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Al-Sîra. Le Prophète de l'Islam raconté par ses compagnons Tome 2
Hussein Mahmoud
GRASSET
42,65 €
Épuisé
EAN :9782246709114
Il n'est plus permis d'ignorer ou de méconnaître, aujourd'hui, l'homme que fut Muhammad, Prophète de l'Islam, figure majeure de l'histoire universelle. Mais comment obtenir sur lui des informations de première main? II faut pour cela remonter aux sources, puisées dans le corpus des chroniques - AL-SIRA - qui recensent ses faits et gestes d'après les témoignages de ses compagnons. Ce corpus, absolument incontournable, est cependant difficilement accessible au lecteur contemporain: rédigé il y a plus d'un millénaire, dans une langue arabe savante, par différents chroniqueurs, présentant chacun sa version des témoignages recueillis, composé d'une multitude de textes fragmentaires dont les liens sont souvent confus, il est resté, jusqu'ici l'apanage de spécialistes ou de clercs, l'utilisant de manière sélective voire partisane. Le présent ouvrage en donne une lumineuse synthèse, sous la forme d'un découpage-montage qui intègre les événements significatifs de la vie du Prophète, sélectionnés sans aucun parti pris doctrinal, ordonnés chronologiquement et ne comportant aucun ajout de la part des auteurs. Il se lit comme une fresque vivante, chaleureuse, colorée, à la portée du grand public. Le Tome I traite de l'Arabie pré-islamique, de l'enfance de Muhammad et de sa prédication à La Mecque, où sont posés les fondements spirituels et métaphysiques de l'islam. Le Tome II traite des dix dernières années de Muhammad à Médine, éclairant le sens concret des bouleversements suscités par son action prophétique, en même temps que les multiples facettes de son exceptionnelle personnalité. Biographie de l'auteur MAHMOUD HUSSEIN est le pseudonyme commun de Bahgat Elnadi et Adel Rifàat. Politologues français d'origine égyptienne, ils ont publié ensemble des ouvrages qui ont fait date: La lutte de classes en Egypte (Maspero, 1969), Arabes et Israéliens, un premier dialogue, avec Saül Friedhinder et Jean Lacouture (Le Seuil, 1974), Versant sud de la liberté (La Découverte, 1989). Auteurs de films de télévision, ils ont notamment conçu et écrit la série Lorsque le monde parlait arabe, ou L'âge d'or de l'Islam (diffusée par France 5 en 2000). Entrés à l'UNESCO en 1978, au cabinet du directeur général, ils ont codirigé le mensuel culturel international Le Courrier de l'UNESCO de 1988 à 1998.
La Sîra dresse le portrait de Mahomet dont la vie fut bouleversée à quarante ans lorsque l'ange Gabriel lui révéla que Dieu l'avait choisi comme messager. Mahmoud Hussein, pseudonyme de deux auteurs, reprend le texte de la Sîra afin de la rendre accessible à tous et de rétablir la vérité sur ce texte souvent détourné en fonction des discours du moment.
Le Coran est, pour les musulmans, la Parole de Dieu, révélée au Prophète Muhammad parl?intermédiaire de l?ange Gabriel entre 6610 et 632 de l?ère chrétienne. Est-il besoin de souligner l?importance aujourd?hui de comprendre ce que dit ce texte capital? Ce qu?il dit et non pas ce qu?on lui fait dire. L?ouvrage que voici donne des clés pour le lire et le penser. En replaçant de nombreux versets du Coran dans les circonstances où ils furent révélés, il éclaire des évidences largement occultée à l?heure actuelle et cependant essentiels à l?intelligence du texte. Et de l?islam.
Pour les croyants musulmans, le Coran est la Parole de Dieu. Selon certains d'entre eux, cette Parole doit être prise à la lettre ; selon les autres, elle peut faire l'objet d'interprétations plus ou moins subtiles. Mais pour la plupart d'entre eux, elle est imprescriptible, elle a valeur absolue, en tous temps et en tous lieux. Cette approche a été transmise depuis des siècles, de génération en génération, comme une évidence indiscutée. Mais elle pose désormais un insidieux dilemme à tous les croyants qui portent une vision sécularisée du monde et se réclament de valeurs humanistes universelles. Assumant le principe de l'égalité en droit des individus, quels que soient leur religion, leur sexe, ou leur appartenance ethnique, ces croyants se trouvent en porte à faux avec nombre de versets coraniques qui vont à l'encontre de ces valeurs. Ils ne peuvent que récuser, par exemple, l'inégalité de statut social entre l'homme et la femme, la pratique de l'esclavage, la violence contre les Infidèles, les châtiments corporels. Le dilemme de ces croyants n'est pas imputable au Coran, mais au dogme selon lequel la Parole de Dieu serait globalement imprescriptible. Dogme qui repose sur un postulat implicite, tout à fait discutable : que la Parole de Dieu est nécessairement consubstantielle à Dieu. Ce postulat a été théologiquement réfuté par certains des plus grands penseurs musulmans. C'est une thèse, qui a lentement pris corps en se confrontant à une thèse adverse, et qui n'a définitivement prévalu, à l'échelle du monde musulman, que plusieurs siècles après la mort du Prophète. Le présent essai rappelle brièvement le contexte historique dans lequel cette thèse s'est imposée, avant de démontrer qu'elle peut faire, au XXIe siècle, l'objet d'une réfutation nouvelle, dotée d'une cohérence, et d'une force d'évidence, qu'elle ne pouvait avoir il y a mille ans.
Résumé : A partir du 25 janvier 2011, la place Tahrir a été le haut lieu d'un soulèvement populaire qui, défiant un formidable appareil de répression, s'est mué en kermesse festive et en agora permanente. Ce bouillonnement révolutionnaire, qui a gagné toutes les grandes villes du pays, s'est perpétué avec des hauts et des bas, durant deux ans et demi. Puis la place a été réduite au silence. On peut ne retenir du soulèvement que son issue fatale, n'y voir que la défaite politique des héros de Tahrir. Mais on passe ainsi à côté de l'essentiel - l'avènement d'un nouvel acteur collectif sur la scène historique égyptienne, une jeunesse anti-autoritaire qui a su mobiliser autour d'elle de vastes forces populaires et, pour la toute première fois, briser l'aura de légitimité dont se prévalaient les autocrates depuis des millénaires. Pour saisir la profondeur de l'événement, nous dit Mahmoud Hussein, il faut le situer dans l'histoire longue du pays, y voir le point d'orgue d'une série de soulèvements qui, de la révolte contre l'expédition de Bonaparte en Egypte au renversement de Moubarak, jalonnent l'entrée des gouvernés égyptiens dans la modernité. Il s'agit là d'une grille de lecture, jamais utilisée dans le monde de l'islam, qui explore l'histoire contemporaine comme un long arrachement à la pensée théologique et à la légitimité de la soumission, une lente sécularisation des esprits, l'affirmation progressive de l'autonomie de l'ici-bas par rapport à l'au-delà, et de l'individu par rapport à la communauté. La conquête progressive du libre-arbitre et d'une conscience citoyenne. Ce livre raconte l'épopée d'un peuple qui se délivre, pas à pas, des chaînes intimes de la servitude.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.