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Le vieux jardin
Hwang Sok-yong ; Jeong Eun-Jin ; Batilliot Jacques
ZULMA
23,35 €
Épuisé
EAN :9782843043383
Libéré après dix-huit ans de prison, l'opposant politique 0 Hyônu apprend que la femme qu'il a aimée est morte. Elle lui a laissé des lettres, son journal, des carnets et dessins. Dans une Corée qui a considérablement changé, 0 Hyônu se remémore ses années d'utopie et de lutte clandestine, sa rencontre avec Han Yunhi, leurs quelques mois d'idylle hors du temps, puis ses années de prison. Surtout, il se plonge passionnément dans les carnets de Han Yunhi, revivant l'itinéraire de la jeune artiste peintre, son engagement dans la résistance, son séjour en Allemagne, la chute du mur de Berlin. Se dessine alors un magnifique portrait de femme. Hwang Sok-yong, quant à lui, définit cette magistrale ?uvre romanesque, à caractère fortement autobiographique, comme le "portrait d'une génération qui a voulu réaliser le rêve d'une vie meilleure". Biographie: Hwang Sok-yong est né en 1943. Il a obtenu de nombreux grands prix littéraires et fait partie des quelques écrivains qui sont lus et appréciés aussi bien au Sud qu'au Nord de la Corée. Son ?uvre, très ancrée dans l'histoire contemporaine, est toujours d'une vibrante actualité politique. Son engagement lui a valu l'exil et la prison. Déjà parus aux Editions Zulma: Monsieur Han, l'Ombre des armes ou l'Invité.
Résumé : Gros-Yeux a quatorze ans lorsqu'il arrive avec sa mère dans l'immense décharge à ciel ouvert de Séoul. Là vivent pas moins de deux mille foyers, dans des cahutes accrochées au flanc de la montagne d'ordures, en une société fortement hiérarchisée dont le moindre aspect ? travail, vêtements, nourriture, logement ? provient des rebuts du monde extérieur. Gros-Yeux se lie d'amitié avec un garçon disgracié, un peu simple d'esprit, qui lui fait découvrir les anciens habitants du site, ou plutôt leurs esprits bienveillants, lorsque l'île de la décharge était encore une terre vouée aux cultures agricoles et aux cultes chamaniques. Car ce sont les êtres démunis, abandonnés des hommes, enfants, marginaux, infirmes, qui entretiennent la mémoire de ce qui n'est plus, l'étincelle du vivant là où tout se périme et se corrompt. Ils communiquent avec l'invisible, un monde où tout respire et vit ensemble. Hwang Sok-yong ne donne pas de leçons, non, il donne à voir. Des images se lèvent et ne nous quittent plus. A l'opposé d'une logique marchande où les choses sont destinées à une rapide destruction, ces images nées du pouvoir des mots ne s'altèrent pas, continuent à briller dans notre imaginaire.
Princesse Bari conte l'histoire d'une jeune fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser l'océan à fond de cale d'un cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions. A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes. Car Bari a hérité de sa grand-mère des dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et de lire les cauchemars dont souffrent les autres. Ce roman habité par l'âme d'une jeune fille affrontant seule, avec confiance et obstination, de terribles épreuves, puise aux sources anciennes du chamanisme coréen: il transfigure une très ancienne légende où une princesse abandonnée va chercher à l'autre bout du Inonde l'eau de la vie qui permettra aux âmes des morts de connaître enfin l'apaisement.
Au soir de sa vie, un homme riche et comblé se demande s'il n'est pas passé à côté de l'essentiel.Park Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture, a la satisfaction d'avoir réussi sa vie et contribué efficacement à la modernisation de son pays. Né dans un quartier misérable de Séoul, il s'est, grâce à ses talents, arraché à son milieu. L'homme célèbre et sûr de lui qu'il est devenu reçoit un jour un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé. Les souvenirs du passé ressurgissent, l'invitant à replonger dans un monde qu'il avait oublié, peut-être renié, et à redécouvrir ce que la vie des gens dont il s'était détourné avait de dur mais aussi de chaleureux. C'est l'occasion pour lui de s'interroger sur son métier, sur la corruption qui règne dans la construction immobilière, sur sa responsabilité dans l'enlaidissement du paysage urbain, sur la violence faite aux expropriés."4e de couverture : Au soir de sa vie, un homme riche et comblé se demande s'il n'est pas passé à côté de l'essentiel.Park Minwoo, directeur d'une grande agence d'architecture, a la satisfaction d'avoir réussi sa vie et contribué efficacement à la modernisation de son pays. Né dans un quartier misérable de Séoul, il s'est, grâce à ses talents, arraché à son milieu. L'homme célèbre et sûr de lui qu'il est devenu reçoit un jour un message d'une amie d'enfance qui l'a aimé. Les souvenirs du passé ressurgissent, l'invitant à replonger dans un monde qu'il avait oublié, peut-être renié, et à redécouvrir ce que la vie des gens dont il s'était détourné avait de dur mais aussi de chaleureux. C'est l'occasion pour lui de s'interroger sur son métier, sur la corruption qui règne dans la construction immobilière, sur sa responsabilité dans l'enlaidissement du paysage urbain, sur la violence faite aux expropriés."
