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Multiciné. Boris Gourevitch, l’homme des complexes
Huyghe Axel ; Chapuy Arnaud
L'HARMATTAN
32,00 €
Épuisé
EAN :9782140493157
En mai 1939, Boris Gourevitch, un entrepreneur juif originaire d'Odessa, ouvre son premier cinéma dans le quartier de la gare Saint-Lazare à Paris, le Cinévog. Spolié et dénoncé pendant l'Occupation, il parvient après la fin de la guerre et depuis son exil aux Etats-Unis à récupérer son cinéma. De retour en France, Boris Gourevitch lance dans le Quartier latin des "? mini-salles ? " de cinéma, installées principalement dans des caves de vieux immeubles. Avec l'Elysées-Lincoln, son nouveau cinéma de trois salles inaugurées en octobre 1969 avec More de Barbet Schroeder, Boris Gourevitch installe un concept qui va transformer durablement le paysage de l'exploitation ? : le complexe, ancêtre des multiplexes d'aujourd'hui. Défenseur du cinéma d'auteur en facilitant la sortie de films difficiles, Boris Gourevitch finance et distribue les oeuvres de cinéastes qu'il apprécie : Rainer Werner Fassbinder, Andrzej Wajda, Dino Risi, Luigi Comencini ou encore Mario Monicelli. Avec la libération sexuelle à la fin des années 1960, il spécialise deux de ses cinémas en salles pornographiques. Aujourd'hui, la quatrième génération de la famille Gourevitch perpétue chez Multiciné l'indépendance de leurs cinémas Art et Essai et la défense des auteurs du monde. A travers des archives exceptionnelles ainsi qu'un portfolio réalisé dans trois cinémas emblématiques - 5 Caumartin, Elysées-Lincoln et 7 Parnassiens - les auteurs nous offrent le récit multiple d'un homme visionnaire et passionné.
La lutte contre les "fakes" (infox, fausses nouvelles, désinformation)... mobilise presse, ONG, législateurs et grands du Net. On rend la manipulation responsable des votes irrationnels (Brexit, Trump..) et de la perte confiance en la démocratie, demain de l'avènement de la "post-vérité". Pour certains, les Gilets jaunes sont les marionnettes des trolls russes et des extrémistes. Peut-on mesurer l'impact de la manipulation ? L'attribuer, la vaincre ? Elle ne passe plus seulement par les grands médias ; elle se démocratise avec les réseaux sociaux. Le fossé se creuse entre des élites pour qui seuls des gens manipulés ou délirants peuvent douter de l'évidence et des populations imperméables au discours d'en haut. Chacun trouve, dans les médias ou sur Internet de quoi confirmer ses croyances. Au moment où les citoyens n'arrivent même plus à débattre d'une réalité commune, le livre pointe les causes technologiques, sociales, culturelles idéologiques. Il explique les méthodes de repérage du faux, de vérification, de dénonciation et de contre. Il montre aussi les effets pervers. Il nous prépare à un de nos pires défis : falsification, doute et contrôle des esprits dans l'espace public.
Lorsque les nomades déplacent leur campement, que chargent-ils sur leurs bêtes de somme? Des tapis, noués ou tissés, de toutes tailles et de toutes formes, pour protéger l'entrée de la yourte, isoler du sol, servir de sacs de transport, de housses de coussins, de pièces d'harnachement... sans oublier les montants de bois du métier à tisser qui, une fois remonté, permettra de reprendre le travail et de créer de nouvelles pièces. Mais l'univers des tapis ne se réduit pas au monde nomade. Dès la plus haute Antiquité, les ateliers urbains de Perse produisent de luxueux tapis pour l'ornement des palais des souverains. À la Renaissance, les Occidentaux importent en grand nombre ces tapis d'Orient qui transitent par les routes de la Soie et font la fortune des marchands. Au XVIIIe siècle, ils se lancent à leur tour dans la fabrication: c'est le temps des grandes manufactures et le début d'une mutation industrielle qui fera du tapis l'accessoire incontournable du confort moderne. Edith et François-Bernard Huyghe retracent ici cette passionnante aventure technique, économique et artistique. Reconnaître les tapis d'Orient, turcs, persans, afghans, indiens, chinois... Identifier les motifs, boteh, gül, hérati, holbein... comprendre les techniques de nouage et de tissage: tout l'art des tapis en 150 illustrations.
Le 27 octobre 1971, en plein coeur du Quartier latin, un nouveau cinéma ouvre ses portes : le Saint-André-des-Arts. Le succès des deux salles est fulgurant : les spectateurs plébiscitent une programmation qui affiche de jeunes auteurs qui interrogent la société post-soixante-huitarde. Derrière le succès du cinéma de la rue Saint-André-des-Arts officie un homme sensible et discret : Roger Diamantis. Il incarne bientôt la figure combative des exploitants indépendants du Quartier latin, malmenés par la puissance des grands circuits et du système de distribution des films. Le Saint-André-des-Arts, désirs de cinéma depuis 1971 relate le parcours d'un autodidacte qui a oeuvré pour maintenir un lieu dédié à un cinéma exigeant et novateur.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.