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L'actualité du gaullisme. Cinq études sur les idées et l'action du général de Gaulle
Hureaux Roland ; Charbonnel Jean
F X DE GUIBERT
22,80 €
Épuisé
EAN :9782755401431
A l'opposé de la célébration hagiographique, Roland Hureaux propose une vision renouvelée et moderne du gaullisme. Il en montre d'abord le fondement anthropologique : la conception que le général de Gaulle avait du fait national et des responsabilités du président, s'enracine dans une réalité à la fois multiséculaire et universelle : le principe de leadership. L'humanité est composée d'entités organisées, héritées de l'histoire qu'il n'appartient à personne de refonder arbitrairement. Aujourd'hui, les Etats-nations sont et demeureront pour longtemps encore le groupe pertinent, n'en déplaise aux tenants des utopies supranationales. Ce qui ne veut pas dire repli sur soi-même ou guerre ; mais, au contraire, devoir de respect, reconnaissance mutuelle, coopération féconde. A la tête de ces nations, se trouve un chef ou leader, héréditaire ou élu. Ce que les peuples attendent de lui s'inscrit dans les fondamentaux de la nature humaine : les défendre, assurer la paix, la cohésion, la prospérité, soutenir leurs intérêts matériels et spirituels, promouvoir leur rayonnement. Cela suppose que le chef demeure un homme libre, à la tête d'une entité souveraine et qu'il bénéficie du consentement populaire, dont la démocratie est la forme moderne. Cette conception se situe dans la continuité d'une école de pensée trop méconnue en France : le libéralisme catholique dont Chateaubriand, référence intellectuelle fondamentale du général, fut la figure emblématique... Elle se trouve à l'opposé de ce qui constitue le " mal du siècle ", l'idéologie, forme de gouvernement pervertie, dont le principe n'est pas le service pragmatique des intérêts d'une communauté concrète, mais l'asservissement à une Idée supposée salvatrice, généralement simplificatrice et oppressive, souvent paravent d'une domination étrangère (la " Révolution nationale ", le socialisme, la supranationalité). Le gaullisme est la forme achevée de la politique conforme à la nature : une politique sans idéologie. Soucieux de maintenir une distance critique, Roland Hureaux pose aussi la question : " de Gaulle fut-il infaillible ? ". Il y répond en toute liberté. Un livre essentiel pour comprendre et revenir aux fondements de la Ve République.
Qu'y a-t-il de réel en Europe, sinon les peuples, leur histoire, leur langue, leur génie, en un mot leur liberté ? Le système bruxellois peut-il donner une meilleure preuve de sa nature foncièrement idéologique, c'est-à-dire de sa détestation du réel, qu'en décidant froidement de faire passer par la force la Constitution, rejetée explicitement par les Français et les Hollandais, exprimant, à cette occasion, un sentiment à l'évidence partagé par la plupart des autres nations concernées ? Précédée d'une réflexion pénétrante sur le référendum du 29 mai 2005, cette deuxième édition d'un ouvrage désormais classique est aujourd'hui d'une lecture indispensable.
Depuis vingt siècles, la figure de Marie-Madeleine apparaît comme l'une des plus étonnantes du christianisme. Le succès du Code Da Vinci a relancé l'intérêt pour ce personnage essentiel de notre culture. Et si l'on était sérieux ? La question des relations entre Jésus et Marie-Madeleine a alimenté tant de divagations ésotérico-fumeuses qu'il est nécessaire et instructif de revenir aux sources. A commencer par le Nouveau Testament, la principale et la plus fiable, ainsi que les évangiles apocryphes et les biographies médiévales. Voilà qui permet à Roland Hureaux de proposer une réponse argumentée à trois questions passionnantes : y a-t-il eu une ou trois Marie-Madeleine ? Qui était-elle exactement ? Quelle fut la nature de ses relations avec Jésus ? C'est aussi une façon d'étudier la société juive du temps du Christ, le christianisme, la sexualité et le décryptage des Evangiles.
Résumé : La gnose constitue un des phénomènes les plus fascinants de l?histoire des idées. Elle est apparue sous le Haut-Empire romain (Ier-IIe siècle), période brillante et inquiète, qui voit aussi l?essor du christianisme. Les gnostiques, Basilide, Valentin, Marcion, prêchent des doctrines étranges se présentant comme une connaissance secrète (gnose) que Jésus-Christ aurait transmise à ses proches. Christianisme philosophique ou sulfureuse contrefaçon ? Sagesse élevée ou charlatanisme ? Religion sui generis ou maladie infantile du christianisme ? Ultime expression de la philosophie grecque ou anticipation de l?existentialisme ? Vecteur d?influences juives ou au contraire rejet du judaïsme ? La gnose garde une partie de son mystère. Née en Orient (Syrie, Egypte), répandue à Rome, dénoncée par les Pères de l?Eglise (saint Irénée, Tertullien), elle connaît peut-être son sommet aux confins de l?Empire perse avec Mani (IIIe siècle) dont la doctrine, le manichéisme, se répand jusqu?en Chine et pourrait avoir inspiré le bouddhisme. Depuis la fin des cathares (XIVe siècle), dernier avatar de la gnose européenne, celle-ci se survit par des traditions initiatiques (franc-maçonnerie, théosophie), des lignées de maîtres spirituels qui s?en réclament et des influences diffuses sur la littérature, particulièrement romantique, la musique, la philosophie. Par son rejet radical du monde réel ou sa volonté d?émanciper l?esprit des contraintes de la condition charnelle, le mode de pensée gnostique imprègne à bien des égards la culture contemporaine. Sur un sujet complexe et controversé, l?auteur présente, dans une perspective historique, une synthèse claire, vivante et équilibrée.
