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Une archéologie des peuples du Proche-Orient. Tome 2, Des hommes des Palais aux sujets des premiers
Huot Jean-Louis
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27,40 €
Épuisé
EAN :9782877722681
L'Orient ancien fut le théâtre d'une grande part de l'histoire de l'humanité. Y furent inventés l'agriculture, le village, l'écriture, la ville, la cité-Etat, les gouvernements nationaux et les Empires. Si d'autres parties du monde connurent aussi certaines de ces innovations, nulle part ailleurs l'histoire n'en est aussi bien assurée. Au début du IIe millénaire, l'Orient ancien était une mosaïque de royaumes plus ou moins concurrents. Après une crise générale, résultant sans doute d'un dérèglement interne de systèmes centrés sur des cours royales, l'Orient vit naître, sur une assez vaste échelle, des Etats nationaux, voire théocratiques. Les plus forts assimilèrent les plus faibles. Ces dernières transformations aboutirent â des rassemblement gigantesques qui se heurtèrent à l'hellénisation, soutenue par le génie d'Alexandre. Mais ce héros ne fut-il pas, pour certains, le dernier Achéménide ? Avec l'épopée d'Alexandre, une autre histoire se noue. L'Orient ancien a été le lieu des prémices. Il appartiendra â la Grèce, au monde iranien, au monothéisme juif, de prendre le relais. L'hellénisation et l'iranisation ont introduit des coupures radicales, encore perceptibles dans l'Orient de nos jours, comme le christianisme allait transformer l'Occident
Cet ouvrage sur Les Burgondes, Ier-VIe siècles apr. J.-C., contient tout ce que l'on peut actuellement savoir sur ce peuple germanique oriental qui s'est installé dans l'Empire romain au cours du Ve siècle. Il fait le point sur l'apport des sources historiques, et surtout des témoins archéologiques, augmenté par les découvertes réalisées depuis les quinze dernières années. Si les sources historiques permettent de reconstituer l'histoire politique et militaire, les Burgondes semblent avoir apporté quelques traditions culturelles propres : des costumes et parures féminins, plusieurs cas de déformations crâniennes, ou encore divers éléments linguistiques et juridiques.
L'auteur dresse un tableau exhaustif de la longue histoire des chasseurs du Paléolithique supérieur en Europe septentrionale. Une abondante illustration, photographies, dessins et plans, représente, au fur et à mesure que se déroule la narration, l'outillage, l'habitat, la parure, le mobilier funéraire et ce qu'on peut appeler l'art de chacune des trois ères du Paléolithique. Cet ouvrage d'une lecture agréable peut aussi être consulté de façon ponctuelle, au gré des curiosités, des interrogations ou des souvenirs de l'amateur d'archéologie. Ce livre a été publié sous le titre " Homo Sapiens ".
Si l'archéologie protohistorique française a longtemps fonctionné sur la trilogie césarienne, aedificium, vicus, oppidum, les fouilles de ces dernières décennies ont mis en évidence, que même si cette terminologie est d'un usage commode, elle s'avère beaucoup trop schématique et ne correspond que lointainement aux réalités archéologiques.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.
Après l'Égypte et Tahiti, une nouvel ensemble de photos anciennes, consacré aux ruines d'Italie, un thème qui longtemps a inspiré les peintres du « Grand Tour », avant que les premiers photographes, dans les années 1850, n'en fassent leur motif favori. Toutes proviennent des collections des Fratelli Alinari, le célèbre studio de Florence créé en 1852, devenu aujourd'hui le plus important musée italien pour la photo ancienne. Les lieux sont ceux que nous parcourons aujourd'hui en touristes aisés, guide et appareil photo en main, trop rarement seuls, alors que dans les années 1850-1900, il s'agissait le plus souvent - Rome mis à part - de sites tout à fait isolés, parfois parcourus par quelques troupeaux avec leur berger, ou devenus le terrain de jeux des petits paysans. Et c'est ce rapport entre un décor antique « intact » - même s'il est paradoxal d'appliquer cet adjectif à des ruines - et le cadre pittoresque du xixe siècle qui fait la spécificité de ces images. Le livre reprend l'itinéraire logique du nord au sud. L'arc d'Auguste d'Aoste, l'immense amphithéâtre de Vérone, les sites étrusques de Toscane, Rome, mille et mille fois glorifiée, entre Palatin, Forum et Colisée, la villa Hadriana, le temple de la Sibylle de Tivoli, les vestiges d'Herculanum et surtout de Pompéi qui dévoile son immensité, ses intérieurs décorés, ses morts aussi, figés dans l'éternité, Paestum et ses temples immergés dans la solitude, les sites de Sicile - Agrigente, Sélinonte et Ségeste -, plus sauvages encore. Outre les frères Alinari (Leopoldo, Giuseppe et Romualdo), qui ont dédié leur vie non seulement à faire connaître les monuments de leur pays, mais à préserver pour le futur la mémoire des chefs-d'oeuvre d'Italie, d'autres Italiens ont fixé ces ruines : Brogi, Crupi, Caneva, mais aussi des Anglais, Anderson, Graham, MacPherson, ou l'Allemand Von Gloeden, célèbre pour ses photos d'ephèbes... Ancien membre de l'École française de Rome, Vincent Jolivet est chercheur au CNRS. Il partage ses recherches entre la topographie romaine (fouille des jardins de Lucullus, à l'emplacement actuel de la Villa Médicis et du couvent de la Trinité-des-Monts) et la culture matérielle du monde étrusque hellénistique et romain (fouille du site étrusco-romain de Musarna).
