Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Feuilles volantes
Hyvernaud Georges
LE DILETTANTE
15,09 €
Épuisé
EAN :9782905344823
Ces abandons à la poisseuse déprime, ces décharges d'exaspération remontent aux années 35 à 50. Années de tristesse, de mensonge et de détention (en camp). Ces feuilles violentes s'abandonnent, mortes et glissantes, sous les pas. Le monde d'Hyvernaud : de trop petites gens qui s'étriquent et se moisissent un rebut de vie à eux. Reste à mettre entre eux et lui quelques mots, échappés à la littérature, cet art de farder son fardeau. Hyvernaud invente l'aphorisme-fleuve : une toute petite phrase, pressée, triturée, peu à peu vide son jus, son sens. "Ca m'aurait plu", "Me suis peint en raté", "Je ne sais pas penser" : dérisoires fendilles par où le désespoir gicle son encre. Et puis : "Pour nous, il est trop tard. Nous avons pris nos plis. Nous ne nous défriperons plus."
Le cahier qui chouchoute le ventre afin de se débarrasser de ses kilos émotionnels, gérer ses émotions, booster son énergie et sa forme... car c'est dans le ventre que tout commence ! Et si tout venait du ventre ? Non seulement la digestion et l'assimilation conditionnent notre forme, notre énergie et notre glow, mais en plus le microbiote influence nos émotions... et vice-versa ! Le problème ? Une mauvaise alimentation, le stress, le cycle menstruel et plein de petits bobos maltraitent ce petit ventre. Objectif : enfin soigner ses petits maux, trouver son poids de forme, rebooster son énergie et être toujours dans un bon mood ! Au programme : Le fonctionnement de notre belly (organes de la digestion, microbiote, enzymes, hormones... tout ce qui participe à la digestion) et ses petits bobos, pour comprendre comment ça marche, ce qui ne va pas, d'où ça vient. L'alimentation pour un ventre heureux : la blacklist du ventre (sucres, mauvaises graisses, excitant, gluten, lactose, fodmaps...), la checklist du microbiote (prébiotiques, probiotiques et fibres)... La nutrition healthy, équilibrée et personnalisée selon son profil (minceur, ventre en vrac, stress, cycle menstruel). Un programme de détox step by step pour faire une remise à zéro du ventre et repartir sur de bonnes bases, avec la nutrition, le yoga et les huiles essentielles qui aident à alléger le corps comme l'esprit. Des rituels antistress pour gérer ses émotions : puisque le ventre héberge des neurones, nos émotions agissent sur lui et le détraquent. Respirations, yoga, massage, sport, cocooning, mais aussi alimentation booster... Tout pour se mettre dans un bon mood ! Un week-end happy belly, avec une morning routine, une evening routine et des petits rituels journée 100 % détente et digestion optimale. Feel good !
David René ; Hyvernat Pierre ; Nour Karim ; Raffal
Résumé : Préface de Gilles Dowek. Ce livre présente les règles qui permettent de faire les démonstrations mathématiques. Les exemples et exercices corrigés permettent de les illustrer sur preuves tirées des programmes d'enseignement des premières années universitaires. Il s'adresse aux enseignants de mathématiques du secondaire, étudiants et candidats aux concours d'enseignement en mathématiques.
Dans ce roman, Christian Hyvernat nous offre une perspective singulière sur Tahiti... Au-delà de sa quiétude en surface, le lagon dissimule une effervescence d'activités diverses. L'auteur souligne la position centrale des îles du Pacifique, zone propice aux tensions internationales. Tahiti n'est pas confinée à une existence hors du temps ; elle se révèle être un carrefour où s'entremêlent les intérêts et les échanges les plus ardus entre puissances mondiales. Le charme des paysages et la sérénité de la vie quotidienne servent de toile de fond à des enjeux cruciaux. La distance géographique ne signifie pas un désintérêt ni une exclusion des forces qui façonnent le monde : les rivalités politiques et économiques, les luttes acharnées entre groupes divers. Pourtant, tout cela n'est, bien sûr, que de la fiction...
Au camp, matriculé, quand le KG fatal enduit de sa peinture blanche la surface de la capote de prisonnier, que faire ? Attentif à nous laisser des médaillons cinglants et acerbes qui cisèlent la silhouette de ses codétenus et à la fois soucieux d'envisager la vie du troupeau dans son ensemble, le regard d'Hyvernaud passe du gros plan ravageur au plan large, et zoome en permanence de la trombine au baraquement. Il ne pourrait y avoir là que des croquis, des couleurs pittoresques et franchouillardes d'un vécu carcéral où l'héroïsme bravache s'allie à la débrouille pour la plus grande victoire de l'ingéniosité nationale. Certes non. Il y a l'oeil Hyvernaud, un oeil froid, tranchant et impitoyable, qui ne laisse de l'homme que l'homme.
