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SAINT BERNARD ET PORT ROYAL 1608 1709. SAINT-CYRAN JANSENIUS ARNAULD PASCAL NICOLE
ICARD (SIMON)
CHAMPION
99,00 €
Épuisé
EAN :9782745321541
Depuis Sainte-Beuve, Port-Royal est un objet d?étude dont la cohérence n?est guère contestée. Pourtant, il semble difficile de définir ce qui fait son unité, au-delà des seuls liens de famille et de parti. Une source permet de mieux comprendre ce mouvement intellectuel et religieux étroitement lié à un monastère de cisterciennes: saint Bernard (1091-1153). « Père » des religieuses, mais aussi «dernier des Pères de l?Église » confirmant la doctrine de saint Augustin, l?abbé de Clairvaux est le modèle d?une réforme à la fois morale et théologique, à la croisée de la tradition monastique et de l?augustinisme défendus à Port-Royal. Cette étude est également une synthèse inédite sur saint Bernard au XVIIe siècle. De manière surprenante au regard de l?opposition canonique du Moyen-Âge et des temps modernes, l?abbé de Clairvaux apparaît comme l?une des effigies du catholicisme classique. Méditée par les grandes figures de l?époque, comme Bossuet, Fénelon, Mabillon ou Rancé, son oeuvre est une autorité dans des domaines aussi divers que la théologie (grâce et libre arbitre), la mystique (amour de soi et amour de Dieu), l?ascétique (l?obéissance), la spiritualité (l?oraison), l?exégèse (l?interprétation allégorique des Écritures), la rhétorique (l?éloquence biblique), l?anthropologie spirituelle (le socratisme chrétien). Au XVIIe siècle, les interprétations des écrits bernardins divergent mais sont fondées sur des cadres conceptuels communs, étrangers à la pensée des moines médiévaux. La lecture d?une oeuvre considérée comme la quintessence de l?esprit des Pères conduit ainsi à des synthèses profondément modernes. Le retour aux sources revendiqué par le catholicisme classique est paradoxal: l?apogée patristique est aussi une rupture dans la tradition issue des Pères...
La question des minorités traverse, aujourd'hui, le droit de l'Union européenne. En effet, depuis l'adoption de la charte des droits fondamentaux, son article 21 prohibe toute discrimination fondée sur " l'appartenance à une minorité nationale ". Toutefois, l'Union européenne ne dispose pas de compétences générales. Elle ne peut pas définir un statut des minorités, ni aborder les thèmes de l'autonomie ou de l'autodétermination. Les Etats membres conservent donc l'essentiel des compétences. C'est pourquoi cet ouvrage s'interroge sur l'européanisation possible de l'approche juridique des minorités et comment le droit de l'Union européenne et celui de la convention européenne des droits de l'homme s'approprient la notion. Il révèle son caractère pluriel.
Résumé : Le jansénisme se confond-il avec la théologie augustinienne de la grâce, que l'Eglise catholique aurait condamnée sans se l'avouer ? N'est-il qu'un nom désignant des doctrines diverses et sans unité ? Est-il principalement politique, le dogme étant une question accessoire, voire un prétexte ? Est-il insaisissable hors des propositions qui ont servi à le condamner ? A rebours des thèses qui ont contesté la légitimité ou la pertinence d'une étude théologique du jansénisme, Simon Icard présente une doctrine spécifique, fondamentale et continue défendue par Jansénius et ses disciples, comme Pascal. En étudiant leur conception de l'attribution des mérites avant et après le péché originel, il met au jour les difficultés du catholicisme moderne à penser une oeuvre commune à Dieu et à l'homme qui soit à la fois totalement divine et totalement humaine. Chercheur en histoire de la théologie au CNRS, Simon Icard est membre du Laboratoire d'études sur les monothéismes. Il a récemment publié, aux Editions du Cerf, L'Apocalypse janséniste. Port-Royal et la défense de la vérité.
Auctorem fidei n'est ni la plus connue ni la plus étudiée des décisions du magistère catholique à l'époque moderne. Dernier acte solennel contre le jansénisme, cette bulle passe souvent pour une reprise de condamnations antérieures, voire pour un appendice quelque peu surnuméraire. Considérée comme le point final d'une controverse au long cours, elle n'incite guère à explorer sa postérité. Parue en 1794, elle a la réputation d'être restée inaudible dans le fracas révolutionnaire, alors qu'elle n'est pas une simple réplique de la bulle Unigenitus (1713). Auctorem fidei dépasse la simple question du jansénisme. Si le contexte de son élaboration conduit les commentateurs à interpréter la bulle à la lumière des démêlés jansénistes, d'autres lectures s'ajoutent à ce débat, notamment en raison de la postérité de ce texte qui constitue un tournant fondamental dans l'élaboration de la théologie intransigeante du premier xixe siècle - théologie intransigeante qui se poursuit notamment par le Syllabus des "erreurs modernes" établi par Pie IX en 1864 et culmine avec la condamnation du modernisme par Pie X à l'aube du xxe siècle. Auctorem fidei remet en cause une périodisation trop clivée entre l'obsession du jansénisme (xviie et xviiie siècle) et la traque du relativisme et du modernisme (xixe et xxe siècle). Replacée dans une histoire longue, cette bulle se révèle historiquement riche, à la croisée de questions doctrinales, juridiques, politiques, ecclésiologiques et historiographiques. Jean-Baptiste Amadieu, chargé de recherches au CNRS (République des savoirs), travaille sur les rapports entre la littérature française des xixe et xxe siècles, et la religion et le droit. La majeure partie de ses recherches porte sur les censures ecclésiastiques des textes littéraires. Simon Icard, chargé de recherches au CNRS (laboratoire d'études sur les Monothéismes - Ecole pratique des hautes études, PSL), travaille sur l'histoire de la théologie dans le catholicisme moderne, notamment sur les lectures des Pères de l'Eglise et des médiévaux dans les controverse