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Miniatures & peintures indiennes. Volume 2
Hurel Roselyne
BNF
35,50 €
Épuisé
EAN :9782717724875
Après un premier volume, publié à l?occasion de l?exposition « Miniatures et peintures indiennes »(Bibliothèque nationale de France, 2010), qui présentait des oeuvres d?origine moghole oudeccanie, Roselyne Hurel poursuit ici, avec 1 500 notices supplémentaires, l?inventaire raisonné desoeuvres indiennes du département des Estampes et de la Photographie de la BNF, une collection de2 500 pièces reflétant les deux faces d?une même culture, islamique et hindoue, deux mondesesthétiques qui, tout en étant éloignés, ont cohabité harmonieusement. Ce volume-ci fait découvrirle second point fort de la collection, quasiment inédit, un fonds provenant de l?Inde méridionale.Il s?agit de peintures illustrant les grands textes post-védiques et épiques ? Bhagavata Purana,Kandapuranam, Ramayana ?, conservées en recueils très peu consultés. Ces peintures, d?uneadmirable fraîcheur, constituent une mine documentaire exceptionnelle sur la mythologie etl?ethnographie indiennes et composent un incomparable répertoire de formes, une mine d?or pourqui s?intéresse à l?iconographie hindoue.Les peintres de l?Inde du Sud (moochy) ont produit une imagerie populaire, très synthétique et auxcouleurs vives, destinée aux pèlerins qui se rendaient en grand nombre dans les villes saintes. Cesséries de peintures de dieux monstrueux aux innombrables paires de bras fascinèrent lesEuropéens et les artistes s?adaptèrent à cette nouvelle clientèle. Des styles originaux sedessinèrent, variant selon les régions et les villes où séjournaient les commanditaires(Masulipatam, Karikal, Madras, Tanjore, Pondichéry?), curieux aussi des populations si diversesqu?ils côtoyaient: l?usage se répandit alors de représenter les métiers, les castes, les costumes endes suites reliées en albums pour les voyageurs.Ces suites de pièces populaires de facture naïve, parfois qualifiées de bazar paintings, quelque peuméprisées hier comme souvent les oeuvres artisanales ou folkloriques, ont acquis en devenantrares un intérêt documentaire et iconographique précieux.
Résumé : C'est autour de l'année 1859 que la préhistoire s'affirme, à l'échelle de l'Europe, comme un domaine de recherche nouveau et fécond. Les grandes disciplines des sciences naturelles (géologie, paléontologie?) et des sciences de l'homme (archéologie, histoire, philologie?) participent à la création de cette nouvelle science à travers les débats fondateurs portant sur l'ancienneté de l'homme et sur son origine animale. En une décennie, c'est toute la conception des origines de l'humanité qui s'en trouve bouleversée de façon profonde et durable au moment même où se diffuse la théorie darwinienne de l'évolution. Cet ouvrage propose une relecture de cette période primordiale de l'histoire de l'archéologie préhistorique. Pour cela, il s'intéresse non seulement aux découvertes et aux idées qui ont nourri la connaissance mais également aux acteurs (chercheurs officiels et amateurs) et aux institutions (congrès, revues, sociétés savantes, musées, Muséum?) qui ont porté son développement et son rayonnement. Cette étude se place en continuité avec les démarches actuelles de la recherche sur les premières industries du Nord de la France et de la muséologie de la préhistoire.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Quelques valves de coquillages contenant une infinie variété de pigments (safran, cochenille, jaune orpiment, indigo, malachite, lapis-lazuli...), des pinceaux constitués de trois poils d'écureuil pour dessiner sur le papier de fibre de riz, de coton, de lin ou de soie: la sobriété de l'outillage des peintres et miniaturistes de l'Inde est stupéfiante et le raffinement du dessin, la délicatesse de touche qui caractérisent leur art fascinent, bien au-delà du charme d'un simple exotisme. Précieuses miniatures exécutées au temps du dernier des Grands Moghols, l'empereur Aurangzeb (1618-1707), de ses successeurs immédiats et auprès des cours provinciales du Deccan, d'Awadh ou du Bengale, grands dessins d'architecture du Taj Mahal, du fort d'Agra, dites Company Paintings, albums d'oeuvres documentaires, réalisés à la demande de résidents européens curieux des moeurs des Indiens: voici un panorama de l'Inde dans sa grande diversité, mais également deux faces d'une même culture, islamique et hindoue, deux mondes esthétiques qui, tout en étant éloignés, ont cohabité harmonieusement. Soigneusement conservées sous leurs reliures, souvent encadrées de leurs marges d'origine sablées d'or ou décorées de fleurs polychromes, ces 2500 peintures et miniatures du département des Estampes et de la Photographie forment la collection indienne la plus importante de France. Elles ont été collectées par différents voyageurs, téméraires et curieux, partis visiter dès le XVIIe siècle l'Empire moghol, auxquels succédèrent marchands venus faire fortune, soldats, agents de la Compagnie des Indes, émissaires, théologiens, philologues, historiens, géographes. Dans cette excellente introduction à l'indianisme, Roselyne Hurel offre une des grandes pages de l'histoire complexe et touffue des relations, anciennes, de la France et de l'Inde. De grands personnages, qui tous ont enrichi les collections royales, sont ici mis à l'honneur: ils ont pour noms Jean-Baptiste Gentil, Abraham Porcher des Oulches, Auguste Lesouëf... Très attendu, cet inventaire raisonné est publié à l'occasion de l'exposition "Miniatures et peintures indiennes de la Bibliothèque nationale de France". Un second volume est consacré aux peintures provenant de l'Inde méridionale, quasi inédites, illustrant les grands textes post-védiques et épiques (Bhagavata Purana, Ramayana) et les recueils d'innombrables divinités hindoues.
