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Timides tentatives de finir tous nus
IBN AL RABIN
ATRABILE
19,30 €
Épuisé
EAN :9782940329816
Ca fait plus de dix ans maintenant qu'Ibn Al Rabin sème à tout va des pages dans de nombreux fanzines et revues, et il semblait pertinent de regrouper une grande partie de cette production pléthorique dans un bon gros volume de la collection Fiel (dont c'est le but justement). Timides tentatives de finir tous nus est donc un recueil d'histoires courtes parues ici et là, et où l'auteur fait feu de tout bois : humour potache (mais de gauche), expérimentations narratives, chansons illustrées, roman photo, le tout dans le style minimaliste et redoutable qu'on lui connaît. Mises bout à bout, toutes ces pages prouvent à quel point Ibn Al Rabin a su creuser un sillon qui n'appartient qu'à lui, et démontrent également sa parfaite maîtrise de la grammaire propre à la bande dessinée. En confrontant ces planches éparses parues sur une dizaine d'années, on pourra également voir comment l'auteur a su faire évoluer son trait et son approche de la narration, se réinventant tout en restant fidèle à lui-même. On y lira donc une sélection de pages passablement rares, en noir et blanc et en couleur, le tout emporté par un ton et un humour versatile, parfois caustique, d'autres fois plus poétique, souvent absurde, et toujours ravageur.
Résumé : Sans pour autant nier leurs indéniables apports à l'existence de l'homme de goût, il faut bien admettre que la pornographie et la théorie mathématique des graphes orientés pèchent de manière réitérée en ce qui concerne la qualité narrative. Si à ce triste constat on ajoute celui de la difficulté d'accéder à une connaissance définitive des mécanismes des transports amoureux, on n'a guère d'autre choix que de s'avouer fortement dépité face à ces innombrables entraves inondant le sentier de la félicité universelle. C'est ainsi acculé qu'Ibn al Rabin a produit ce livre où l'on apprendra - grâce à une kyrielle de flèches implacables, de schémas rigoureux et de positions scabreuses - que la possibilité d'une répartition uniforme du malheur sentimental repose parfois uniquement sur le nombre d'individus présents dans le cheptel. Enfin, entre autres. Ibn Al Rabin a fricoté avec l'OUBAPO, décroché un doctorat en mathématique, fait de la guitare sur un vélo, adapté le meilleur de la bible avec des feutres, et même convaincu d'autres auteurs de faire des bandes dessinées avec lui (Les Miettes avec Frederik Peeters, Dormez-vous ? avec Baladi). Bref, des Ibn Al Rabin, il n'y en a pas deux, et peut-être, peut-être, que c'est tant mieux.
Bien malin qui saura dire qui a fait quoi dans cet ouvrage atypique, tout à la fois brûlot politique et délire non-sensique, et conçu entièrement à quatre mains, aussi bien pour le texte que pour le dessin. Bien difficile également d'en résumer la "trame", tant celle-ci se trouve truffée de changements de direction et rebondissements en tout genre. Deux personnages bien mystérieux décident de se rendre au "bal", mais doivent d'abord pour cela gravir un escalier apparemment sans fin, où ils croiseront moult dangers, dont des terroristes en ascenseur, une belle amnésique, des sliopis mangeurs de chair, et, en special guest star onirique, le petit Jésus...
Résumé : Rita doit bien se rendre à l'évidence : il y a déjà quelqu'un dans ce T1. Les signes sont là, la présence de la "chose" est indéniable, il faut mettre de côté sa raison, et accepter l'existence du plus étrange des ce co-loc : Mauk ! Pourtant Mauk n'est pas facile à trouver, sa forme incertaine, sa faculté à se cacher, son mutisme en font - dans un premier temps en tout cas - une créature plutôt discrète. Puis Mauk se met à parler, et à discuter même... Entre le parasite récalcitrant et la jeune architecte, la relation évoluera lentement mais sûrement, de houleuse à plus complice, quand ils se rendront compte de ce qui les lie plutôt que camper sur ce qui les sépare. Avec un sens du rythme et de la narration indéniable, un graphisme tout en rondeur et des couleurs acidulées, Louise Aleksiejew nous offre ici une comédie douce-amère en forme de réflexion sur la solitude et l'amitié, mais aussi sur la puissance de nos rêves - ceux qui hantent nos nuits mais aussi ceux qui nous guident et nous font avancer loin des compromissions et aux plus proches de nos vraies inspirations. Louise Aleksiejew est artiste plasticienne et autrice de bande dessinée ; on a pu l'apercevoir dans Ink Brick (2015, 2016), Kus ! (2017), Francette (Une autre image, 2018) ou encore Gros Gris (2019). Mauk est son premier livre.
Johnnychrist : derrière ce nom, plein de promesses, se cache le nouveau projet de Moolinex et Aurélie William Levaux, un livre réalisé à plusieurs mains, un travail singulier et sans réel équivalent. Car dans ce grand format tout en couleurs, Aurélie William Levaux et Moolinex se sont comme fondus en une troisième personne, le Johnnychrist du titre, artiste inclassable et personnalité borderline, et inventeur d'un mouvement (dont il semble être le seul membre), le PRISME. Ce personnage complexe, dans la peau duquel se sont glissés les deux auteurs (et dont le livre dresse un portrait en creux), produit alors une oeuvre flirtant perpétuellement avec le ringard et le beau, le mauvais goût et la recherche. Perclues d'obsessions et de visions affolantes, les images offertes ici font parfois rire, mettent aussi mal à l'aise, et, par leur étrange radicalité, obligent toujours le lecteur à prendre position - car en allant loin, très loin, repoussant dans ses derniers retranchements des notions comme le goût, alors, comme par magie, Johnnychrist touche au beau. "L'art c'est beau disait Alphonse Daudet, Et il a pas tort, dit Johnnychrist par l'intermédiaire du PRISME".
Résumé : Ce livre vous entraîne dans le sillage de la méchanceté puis vous abandonne là, nu, dans l'obscurité, le bras endolori par le poids d'une tête coupée.