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Victor Hugo n'a pas vu la Sainte-Victoire
Ibanès Jacques
FAUVES EDITIONS
15,00 €
Épuisé
EAN :9791030200874
1839. Victor Hugo et Juliette Drouet, sa compagne de toujours, gagnent le Sud de la France. Avignon, Arles, Aix-en-Provence... Jacques Ibanès a suivi les pérégrinations du couple mythique, qui du coup l'ont amené à croiser Cézanne, Hemingway, Colette, Jacqueline de Romilly, Antonin Fabre et quelques autres encore. Ici les êtres et les lieux n'en font qu'à leur tête, apparaissent et disparaissent à leur gré : Victor Hugo à Athènes, Colette au pied de la Sainte-Victoire et Ulysse au pays des rêves. L'occasion de nous livrer quelques-uns de leurs secrets, ainsi que ceux des pierres et des murs qui les entourent. Car la vie est un voyage picaresque et dans un livre, comme le dit Antonio Tabucchi, "il faut ouvrir les fenêtres, aérer le grenier - à moins que ce ne soit le musée - et tout faire entrer pêle-mêle..." ,.
Le 2 janvier 1915, l élève-brigadier artilleur Apollinaire quitte les bras de Lou avec laquelle il a passé sa permission de fin d année à Nice. Dans le train qui le ramène à sa caserne de Nîmes, il rencontre une jeune femme, Madeleine, qui, elle, retourne à Oran où elle vit. Quand il part sur le front de Champagne au début du printemps, sa liaison avec Lou se distend et il écrit à Madeleine. Cette année 1915 se déroulera sur le front de la guerre où l artilleur va bientôt devenir fantassin et sur le front de l amour entre deux femmes qui sont inspiratrices et pour lesquelles il écrira des poèmes qui sont parmi les plus beaux de son oeuvre. A la fin de l année, il fera le voyage à Oranpour rejoindre Madeleine avec laquelle il s est fiancé. Jacques Ibanès a découvert le poète lorsqu il était adolescent et depuis lors sa route n a cessé de croiser cette oeuvre qu il confronte au miroir de ses propres souvenirs, avec en filigrane la présence du prmier conflit mondial que lui racontaient ses grands-parents et ses voisins au temps de sa petite enfance. -
A l'aube du XXe siècle, Léopold un jeune Narbonnais, écrit à sa soeur Antoinette qui demeure en Franche-Comté et lui raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit. De l'ouverture des Halles inaugurant le siècle nouveau, jusqu'à la terrible guerre qui met fin à la Belle Epoque, la cité dont Ferroul est le maire vit une période faste et contrastée. Le progrès prend son essor : cinématographe, téléphone, vélocipède, automobile, aéroplane s'installent peu à peu dans le quotidien. On s'amuse à Narbonne : le dimanche, on se rend en famille pour écouter les concerts donnés au Kiosque du jardin de la Gare. On court au théâtre, aux arènes, au café et bientôt au stade... A la suite de la prospérité qu'apporta la culture de la vigne, vont se succéder une crise et des mouvements sociaux, dont celui de 1907 connaîtra un retentissement national. En contrepoint à ces lettres, une iconographie exceptionnelle et des documents inédits restituent toutes les facettes de la vie quotidienne. Je t'écris de Narbonne tait revivre une époque dont les traces perdurent encore aujourd'hui dans les quartiers de la ville et dans la mémoire collective de ses habitants.
Marc La Mola a été flic. Pas fonctionnaire de police, mais flic de ces hommes persuadés de suivre le bon chemin alors que tous étaient contraints de s'en éloigner pour accroître leur efficacité, sous la pression d'une hiérarchie carriériste, obnubilée par des chiffres et des statistiques. Marc et ses "frères d'armes" ont contourné la loi car il ne pouvait pas en être autrement. Ils ont traîné sur le terrain, la nuit, dans des voitures cabossées ; ils ont inventé leurs propres règles, leurs propres méthodes pour parvenir à leurs fins, toujours la même : interpeller des voyous. Affecté au sein d'une circonscription délaissée des pouvoirs publics, il raconte toutes ces années passées dans sa voiture de patrouille, dans des zones de non-droit, à flirter dangereusement avec la loi par seul devoir de servir une société malade. Un récit âpre, noir et pourtant criant de vérité, dans un univers fait de coups de feu, de coups de poing et de coups au moral.
Au crépuscule de sa vie, Françoise d'Origny fait revivre des mondes aujourd'hui disparus, décrits avec verve. Sur un rythme soutenu les anecdotes se suivent - rocambolesques souvent, graves parfois, toujours surprenantes - illustrant les étapes inattendues d'un parcours qui semblait pourtant écrit d'avance. A sa suite, le lecteur cheminera de l'avant-guerre à l'exode et l'Occupation puis de Cambridge à Florence. Il l'accompagnera dans les mondanités parisiennes comme dans les forêts de Sologne ou la brousse africaine, des chaleurs équatoriales aux neiges de Sibérie. En marge de toutes les conventions, la mémoire des épreuves dominées, Françoise d'Origny, avec son oeil d'artiste, affirme ici sa vraie noblesse : la liberté.
Le Parlement va mal. Les hommes politiques sont rejetés, les partis politiques privilégient l'ego de leurs dirigeants plutôt que la volonté du peuple. Face à ces difficultés, les remèdes sont incohérents : cumul des mandats, transparence des patrimoines, quotas de représentation, mode de scrutin, mode de rémunération des parlementaires. La légitimité de la démocratie représentative repose sur l'élection ; or la légitimité cathodique l'a remplacée sans pratiquement aucun contrôle. Il est aujourd'hui indispensable de remettre la démocratie représentative sur ses deux pieds : la représentation et la représentativité. Comment fonctionne le Parlement à l'heure du numérique et des réseaux sociaux, qui reposent sur un rapport autorité obéissance non plus vertical mais horizontal ? Facebook, Twitter, l'open data mais aussi les applications comme Eloi sont-ils des facteurs d'amélioration de la démocratie représentative ? La feront-ils évoluer vers une démocratie participative ?
Pendant trente ans, l'auteur de ces lignes a souffert d'Algies Vasculaires de la Face (AVF). Cette maladie méconnue, forme la plus radicale de la migraine, est considérée comme la douleur la plus violente ressentie chez l'homme. Avec un style romanesque et parfois drôle, Christophe Thoreau, aujourd'hui tiré d'affaire, nous livre un témoignage précieux de cette expérience hors du commun, aux frontières de la folie. "Trente ans après, tu es toujours là, malgré l'affolante chronicité de ces passages à tabac. Trois décennies. 10 950 jours. Combien avec une ou plusieurs crises ? Tu n'as pas fait les comptes même si des médecins te l'ont souvent demandé. Tu ne sais pas. Rester flou. Nier la réalité. Allez, sans doute pas loin de la moitié : 5 000 jours, un sacré bout de vie ça, à morfler ta race, putain ; à parfois vouloir crever comme un clébard sous une bagnole ; à parfois t'évanouir, seule échappatoire ; à parfois vomir, pathétique diversion ; à te taper la tête contre les murs, oui tu l'as fait, ce n'est pas qu'une image... "