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Les nouveaux féodaux . Le contresens de la décentralisation
Hureaux Roland
GALLIMARD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070734900
La décentralisation est devenue le pont aux ânes de la pensée politique française. Le gouvernement actuel l'exalte comme la "mère des réformes". Décentraliser paraît aller de soi. Tout en récusant un jacobinisme dépassé, l'essai tonique de Roland Hureaux met en cause ces évidences. Contrairement à ce que l'on entend répéter, il y a belle lurette que la France n'est plus un État centraliste. Les corporatismes, que la Révolution avait cru éliminer, fleurissent. Le cumul des mandats a donné presque partout la réalité du pouvoir à de grands féodaux, anciens ou futurs ministres, maires de grandes villes, présidents de conseils régionaux et généraux. Le système clientéliste qu'il favorise pèse sur les dépenses publiques. Comment dès lors prétendre démultiplier les pouvoirs locaux sans entraîner une hausse des prélèvements obligatoires déjà très élevés dans notre pays? Autres mythes pourfendus par l'auteur: l""Europe des régions", incompatible avec l'ambition fédérale; le"principe de subsidiarité", que l'Europe applique à l'envers; les" grandes régions ", inutiles; et surtout l" "intercommunalité", cette entreprise opiniâtre de la technocratie pour regrouper les communes qui porte atteinte à l'héritage multiséculaire de la France et à la démocratie. Pourquoi donc réaliser des réformes qui ne sauraient qu'aggraver les maux dont souffre notre pays, se demande l'auteur. Serait-ce que les nouveaux féodaux, désormais sûrs de leur pouvoir, ne songent plus qu'à l'accroître au détriment d'un État garant de l'intérêt général, ou n'est-ce qu'un simple effet du vide abyssal de la pensée politique? Les deux hypothèses ne sont pas nécessairement contradictoires.
Qu'y a-t-il de réel en Europe, sinon les peuples, leur histoire, leur langue, leur génie, en un mot leur liberté ? Le système bruxellois peut-il donner une meilleure preuve de sa nature foncièrement idéologique, c'est-à-dire de sa détestation du réel, qu'en décidant froidement de faire passer par la force la Constitution, rejetée explicitement par les Français et les Hollandais, exprimant, à cette occasion, un sentiment à l'évidence partagé par la plupart des autres nations concernées ? Précédée d'une réflexion pénétrante sur le référendum du 29 mai 2005, cette deuxième édition d'un ouvrage désormais classique est aujourd'hui d'une lecture indispensable.
Résumé : Qui était Jésus Christ, qu'a-t-il dit, qu'a-t-il fait ? Telles sont les trois questions auxquelles tente de répondre ce livre. Citant largement les quatre évangiles canoniques - Matthieu, Marc, Luc et Jean -, mais également le Testament juif et les autres textes du Nouveau Testament, Roland Hureaux présente, en plus d'une véritable anthologie des passages essentiels, une image précise de la personnalité de Jésus de Nazareth et de son enseignement. Historien, il a nourri son récit d'une évocation approfondie du contexte historique du Ier siècle, juif et romain. Et au-delà de cette connaissance, il s'appuie sur son expérience personnelle des mécanismes du pouvoir pour éclairer les ressorts cachés de la vie publique de Jésus. Ne faut-il pas prendre au sérieux l'appellation de Fils de David, et donc de roi des Juifs ? Paul n'aurait-il pas rencontré le Christ ? Les Pharisiens n'étaient-ils pas d'autant plus hostiles à Jésus qu'ils en étaient proches ? Comment apprécier le rôle des femmes dans l'entourage de Jésus ? Quelle fut en définitive la mécanique politique implacable qui conduisit à sa mort ? Une approche inédite et originale. Roland Hureaux est agrégé d'histoire, ancien élève de l'Ecole normale supérieure (Saint-Cloud) et de l'ENA, membre des comités de rédaction de Commentaire et de Résurrection. Outre plusieurs essais politiques et de nombreux articles, il a publié Jésus et Marie-Madeleine (chez Perrin), traduit en plusieurs langues, et Gnose et gnostiques des origines à nos jours (chez Desclée de Brouwer).
Résumé : Fort de sa large connaissance des rouages de la sphère publique et de la société française, Roland Hureaux fait un bilan sans concession de l'action du président Macron (dix ans compte tenu du rôle essentiel qu'il a joué auprès de Hollande). Une politique qui ne conduit à rien moins qu'à la destruction de la France. Candidat à sa propre succession, Macron n'a pas trahi la gauche : il en incarne, au contraire, la figure achevée. A la poursuite d'idéaux utopiques, la gauche ne pouvait en effet que trahir, que ce soit au travers des totalitarismes d'hier ou du ralliement sans conditions d'aujourd'hui au capitalisme le plus déchaîné. Macron représente le dernier avatar de cette gauche contemporaine que l'on voit à l'oeuvre aux Etats-Unis avec Biden : nouveau bloc historique alliant une poignée de multimilliardaires dont le Forum de Davos est l'expression accomplie, et les mouvements d'extrême-gauche hostiles à la famille, aux nations, aux libertés. En visite à Washington, Macron a avoué qu'il voulait "déconstruire la France" . Quoiqu'il n'ait cessé, de favoriser les puissances d'argent, il est un inconditionnel du woke, idéologie antiraciste, antinationale, antifamiliale, qui gangrène l'Occident et ne cesse de stigmatiser dans les médias ou les prétoires, l'islamophobie, l'homophobie, les climato-sceptiques et maintenant les "antivaccins" . Macron a en même temps développé toutes les formes d'assistance, laissant filer les déficits et écrasant les classes moyennes suspectes d'incarner une conscience nationale, religieuse ou civilisationnelle. Pour tous ceux qui ne résument pas la politique aux questions d'argent, Macron se situe, plus qu'aucun Président, à l'extrême-gauche. Toute son action montre qu'il voue à la France un désamour, moins affectif qu'idéologique : la France n'a pas sa place dans le projet euro-mondialiste qu'il prétend porter.
Une certaine rhétorique tend à présenter la crise démographique des pays occidentaux comme la "fin de l'homme blanc" tout prêt à être submergé par les barbares immigrés venus du tiers-monde. En réalité, le prolongement des courbes actuelles montre que la crise européenne n'est que le prélude à une crise mondiale, où les différents pays entrent les uns après les autres. C'est à terme la survie de l'humanité qui est en question. Les causes de la baisse des naissances sont complexes: ni la contraception moderne, ni le travail des femmes, ni la crise économique, ni l'individualisme ambiant - raisons communément avancées - ne l'expliquent à eux seuls. Les sociétés modernes ont mis en place toute une série de mécanismes (division du travail, salariat, systèmes de retraite...) dont elles ne maîtrisent pas les effets pervers comme la dénatalité qui va souvent à l'inverse des vraies aspirations des femmes. Pour corriger ces effets pervers, il est vain de rêver à un retour aux équilibres démographiques "naturels" du passé: il faut ajouter l'artifice à l'artifice. C'est là le sens des politiques dites familiales, efficaces quand elles sont suffisamment résolues. Encore faut-il que l'homme veuille sa propre survie.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.