Demoule Jean-Paul ; Berlingo Irene ; Clemens Lukas
Résumé : Il y a près de 2 millions d'années, une première vague d'"immigrants" venus d'Afrique peuple le continent du Caucase à l'Atlantique. Une deuxième vague invente l'art rupestre et partage une culture qui embrasse, elle aussi, l'Europe. Il y a 8000 ans, une révolution venue du Proche-Orient, le Néolithique, implante l'agriculture et les premiers villages. Puis naît, à l'âge du Bronze, la civilisation urbaine, qui couvre progressivement tout le territoire. Sur les vestiges de l'Empire romain s'impose l'ordre féodal. Enfin, l'histoire européenne oscille entre des empires vastes mais provisoires et l'éparpillement d'unités territoriales souveraines. Seule l'archéologie peut faire revivre, à partir des archives du sol, cette longue mémoire, entre vie quotidienne, pratiques religieuses et relations avec l'environnement. Quinze archéologues européens se sont associés autour d'un même projet : contribuer, par une meilleure compréhension de la préhistoire et de l'histoire des Européens, à une plus juste perception de leur destin collectif.
Si Pompéi offre au visiteur la vision de vastes édifices publics et de multiples commerces, témoins d'une riche activité économique, sociale et politique, Herculanum fascine peut-être encore davantage par l'état de conservation exceptionnel de l'habitat privé: luxueuses villas de villégiature, immeubles à étage destinés à la location, échoppes d'artisans - boulanger, restaurateur, tisserand, foulon -, dont les ustensiles et le mobilier quasi intacts restituent une miraculeuse impression de vie et d'intimité. Les étagères en bois de la maison de Neptune, portant leurs amphores; dans la maison éponyme, la grande cloison de bois aux clous de bronze, sa table de marbre et sa presse à étoffes, également en bois; les meules de la boulangerie; les escaliers qui mènent aux étages, les corridors conduisant aux cuisines ou aux latrines, les toits et les balcons... frappent l'imagination à l'égal des somptueuses décorations préservées sur le site: sols de marbre de la maison du Bicentenaire, mosaïques du nymphée à la villa de Neptune, fresques du sanctuaire des Augustales ou de la basilique. La typologie des maisons d'Herculanum présente, par sa variété s'écartant de l'archétype de la domus romaine à atrium, un intérêt tout aussi grand: qu'il s'agisse de la maison samnite en bloc de tuf rectangulaire à décor en stuc peint imitant le marbre; de l'escalier en maçonnerie de la maison de la Belle Cour, menant à une galerie; et surtout des magnifiques demeures ouvertes sur les jardins et les belvédères donnant sur la mer. Dans la maison d'Argus, le péristyle est roi, l'atrium a disparu. Dans la maison de l'Atrium en mosaïque, comme dans la maison des Cerfs, l'agencement de la demeure n'est plus replié autour de lui et du tablinium qui le prolonge: il s'ordonne autour du jardin et des belvédères tournés vers la mer. Aux appartements d'hiver répond le séjour d'été, avec son propre triclinium et, autour du jardin, son vaste cryptoportique, couvert et à fenêtres, remplaçant, pour plus de confort, le classique péristyle exposé aux vents. Découverte en 1750 lors du creusement d'un puits et aussitôt devenue l'objet de fouilles, la villa des Papyrus est sans conteste la plus somptueuse du monde gréco-romain: y furent extraits mille huit cents rouleaux de papyrus, constituant la bibliothèque de l'érudit beau-père de Jules César, Lucius Calpurnius Pison, la seule à nous être parvenue dans son intégralité. Longtemps interrompues, les fouilles de cette splendide villa, dont la piscine, les belvédères, les péristyles ont inspiré la villa Getty à Los Angeles, ont repris à la fin du siècle dernier, révélant une profusion d'oeuvres d'art, sculptures de marbre (L'Amazone) et de bronze (Le Coureur, Le Faune endormi).