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Les Empires. Antiquité et Moyen Age, Analyse comparée
Hurlet Frédéric ; Balard Michel ; Beaujard Brigitt
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753506046
L'Empire est une forme d'État qui est attestée tout au long dé l'Antiquité et du Moyen Âge, mais qui a été peu souvent étudiée en tant que telle en raison des succès rencontrés en Europe occidentale par l'État-nation. Loin de toute visée encyclopédique, cet ouvrage collectif a pour objet de définir en tant que structure politique la notion d'empire à partir d'une sélection qui invite à la comparaison. Ont fait l'objet d'une synthèse rédigée par des spécialistes reconnus les empires suivants: l'Assyrie, Athènes auVe siècle, les Séleucides, Rome depuis la République jusqu'à la fin de l'Antiquité, Byzance, les Carolingiens, le Saint-Empire romain germanique, Gênes, le califat abbasside, les Almoravides et le califat almohade. Une analyse comparée a été tentée à l'aide d'un argumentaire qui a conduit à traiter de façon systématique dans les onze contributions les trois questions suivantes: la terminologie utilisée durant l'Antiquité et le Moyen Âge pour désigner ce que nous appelons un empire; le mode de fonctionnement politique, administratif et militaire de la structure impériale; la manière dont les idées, informations, objets ou personnes circulaient dates l'espace impérial depuis le(s) centre(s) du pouvoir vers les périphéries ou dans l'autre sens. Les réponses liées à chacun des empires étudiés ont fait apparaître cinq traits communs: sentiment de s'inscrire dans une continuité historique; existence d'un ou plusieurs pouvoirs centraux forts dont l'exercice passait par le commandement militaire, la délégation de compétences et l'alliance avec des pouvoirs locaux; nuise en relation de ce(s) centre(s) avec les périphéries; prétentions à l'universalisme; identité impériale au sein d'espaces étendus marqués par une diversité ethnique, politique et culturelle. L'ensemble de ces cinq caractéristiques ou en tout cas la majorité d'entre elles se sont combinées et articulées d'une manière et sous une forme qui sont propres à chacune des entités politiques étudiées dans cet ouvrage. Il faut à ce titre cesser de raisonner par référence à un idéal-type qui serait à identifier avec l'Empire romain ou les empires coloniaux de l'époque contemporaine et à l'aune duquel les autres empires, antérieurs et postérieurs, seraient à évaluer. La référence à l'Antiquité et au Moyen Âge témoigne de la variété des expériences historiques dont chacune engendra une forme spécifique d'empire. Biographie: Frédéric Hurlet est Professeur d'histoire romaine à l'université de Nantes. Il est membre du CRHIA (Centre de Recherche d'Histoire Internationale et Atlantique, EA 1163) et y co-dirige l'axe 2 consacré aux Échanges, conflits et relations internationales en Europe et dans ses périphéries.
Une équipe internationale d'historiens, de littéraires, d'historiens de l'art et d'archéologues étudient dans cet ouvrage la res publica restituta. Dans le domaine des institutions, dans la mise en forme du discours officiel ou dans le regard porté sur le nouveau régime par ses contemporains (poètes et historiens), leurs contributions permettent de se représenter les fondements du principat augustéen.
Résumé : De la prise du pouvoir par Auguste (31 a. C.) à la mort de Domitien (96 p. C.), l'histoire de Rome a connu de profonds bouleversements, marqués par l'avènement des Julio-Claudiens, puis des Flaviens, et par une grande extension de son Empire. A travers la transformation de la République romaine en une monarchie impériale, ce manuel de synthèse retrace l'histoire politique de Rome et ses mutations économiques, sociales et religieuses. Composé d'une multitude de cités, encadré par une administration hiérarchisée, le monde provincial est étudié, tant du point de vue des gouvernants que de celui des gouvernés.
Les études sur la Rome républicaine et les débuts de l'Empire ont mis en avant la notion de "culture politique", définie comme un mode de légitimation qui contient des images, des rituels et des actes. Les prises de décision dans les assemblées et au Sénat ont fait l'objet d'études qui dépassent le droit public. La question des qualifications pour exercer le pouvoir a donné lieu à des réflexions sur les compétences savantes comme le droit, mais aussi sur les compétences sociologiques, niveaux de fortune, clientèles, prestige. Une dimension échapait encore à l'analyse. Les acteurs de la politique étaient définis par leurs actes et leur statut, mais l'autorité, l'auctoritas, qui permettait de l'emporter dans la prise de décision, n'avait pas encore fait l'objet d'une étude satisfaisante. Cette qualité était incarnée par des individus, mais elle état aussi reconnue à des institutions (Sénat). Les propos et les normes qui s'appuyaient sur elle étaient d'une telle force qu'ils étaient aussitôt suivis d'effet. Les études rassemblées dans cette publication se recoupent pour faire de l'auctoritas un "surplus" et à conférer à l'individu ou au groupe détenteur d'une telle qualité une supériorité qui structurait les comportements.
Tel un sphinx, Auguste est une figure historique énigmatique qui a excellé dans l'art de la dissimulation. Il a légué à la postérité une image protéiforme qui met face à face la détermination froide d'un homme prêt à tout pour s'emparer du pouvoir et son statut de fondateur d'empire divinisé. Cette biographie entend concilier l'histoire, la mémoire et le mythe qui ne cessa d'évoluer depuis le décès d'Auguste jusqu'à son exploitation par les régimes fascistes du XXe siècle en passant par Charlemagne et les Lumières. La clé de l'interprétation de ce personnage réside dans l'ambiguïté foncière qui s'attache à toute forme de pouvoir et qu'il porta à son paroxysme en étant tour à tour un général ambitieux, le restaurateur des institutions traditionnelles de l'Etat et le premier empereur romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.