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FIN DE LA PAUVRETE ? - LES EXPERTS SOCIAUX EN GUERRE CONTRE
HURET ROMAIN
EHESS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782713221620
Est-il possible de supprimer définitivement la pauvreté aux États-Unis? Telle est la question que se posent les experts dans l'Amérique prospère de l'après-Seconde Guerre mondiale. Avant de chercher des solutions concrètes, il leur faut mettre en forme le problème en définissant à l'aide d'outils statistiques et économiques la pauvreté comme relative et involontaire. La fixation de seuils de pauvreté et le ciblage de catégories spécifiques permettent de mieux appréhender la nature de la pauvreté aux Etats-Unis. Longtemps souterrain et secret, ce travail scientifique trouve un relais politique dans les années 1960 lorsque les administrations démocrates de John Kennedy (1960-1963) et Lyndon Johnson (1963-1968) adoptent le principe d'une guerre contre la pauvreté. Mais la prise de décision politique n'entraîne pas l'adoption des formes fiscales et monétaires de redistribution des revenus prônés par les experts. Cet échec annonce la permanence de la pauvreté dans le pays, une réalité de plus en plus visible dans l'espace public de l'Amérique contemporaine Biographie de l'auteur Historien des Etats-Unis à l'époque contemporaine, Romain Huret est conférencier à l'université de Lyon II et est membre de Centre d'Etudes nord-américaines de l'EHESS
Richard Nixon, 37e président des États-Unis, continue de susciter des sentiments passionnés. Homme d'État visionnaire pour certains, individu sans charisme et malhonnête pour d'autres, il a donné naissance à des interprétations différentes et antagonistes de la part des historiens. Romain Huret détaille le parcours de ce fils de petits commerçants californiens, et permet au lecteur de découvrir un homme à part, à la trajectoire non pas météorique comme celle d'un Kennedy mais laborieuse et obstinée, exemplaire par sa capacité à s'insérer dans le fonctionnement de la démocratie américaine... pour le meilleur et pour le pire. Cette biographie analytique révèle les mutations politiques, sociales et culturelles des États-Unis. Au fil des pages, la carrière nixonienne met au jour les transformations de la sociologie de l'électorat, la permanence des pratiques secrètes au c?ur même de l'État et la violence des représentations au sein du débat politique. Richard Nixon n'est en rien " un cas " au sens où l'entendent les psychiatres et les psychohistoriens ; bien au contraire, il nous permet de " penser par cas " l'Amérique du XXe siècle.
En France, la figure du conservateur américain nous semble familière: des femmes au foyer très croyantes, des cow-boys armés, des évangélistes délirants, des militants anti-avortement extrémistes... Ces visions caricaturales influencent notre jugement: l'émotion, l'indignation ou la moquerie qu'elles inspirent déforment notre regard et nous empêchent de voir un véritable mouvement social dans l'action de ces militants conservateurs. A travers une série d'enquêtes et d'analyses, les auteurs de ce livre décryptent la culture conservatrice, ses références, ses modes d'action, les lieux et les motifs de son combat... Dans les talk-shows, les conseils d'école, les campus ou encore sur leurs lieux de travail, ces Américains se mobilisent contre les valeurs progressistes et l'héritage des années 1960 qui menacent leur vie privée. Les conservateurs américains possèdent une culture contestataire extrêmement dynamique, et c'est indéniablement l'une des clés qui expliquent leur succès électoral dans l'Amérique contemporaine.
Résumé : Le 1er avril 1935, dans une salle bondée d'un austère bâtiment administratif de la ville de Pittsburgh, débute un étonnant procès qui fait la couverture des journaux pendant plusieurs mois. Agé de quatre-vingts ans, Andrew W. Mellon, richissime banquier et ministre des Finances pendant toutes les années 1920, est accusé par l'administration du président Roosevelt d'avoir fraudé le fisc en détournant à son profit les lois qu'il avait lui-même contribué à instaurer. Si une résolution du contentieux aurait été possible dans la discrétion des bureaux de Washington, au lendemain de la crise de 1929 et en plein New Deal, il a été décidé d'aller au bout de la procédure et d'exposer les malversations fiscales de l'un des hommes les plus puissants du monde. Au fil du procès, le capitalisme états-unien se déploie, révélant les conditions d'enrichissement de quelques-uns au détriment du plus grand nombre. A l'opposé des discours d'autocélébration des grands financiers et capitaines d'industrie, ceux-ci doivent leur fortune beaucoup plus à des lois qu'à leur génie ou leur flair des affaires. Ces débats, contradictoires et passionnés, fascinent la population car ils ébranlent le contrat social républicain. A la manière d'un thriller juridico-financier, Romain Huret retrace cette histoire oubliée qui a conduit des millions d'Américains à interroger le rôle de l'Etat, la responsabilité sociale des élites et la perpétuation des inégalités. Sa résonance avec la situation contemporaine donne à comprendre la manière dont le capitalisme met à l'épreuve les principes mêmes de la démocratie.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.