Nous sommes à la fin du XIXe siècle. En ces temps de disette et de corruption, la traite des enfants est un commerce qui alimente un immense trafic mafieux dans toute l'Asie du sud-est. Shim Chong n'échappe pas à la règle: vendue adolescente, elle va connaître tous les aléas d'un négoce sexuel florissant, des rives du fleuve Jaune aux ports de Shanghai, Taiwan ou Singapour, de la prostitution la plus sordide à la haute courtisanerie des geishas. Le parcours initiatique de la jeune Shim Chong s'inscrit de façon magistrale dans une impressionnante saga de la prostitution et des métiers de la séduction à une période charnière où l'Asie, sur fond de guerre de l'opium et de trafic d'armes, s'ouvre aux impérialismes occidentaux. En romancier au souffle épique, fort d'un engagement qui l'apparente aux Zola, Dos Passos ou Soljenitsyne, avec sa vision aiguë du mouvement de l'Histoire, Hwang Sok-yong nous livre une somptueuse fresque romanesque.
Souvent aux beaux jours, Agustína grimpe sur les hauteurs du village pour s'allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C'est là, diton, qu'elle fut conçue, avant d'être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Agustína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salomon. Mais Agustína fomente elle aussi un grand voyage : l'ascension de la "Montagne", huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d'en haut...
L'âge de la colère, c'est une guerre civile mondiale caractérisée par deux traits majeurs : l'individualisme et le mimétisme appropriatif. Brexit, élection de Donald Trump, extrême droite omniprésente en Europe, nationalismes en Inde, en Turquie ou en Russie, terroristes islamistes, tueurs de masse... Les exemples ne manquent pas. Et les individus révoltés du XXIe siècle sont innombrables - un phénomène amplifié par les réseaux sociaux, les crises migratoires et une instabilité économique globale. Pour Pankaj Mishra, ces bouleversements ne sont pas le résultat de situations propres à chaque pays, encore moins d'un choc des civilisations. Il s'agit au contraire d'un mécanisme inhérent au modèle politique occidental accouché des Lumières - démocratie libérale et économie de marché - qui, depuis la chute du mur de Berlin, s'applique de manière brutale à des milliards d'individus.
Les Jango sont décidément impayables. On les reconnaît à leur élégance tape-à-l'oeil et à leur sens de la fête. Et ce sont les femmes qui mènent la danse, dans la Maison de la Mère, au coeur de toutes les rumeurs. Les histoires les plus folles courent d'ailleurs sur Safia, élevée au lait de hyène, Alam Gishi l'Ethiopienne experte en amour, ou l'inénarrable Wad Amouna. Lorsque soudain souffle le vent de la révolte... Dans les effluves de café grillé, de chicha parfumée et de gomme arabique, se joue une comédie humaine dont les Jango, "sages à la saison sèche et fous à la saison des pluies" sont les héros.
À fréquenter les mots croisés de Michel Laclos à travers les fenêtres à petits carreaux blancs et noirs (surtout blancs), on se prend d'amitié pour cette forme d'esprit inimitable qu'il partage si généreusement avec nous. Ce verbicruciste de haut style cache à demi ses inventions pour donner le sentiment à ses lecteurs d'en être pour l'autre moitié les auteurs. Dans ce faux duel, partie d'échecs sur damier de lettres, le vainqueur applaudit la sagacité toujours renouvelée du maître caché. Entre-temps, on s'attache, grille après grille, case après case, aux astuces cryptées. On partage les méandres de sa pensée, le fonds inépuisable d'une culture encyclopédique, sa malice ingénieuse, tout simplement ses goûts et ses couleurs. On retrouvera donc avec jubilation dans cette anthologie de 120 grandes grilles tout l'art de ce natif de Troyes, par ailleurs pataphysicien émérite, ancien journaliste à Combat et éditeur de la revue Bizarre, auteur d'opuscules insolites tels que les Nouveaux trucs et machins. Avec Michel Laclos, pour reprendre le mot d'André Gide, il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions "..."