spécial ? De la course de char ? Du tir à l'arc ? Eh bien, va pour la course !" King Kong aussi a eu du mal à se spécialiser. [...] Quand on a connu sous la ligne de flottaison l'obscurité et la pourriture des cales, on imagine le salut placé du côté des cimes... Pauvre bête, il n'y a plus de refuge, juste plus ou moins de hasard dans la course à pied..."
Résumé : Il est avocat pénaliste depuis trente ans. Enfant des cités, il a puisé sa vocation dans son histoire. Et parce que la misère côtoyée par le passé est celle qui fabrique les monstres défendus aujourd'hui, Thierry Illouz lance un appel. Pour qu'enfin on regarde l'autre, dans le box des accusés. Celui qui nous effraie, celui que l'on condamne. Et qu'il est urgent de comprendre. Yves Heck nous livre avec justesse le récit intime de l'auteur, d'une écriture à l'oralité saisissante. Il retrace un parcours, une vocation. Une plaidoirie vibrante.
Résumé : La culture occidentale n'a cessé de représenter les manières dont l'amour fait miraculeusement irruption dans la vie des hommes et des femmes. Pourtant, cette culture qui a tant à dire sur la naissance de l'amour est beaucoup moins prolixe lorsqu'il s'agit des moments, non moins mystérieux, où l'on évite de tomber amoureux, où l'on devient indifférent à celui ou celle qui nous tenait éveillé la nuit, où l'on cesse d'aimer. Ce silence est d'autant plus étonnant que le nombre des ruptures qui jalonnent une vie est considérable. C'est à l'expérience des multiples formes du "désamour" que ce livre profond et original est consacré. Eva Illouz explore l'ensemble des façons qu'ont les relations d'avorter à peine commencées, de se dissoudre faute d'engagement, d'aboutir à une séparation ou un divorce, et qu'elle désigne comme des "relations négatives". L'amour semble aujourd'hui marqué par la liberté de ne pas choisir et de se désengager. Quel est le prix de cette liberté et qui le paye ? C'est tout l'enjeu de cet ouvrage appelé à faire date, et qui prouve que la sociologie, non moins que la psychologie, a beaucoup à nous apprendre sur le désarroi qui règne dans nos vies privées.
Charles Illouz décrit dans cet ouvrage la loi qui prescrit les accès à la parole chez les Kanaks de Maré, aux îles Loyauté (Mélanésie). Ceux-ci trouvent dans la production des ignames les formes originales d'une idéologie qui place un cadet sous l'autorité inflexible d'un aîné. Mais toute loi, imprimant sa coercition aux sujets qui l'observent, suppose l'horizon de sa transgression. C'est pourquoi les voix qui résonnent dans le moi divisé du cadet ont décidé des institutions de la chefferie, y compris le recours à des "maîtres du mal", spécialistes étrangers, experts en formules et manipulations meurtrières, rappelant au cadet le pacte : la parole ou la vie !
Résumé : " Il y avait là de quoi faire un poète, et je ne suis qu'un rêveur en prose ", écrit Nerval dans Promenades et Souvenirs. Ce livre voudrait écouter à travers l'écriture nervalienne le retentissement de ce " là " rêveur, - un " là ", dont le contretemps initial désigne mélancoliquement aussi bien l'origine de l'existence personnelle, marquée par la mort de la mère, que l'origine d'un cheminement poétique, marqué par la " tombée " de la poésie dans la prose. Notre lecture s'emploie à délier ce " là " en révélant en chaque texte l'intime résonance de l'imaginaire et de l'écriture, du thème et du texte, - du rêve et de la prose ; elle cherche à décrire une prose qui rêve en effet, - une prose en rive, intensément réceptive au travail inconscient, qu'elle élabore et fait se redéployer dans son propre tissage thématique et textuel. Simultanément, le " là " sur lequel se penche le " rêveur en prose " donne le mouvement d'une histoire : l'histoire d'un passage, jamais tout à fait accompli, qui conduit Nerval du Romantisme à la modernité, et par lequel l'écriture nervalienne excède les partages formels hérités et invente sa voix propre en portant dans la prose le deuil infini de la poésie.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.