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LES MOBILITES PARTAGEES
HURE MAXIME
PUB SORBONNE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782859449834
En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées.
Flonneau Mathieu ; Huré Maxime ; Passalacqua Arnau
Résumé : Sous l'effet récent d'un coup de baguette magique législatif, la plupart des grandes agglomérations françaises sont devenues des métropoles reconnaissant ainsi une réalité à l'oeuvre depuis plusieurs décennies. Mais le changement de vocabulaire n'est qu'une étape vers une gestion plus intégrée de territoires aux tensions très fortes du fait des pratiques de mobilité, en leur sein, comme à leur périphérie. Comment peuvent se faire écho les nouvelles échelles de gestion politique de ces mobilités et les pratiques sociales ? A l'écart des controverses et avec recul historique, cet ouvrage fait le choix d'observer plusieurs territoires français confrontés à ces questions. Il se fonde sur des cas diversifiés, de l'incontournable exception parisienne à des situations plus courantes, comme celle de Brest ou de territoires ruraux polarisés par des centres urbains pourtant distants, pour lesquels l'automobilisme joue toujours un role majeur.
La lettre imaginaire que le jeune Lord Chandos adresse à l'aîné qu'il admire, Sir Francis Bacon, le 22 août 1603, pour s'excuser de ne plus pouvoir remédier au silence qui l'a saisi, est une petit chef-d'oeuvre parmi les plus fascinants de la littérature occidentale du XXe siècle... Il est aussi des plus glosés. L'auteur signale ce nouveau péril en l'Université: l'inflation alarmante des commentaires et la tendance postmoderne à les surimposer au texte sans même toujours les vérifier. Scrutant l'écrit et son contexte avec rigueur et empathie, il révèle que la petite "lettre imaginaire à C.B." esquissée par Hofmannsthal en 1927 est en fait une réflexion sur sa Lettre, adressée à vingt-cinq ans de distance, à Chandos et à Bacon. Il établit pour la première fois que le contenu spirituel de la Lettre de Lord Chandos, qui structure la fiction, est directement inspiré de la VIe Ennéade de Plotin. Puis il montre que les trois éléments identifiant toute missive - son signataire, son destinataire et sa date - ont été soigneusement codés par l'écrivain, en référence au codages dans lesquels Sir Francis Bacon était passé maître... D'observation en découverte, il décèle le coeur battant de l'ouvrage, l'apparentement avec Hamlet et l'adresse secrète à Shakespeare. En son tréfonds, Une lettre a bien aussi un enjeu intime: elle devient une prière propriatoire, alors qu'à vingt-huit ans, le poète prodige - que public et critique voudraient figer dans cette pose - se décide à faire le saut extrêmement risqué de la poésie au théâtre. Biographie de l'auteur Pierre-Antoine Huré, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'INSEAD, a été producteur à Radio France. Chercheur en musicologie et littérature comparée, il est notamment spécialiste de Hugo von Hofmannsthal. Derniers ouvrages parus: Franz Liszt (2003 - en collaboration) et Hofmannsthal, Elektra. Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos (2002 - édition bilingue).
Inventeur du star-system en plein XXIe siècle, idole des foules, séducteur romantique... le "vrai roman" de Liszt dépasse infiniment ces clichés, en éclat comme en profondeur. Seuls les documents d'époque - correspondances, articles de presse, mémoires des contemporains - rassemblés dans ce livre pouvaient nous faire saisir sous d'aussi vives couleurs, à la fois le décor et son envers, révélant enfin le véritable Franz Liszt. Car à trente-six ans, fidèle à sa devise "génie oblige", le plus grand des virtuoses ferma son piano pour s'affirmer, contre les critiques et le public, compositeur et chef d'orchestre, promoteur inlassable de la "Musique de l'Avenir", à commencer par celle de Wagner et Berlioz... Avant d'échouer à s'imposer comme le réformateur de la musique religieuse, mais ouvrant avec succès les voies de la modernité.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.