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Le prix du progrès
Huxley Aldous ; Thiesset Pierre ; Joly Frédéric
ECHAPPEE
22,00 €
En stock
EAN :9782373091830
Le progrès est une chose délicieuse", se félicitent les bienheureux du Meilleur des mondes. Hélas, il a un prix : le progrès se paie de servitudes et de régressions. La croissance illimitée conduit à la surexploitation de la nature. La population vit dans un milieu artificialisé. L'industrie du divertissement colonise le temps libre, entraînant passivité et nivellement des esprits. La production massive de marchandises standardisées exige l'enrégimentement des consommateurs, assaillis de publicité. Le travail rationalisé perd en créativité. Le confort apporté par les machines amollit les corps et atrophie la sensibilité. Alors que le pouvoir ne cesse de se concentrer, les individus conditionnés perdent leur autonomie. Dans un tel monde scientifiquement organisé, comment préserver des conditions d'existence dignes ? Aldous Huxley refuse l'assujettissement de la personne à une société technicienne totalisante, n'ayant pour finalité que l'efficacité. Les hommes ne sont pas destinés à devenir les "rouages d'une machinerie industrielle". Contre le déchaînement de la puissance, l'illustre écrivain appelle à la mesure, soutient une philosophie pacifiste, prône la décentralisation et l'autogestion, défend la liberté et la coopération. Ces textes lumineux, pour la plupart inédits en français, révèlent un éminent penseur de l'écologie, qu'il considère comme le "problème fondamental" de notre temps.
Bienvenue à Pala, une île où l'Orient et l'Occident s'embrassent, où tout est pour le mieux dans le plus juste, le plus sage, le plus pacifique environnement qui soit. Utopie? Soit. Mais pour Will Farnaby, journaliste et heureux naufragé, le rêve est bien réel. Communion des hommes et de la nature, paradis artificiels, méditation, sagesse, liberté, respect des ressources et des individus... On la disait imaginaire: Pala s'ouvre à lui, bien réelle. Hélas, la perfection n'est pas appelée à durer. Cette enclave idéale, ce système autonome ne tarde pas à attirer les plus funestes convoitises. Le sultanat voisin - et, derrière lui, de féroces appétits internationaux - menace bientôt sa douce quiétude. A croire que ce que l'homme a fait de plus beau, l'homme peut le défaire. l'homme doit le défaire. Le meilleur des mondes, décidément, n'est pas pour demain...
Résumé : " Si l'organisation de la société est mauvaise (comme l'est la nôtre), et si un petit nombre de gens ont le pouvoir sur la majorité et l'oppriment, toute victoire sur la Nature ne servira inévitablement qu'à accroître ce pouvoir et cette oppression. C'est ce qui se produit présentement ". Il s'est écoulé près d'un demi-siècle depuis que Tolstoï a écrit ces mots, et ce qui se produisait à cette époque a continué à se produire depuis lors. La science et la technique ont fait des progrès notables au cours des années écoulées - et il en est de même de la centralisation du pouvoir politique et économique, il en est de même de l'oligarchie et du despotisme. Il est à peine besoin d'ajouter que la science n'est pas le seul facteur qui intervienne dans cette affaire. Aucun mal social ne saurait avoir une cause unique. D'où la difficulté dans n'importe quel cas donné, de trouver un remède complet. Tout ce que nous soutenons ici, c'est que la science en progrès est l'un des facteurs intervenant dans le déclin progressif de la liberté et dans la centralisation progressive du pouvoir, qui se sont produits au cours du XXe siècle.
Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre ? : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres. A l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal ? : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance. Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.
En s'appuyant sur de très nombreuses recherches et études scientifiques internationales, le grand psychiatre et spécialiste du cerveau Manfred Spitzer montre à quel point notre dépendance aux technologies numériques menace notre santé, tant mentale que physique. Elles provoquent chez les enfants et adolescents comme chez les adultes de nouvelles maladies et en rendent d'autres plus fréquentes : baisse des performances cognitives, troubles du sommeil, dégradation des capacités d'attention et de concentration, tendance à l'isolement et au repli sur soi, dépression, disparition du sentiment d'empathie, etc. Et même, chez les plus jeunes, baisse de la motricité et des capacités de perception. Ce vaste tableau des connaissances scientifiques sur les effets des écrans, enfin traduit en français, a rencontré un immense écho en Allemagne et dans le monde entier où il a provoqué nombre de débats et de prises de conscience. Cette synthèse majeure s'articule à une réflexion critique profonde qui ne se contente pas de lancer l'alerte sur les cyberpathologies. Elle nous apprend aussi à nous en protéger et à agir à titre préventif. Une contribution absolument cruciale pour tenter d'éviter un désastre psychologique et social.
Oppression des femmes et destruction de la nature seraient deux facettes indissociables d?un modèle de civilisation qu?il faudrait dépasser : telle est la perspective centrale de l?écoféminisme. Mais derrière ce terme se déploie une grande variété de pensées et de pratiques militantes. Rompant avec une approche chic et apolitique aujourd?hui en vogue, ce livre restitue la richesse et la diversité des théories développées par cette mouvance née il y a plus de 40 ans : critique radicale du capitalisme et de la technoscience, redécouverte des sagesses et savoir-faire traditionnels, réappropriation par les femmes de leur corps, apprentissage d?un rapport intime au cosmos? Dans ce road trip philosophique alternant reportage et analyse, l?auteure nous emmène sur les pas des écoféministes, depuis les Cévennes où certaines tentent l?aventure de la vie en autonomie, jusqu?au nord de l?Inde, chez la star du mouvement Vandana Shiva. Elle révèle aussi les ambiguïtés de ce courant, où se croisent Occidentaux en quête d?alternatives sociales et de transformations personnelles, ONG poursuivant leurs propres stratégies commerciales et politiques, et luttes concrètes de femmes et de communautés indigènes dans les pays du Sud.