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De la vulgarité en littérature. Divagations sur un thème
Huxley Aldous ; Sirven Hélène ; Screech Matthew
L'INVENTAIRE
15,30 €
Épuisé
EAN :9782910490973
En 1930, Aldous Huxley, dont la notoriété s'accompagne déjà d'un parfum de scandale, écrit, en France, De la vulgarité en littérature, réflexion en forme de contrepoint sur l'art et la science, la philosophie et l'histoire, les moeurs et la culture, méditation ouverte, contradictoire, brillante, parfois injuste, proposée - mais jamais imposée -à la sagacité du lecteur. Revisitant Shakespeare, Balzac, Baudelaire, Poe, Zola, Milton, Dostoïevski et tant d'autres, traquant dans les oeuvres comme dans la vie la moindre facilité ou vulgarité, l'auteur visionnaire du Meilleur des Mondes montre implicitement la fragilité et la vanité de l'homme. Un essai magistral, qui témoigne d'un amour des mots à la fois passionné et ironiquement distancié, une lecture roborative en un temps où l'on ne sait plus ce qu'est la littérature, où toutes formes de vulgarité, indistinctement, triomphent.
Voici près d'un siècle, dans d'étourdissantes visions, Aldous Huxley imagine une civilisation future jusque dans ses rouages les plus surprenants : un Etat Mondial, parfaitement hiérarchisé, a cantonné les derniers humains "sauvages" dans des réserves. La culture in vitro des foetus a engendré le règne des "Alphas ", génétiquement déterminés à être l'élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis. Le meilleur des mondes est possible. Aujourd'hui, il nous paraît même familier...
En 1946, dans sa préface à la réédition du Meilleur des mondes , Huxley écartait l'idée de retoucher, de corriger, d'actualiser ce chef-d'?uvre déjà vieux de quinze ans. En 1958 ? date de ce Retour ? ce sera chose faite. Il ne s'agit plus de fiction : ce monde, le monde, n'est plus un roman. La bombe H, deux dictatures sans précédent, l'explosion démographique sont passées par là...Avec une acuité redoublée et un impitoyable sens de l'humour, Huxley le critique relit Huxley le prophète et le confirme : vous croyiez rêver, vous le viviez. Le meilleur des mondes, c'est le nôtre...
Par l'ingestion de mescaline, Aldous Huxley rejoint à son tour le paradis artificiel de Nerval et Baudelaire. Mais l'originalité de cette expérience tient à la volonté scientifique qui l'anime: en 1954, c'est sous contrôle médical que le romancier absorbe la drogue dans le but d'ouvrir, selon l'expression de William Blake, "les portes de la perception" et de "connaître, par l'intérieur, ce dont parlaient le visionnaire, le médium, et même le mystique, le miracle [...] de l'existence dans sa nudité, la réalité manifestée". Outre ce récit initiatique, éponyme de l'ouvrage, sont rassemblés ici des essais qui témoignent d'une recherche spirituelle constante depuis La Philosophie éternelle (1945). A travers une culture syncrétique qui traite avec une même ferveur la pensée bouddhiste zen et le dogme catholique, se dessine le souci de mettre chacun sur la voie de l'illumination par la contemplation et le recueillement. Cette orientation donne aux réflexions de Huxley, sur le temps, l'art, le progrès et surtout la violence et la paix une dimension intemporelle. Cet essai a été suivi d'un autre qui le complète et l'enrichit, le ciel et l'enfer, réédité en 1999 aux éditions du Rocher.
Entrer en forêt tropicale, ce n'est pas simplement franchir une limite. C'est se glisser dans son silence, laisser venir en soi ses différents sons, ses formes. Se laisser envahir jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de frontière. Plus d'intérieur, plus d'extérieur, une seule forme: palpitante, vibrante, odorante." Pour Nora Herman, peintre et sculpteur argentine, la forêt tropicale est aussi nécessaire que l'air qu'elle respire. Mais comment respirer encore, lorsque, depuis de nombreuses années, on vit en France et que la forêt tropicale se fait vraiment trop rare? Nora Herman a trouvé la solution: se fabriquer une "Forêt de poche". Elle a donc pris son bâton de forestière et s'en est allée passer des heures dans les serres de Chèvreloup, à la-grande galerie du Jardin des Plantes, bref, partout, à Paris ou aux environs, où elle avait une chance de dénicher un pan de forêt tropicale. Le résultat de ses pérégrinations est ce carnet regorgeant d'insectes, de fleurs, de plantes et d'arbres, que l'on peut toujours porter sur soi afin de s'y promener dès que l'on ressent un besoin de touffeur, d'envahissement vert. Anne Coldefy-Faucard