« C'était le quatrième décembre. La neige poudreuse des hivers continentaux estompait nos silhouettes. Nul d'entre nous ne savait si demain serait un jour. Nous pouvions l'espérer, sans plus.Nous avions fini par nous accoutumer de ces hivers très rudes qui commençaient en octobre pour finir en mai. Nous avions connu le temps où une pomme de terre volée valait une fortune. Nous avions fait des festins de moineaux piégés, de frites cuites dans des huiles verdâtres destinées à lubrifier Dieu sait quels moteurs. Bref! nous étions des hommes pleins de sagesse et de connaissances, et nous regardions vers l'an neuf.»
Dans les années 6o, à Hara-Kiri, ils cherchaient un bon reporter, coriace et pétri d'humour. En attendant l'oiseau rare, qui ne s'est jamais présenté, je les ai un peu dépannés. J'ai fait ce que j'ai pu. Ceux qui, après avoir lu ce livre, estimeront qu'ils auraient infiniment mieux fait l'affaire peuvent aller proposer leurs services à l'adresse suivante : 4, rue Choron, Paris. C'est là que l'aventure Hara-Kiri a commencé. Peut-être n'y trouveront-ils plus personne capable de comprendre ce qu'ils veulent. Bon début pour un reportage pas tout à fait raté !
Le pseudonyme Valet : je l'ai choisi pour ce qu'il signifie, je ne suis pas libre d'écrire ce que j'écris : la pensée va au-delà de la parole et, pour exprimer ma pensée, il faut que je la soumette aux lois de la parole. Je suis donc le valet de la parole, la valet de la poésie." Paul Valet, entretien avec Madeleine Chapsal, L'Express, 15 août 1963.
J'ai assassiné puis violé Claire Draingan un soir ensoleillé d'octobre 1974, dans un chemin creux de l'île aux Boeufs.Nous étions âgés à cette époque de dix-sept ans et nous nous connaissions. Suffisamment pour nous saluer et plaisanter ensemble, mais peut-être pas assez pour oser dire que nous étions amis. Nous avions fréquenté les mêmes classes au collège Jean-Charcot d'Oissel, de la cinquième à la troisième. L'arrivée au lycée André-Maurois, à Elbeuf, dans deux classes voisines mais différentes, nous avait un peu éloignés. Elle avait choisi, parce qu'elle se pensait douée pour les langues et qu'elle voulait être journaliste, une filière littéraire tandis que moi, qui ne m'imaginais pas d'autre avenir que celui qu'on me voulait, je m'étais retrouvé, sur le conseil appuyé de mon père, dans une section scientifique.J'étais donc en première C lorsque j'ai tué Claire.De son côté elle avait doublé sa seconde. On lui avait décelé, vers le mois de décembre de l'année précédente, une tumeur au cerveau qui avait failli une première fois la terrasser.Nous nous le rappelons tous bien. Elle s'était mise en quelques semaines à tituber, à vomir en fusée à l'improviste et elle n'était plus capable, à certains moments, de se situer dans le temps ou l'espace. Puis elle avait multiplié des crises d'épilepsie qu'aucune médication ne stabilisait. A la mi-janvier elle avait dû renoncer au lycée. Le diagnostic avait vite été posé au vu d'un électroencéphalogramme éloquent. Quelque ponte parisien lui avait alors ouvert la tête pour extraire de sa cervelle comprimée une noisette grasse, molle et délétère. On lui avait octroyé une convalescence que chacun s'accordait à trouver méritée.Cette opération, dans un premier temps redoutée, s'avéra être un succès au-delà de toute espérance. Elle revint fatiguée, souriante, sans la moindre séquelle motrice ou psychomotrice et se requinqua doucettement en toute discrétion, au fil des mois. L'absence d'issue tragique, comme si les pires craintes n'avaient pas été nourries ou soutenues jusqu'au bout, fit dire à quelques camarades que son histoire de maladie avait été sans doute exagérée et que le chiqué y avait sa part. Si elle s'en était si bien sortie, c'était bien sûr parce que ce n'était pas si grave.Ce premier trimestre avant l'annonce de son cancer ne fut pas assez convaincant pour qu'on lui permît de passer en première. Elle refit donc une seconde, mais cette fois dans un autre lycée que le nôtre.Ses parents, qui avaient beaucoup prié et qui s'étaient cru exaucés, avaient négocié en direct avec le Bon Dieu. On l'avait scolarisée dans un établissement catholique.C'était le moins qu'ils pouvaient faire.Elle ne semblait pas s'en plaindre.