La guerre de Syrie, qui a fait plus de 350 000 morts, s'est trouvée obscurcie par sa complexité géopolitique, mais aussi par un déchaînement sans précédent de la machine de propagande occidentale qui en a fait de manière simpliste une lutte du bien (l'OTAN) contre le mal (Assad et ses soutiens, dont la Russie), l'idéologie prenant, dans les chancelleries, la place de la raison. Fort de son recul historique, Roland Hureaux expose avec clarté les enjeux régionaux et planétaires de cette guerre ; il montre le rôle de l'idéologie libérale-impérialiste (néo-conservatrice) dans son déclenchement, l'alliance paradoxale, ignorée du grand public, entre l'OTAN et une rébellion essentiellement islamiste, la défaite finale des Occidentaux et ses immenses conséquences. La guerre de Syrie, comme celles d'Afghanistan, d'Irak, et de Libye, est à l'origine d'une vague migratoire sans précédent vers l'Europe et n'est pas sans lien avec le retour du terrorisme. La France, engagée à fond du côté des rebelles, au mépris de ses intérêts les plus évidents et de sa mission historique de protection des chrétiens d'Orient, a, quant à elle, perdu l'essentiel de son crédit dans la région.
Savez-vous que : la Constitution européenne crée un Etat supranational ? cet Etat européen, despotique, rejette toute séparation des pouvoirs ? la Constitution européenne interdit aux électeurs de choisir les politiques européennes ? la Constitution européenne retire à la France ses compétences en politique étrangère ? l'Europe des régions supprime les Etats nationaux ? la Constitution européenne nous embrigade dans l'OTAN et nous soumet aux USA ? l'Europe asphyxie les services publics ? l'Europe sans frontières organise fuite des capitaux, délocalisations et immigration ? la Charte européenne des droits fondamentaux réduit à rien nos droits actuels ? l'Union européenne rejette, en fait, la conception française de la laïcité ? Un livre complet mais bref, profond mais limpide. Il a été écrit à la demande de la Confédération des Ecologistes Indépendants dont l'auteur est membre, mais il s'adresse à toutes les femmes et à tous les hommes qui se préoccupent légitimement de l'avenir au-delà même de la préoccupation " écologiste ". La Confédération des Ecologistes Indépendants est un mouvement d'écologie politique qui juge la gauche et la droite aussi productivistes l'une que l'autre et les renvoie dos à dos. Pour préserver la diversité culturelle, prolongement humain de la biodiversité, la CEI s'oppose au rouleau compresseur du libre-échange et du marché unique européen, générateurs de standardisation et d'uniformité. Penser globalement, planétairement, mais décider et agir localement... c'est une règle de prudence et de réalisme.
Résumé : " Citoyens!... " L'orateur Jaurès, debout face à l'assistance, marque une courte pause puis s'élance. Sa voix, capable d'emplir les plus vastes édifices, épouse chaque nuance de sa pensée. L'effet d'entraînement sur l'auditoire est immédiat : les témoignages abondent, qui décrivent son incomparable éloquence. Mais s'il fut un maître reconnu de la parole, l'élu de Carmaux, fondateur de la SFIO, demeure aussi et surtout, Léon Blum l'a souligné, l'" un des plus hauts penseurs et un des plus grands écrivains dont la France ait pu s'honorer ". Qu'il s'agisse de l'homme politique, farouche défenseur de la République et socialiste convaincu, du militant pacifiste, du philosophe ou du poète, ce recueil de discours et de conférences constitue la meilleure approche du " tribun extraordinaire ".
Résumé : Le problème, c'est l'obéissance. Ce monde va de travers, à tel point que lui désobéir devrait être une urgence partagée et brillante : d'où vient donc notre docilité ? Conformisme social, soumission économique, respect des autorités, consentement républicain ? Pour Frédéric Gros, c'est en repérant les styles d'obéissance qu'on se donne les moyens d'inventer de nouvelles formes de désobéissance. Sous sa plume, la pensée philosophique, en même temps qu'elle nous enjoint de ne jamais céder aux évidences, nous fait retrouver le sens de la responsabilité politique. A l'heure où les décisions des experts se présentent comme le résultat de statistiques glacées et de calculs anonymes, désobéir devient une affirmation d'humanité.
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely Bertra
Résumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.
En 1989, la chute du communisme est saluée comme une victoire de la démocratie sur l'autoritarisme. Trente ans plus tard, c'est dans cette partie du continent qu'agissent les plus virulents mouvements du populisme européen. Comment comprendre un tel paradoxe ? Une manière d'y répondre est de replonger dans l'histoire. Cette perspective de longue durée est d'autant plus nécessaire que le populisme n'est pas un phénomène nouveau dans cette partie de l'Europe. Au XIXe siècle, les narodniki russes promettent de sortir la paysannerie de son " arriération " et de la doter d'un droit de cité. Par la suite, les mouvements agraires semblent apporter des réponses au sous-développement et à la difficile construction, dans cet espace, de communautés politiques fortes, et les régimes communistes mobilisent certaines stratégies populistes. Aujourd'hui, les démocraties illibérales remettent en question le mode d'organisation de nos sociétés, issu des Lumières. En redonnant leur épaisseur historique aux dérives populistes à l'oeuvre en Europe centrale et orientale en ce début de XXIe siècle, Roman Krakovsky rappelle combien leur récente poussée peut servir d'avertissement pour le reste du continent.