Pour la première fois en France, la BnF célèbre J.R.R. Tolkien à l'occasion d'une grande exposition événement. Dialoguant avec les collections de la BnF, les manuscrits, dessins, cartes et photographies de l'honorable professeur d'Oxford reproduites dans le catalogue permettent d'arpenter et de mieux comprendre le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux. "Au fond d'un trou vivait un hobbit." Lorsqu'en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l'honorable professeur d'Oxford est loin d'imaginer le succès mondial et l'impact de son oeuvre sur la culture populaire. La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l'accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d'arpenter le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d'un parcours dévoilant les secrets de la création de cette oeuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l'oeuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les oeuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l'histoire de la Terre du Milieu.
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Si la lecture apparaît comme une valeur refuge dans l'éducation des enfants, les livres qui leur sont destinés ne font pas toujours l'unanimité. Les discours actuels, de plus en plus impérieux, le confirment, et le débat reste ouvert : où s'arrête la liberté d'expression en regard des impératifs liés à la protection de l'enfance, où commence la censure ? La censure appliquée au livre pour enfants En préambule, Jean-Yves Mollier rappelle qu'au XIXe siècle, au moment même où se constitue une littérature pour la jeunesse, l'Enfant représente, de la même manière que la Femme ou le Peuple, une catégorie sous surveillance, perméable par nature à l'influence néfaste des mauvaises lectures. L'abbé Bethléem (dont les archives sont conservées à la bibliothèque de l'Arsenal) joue un rôle considérable dans la campagne menée dans la première moitié du XXe siècle contre les journaux licencieux et les illustrés pour la jeunesse (Anne Urbain). Ce sont en effet ces illustrés, français (L'Epatant) puis américains (Le Journal de Mickey), qui concentrent dans un premier temps les attaques des censeurs, dont les arguments d'ordre moral ou esthétique constituent paradoxalement l'un des premiers discours critiques sur la bande dessinée (Sylvain Lesage). La même accusation de propager, par l'exemple, la criminalité juvénile se retrouve dans les discours à l'encontre du cinéma (Roxane Haméry). En France s'est mise en place, en juillet 1949, une législation qui encadre les publications à destination de l'enfance et de l'adolescence, qui " ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit [... ] présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse ". Dans le même temps, aux Etats-Unis, est apparue, selon des modalités un peu différentes, la Comics code authority qui régira pendant des décennies la publication des comics américains (Jean-Paul Gabilliet). Le tournant de mai 1968 Mai 1968 bouleverse le paysage bien ordonné de l'édition pour la jeunesse, en initiant un mouvement de libération de l'enfance opprimée par la famille, l'école, et le monde des adultes en général, dont le Petit livre rouge des écoliers et des lycéens, traduit et publié en France par François Maspero en 1971, est emblématique (Sophie Heywood). La plongée de Bernard Joubert dans les archives de la Commission de surveillance des publications pour l'enfance et l'adolescence, instaurée par la loi de juillet 1949, est riche d'enseignements sur la manière dont celle-ci examine au fil du temps les publications pour la jeunesse. Au-delà de la loi et de son application, de moins en moins restrictive, les pressions exercées sur le livre pour enfants restent multiples, qu'elles viennent des responsables politiques ou des parents, et s'expriment tout particulièrement dans les bibliothèques publiques (Véronique Soulé). La parole est aussi donnée aux acteurs de cette histoire contemporaine, à un éditeur (Thierry Magnier) et à des créatrices (Agnès Rosenstiehl et Katy Couprie). Laissez-les lire ! Du XIXe siècle à aujourd'hui, les discours à l'encontre des mauvaises lectures sont révélateurs des angoisses du temps, et des permanences des interdits liés prioritairement à la violence et à la sexualité, dont le livre pour enfants, territoire doublement sanctifié, devrait être protégé à tout prix. " Ne craignons pas trop vite de traumatiser les enfants. Le danger est bien plus grand dans ce qui est mièvre et ennuyeux que dans ce qui est trop fort dans sa vérité " disait pourtant Geneviève Patte dans Laissez-les lire ! en 1978... Rubriques : " Autour d'une oeuvre " mène l'enquête à propos d'un mystérieux jeu de tarot vénitien ; La " Découverte " se penche sur le ballet que Roland Petit (1976) consacre à Nana ; La rubrique " Portrait " autour de Judith Gautier ; La rubrique " Innovation " consacrée au livre augmenté ; Le récit de Nathalie Kuperman en " Résidence " à la BnF
Ce nouvel opus de " L'oeil curieux " propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF. C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés " contraires aux bonnes moeurs " et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée " Enfer ". Il en alla de même des estampes. Ce nouvel opus de " L'oeil curieux " propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.