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JOURNAL PARISIEN. 1797-1799
HUMBOLDT WILHELM VON
CHAMPION
80,00 €
Épuisé
EAN :9782745326812
Philosophe et linguiste imprégné de l’esprit des Lumières, Wilhelm von Humboldt (1767-1835), fondateur de l’Université de Berlin, a séjourné à Paris, avec deux interruptions, de 1797 à 1801 et tenu, pour la période qui s’étend du 24 décembre 1797 au 22 août 1799, un précieux journal où il a consigné régulièrement ses observations sur la société du Directoire. Il a rencontré toutes les personnalités de l’époque, hommes politiques, savants, artistes, écrivains, et laissé sur elles des témoignages de première main. Introduit auprès des Idéologues, il s’est efforcé en vain de les rallier à la philosophie de Kant. Familier des séances de l’Institut, mais aussi des théâtres et des salons où il rencontre Mme de Staël et Benjamin Constant, il a brossé un large tableau de la société française entre deux coups d’État, celui du 18 Fructidor an V qui balaie jacobins et royaliste et celui du 18 Brumaire an VIII où Bonaparte liquide le Directoire et met fin à l’ère révolutionnaire.
Humboldt Alexandre de ; Galuski Charles ; Fumey Gi
Résumé : Le baron Alexander von Humboldt fut tour à tour naturaliste, explorateur, géologue, géographe, climatologue, vulcanologue, botaniste, océanographe... Merveilleux touche-à-tout héritier de l'esprit des Lumières, il est bien le fils de son siècle lorsqu'il parcourt le monde à la recherche de données scientifiques précises ou lorsque, en anthropologue, il part à la rencontre de cultures inconnues. De ses explorations, il a tiré les Tableaux de la nature, dont Steppes et déserts est le premier livre. Dans un style littéraire justement rendu par la traduction qu'il estimait la plus fidèle (Humboldt était francophile et parfaitement francophone), il dépeint les grandes scènes de la nature que lui ont inspirées ses pérégrinations en Amérique latine. Mais à partir du Venezuela, du Pérou et du Mexique, il nous convie aussi à un fabuleux voyage à travers les steppes d'Asie et jusque sous la chaleur écrasante du Sahara. Lorsqu'il entreprend de " contempler l'ensemble de la nature, surprendre l'action commune de toutes les forces qui l'animent ", il est fidèle à son idée selon laquelle l'univers est un grand cosmos, où les éléments interagissent en permanence. Bref, un vrai écologue avant l'heure !
Résumé : "Le prodige de l'origine des langues ne se réitère pas seulement devant nous chaque fois qu'un enfant commence à parler : il se réitère en nous et par nous chaque fois que nous prenons la parole, que nous répondons à une question posée ou que nous nous mettons à écrire. Cette liberté que nous découvrons chez les nouveaux-parlants ne nous est pas étrangère ; c'est elle qui nous porte depuis longtemps, nous les vieux-parlants. Mais si familière soit-elle, elle nous échappe en partie à nous-mêmes. Quelle leçon faut-il tirer de tout cela ? A coup sûr, il importe de renoncer aux rêveries historiques ou poétiques sur la "langue originaire" et d'accepter que nous nous situions "au milieu de l'histoire". Mais cela n'implique pas qu'on doive renoncer à toute forme de sensibilité à la question de l'origine. Même si on doit renoncer à expliquer " k mystère de la formation des langues", il peut y avoir, au milieu même de l'histoire, un "prodige de l'origine". Il y a des événements qui sont à la fois seconds par rapport à une origine antérieure et qui, tout en étant des recommencements, sont aussi de vrais commencements absolus". Jacques Dewitte
W. von Humboldt est un peu connu et, quand il l'est, c'est en tant que spécialiste du langage, c'est-à-dire en fonction de recherches, pour l'essentiel, postérieures à 1820. On ignore généralement que la détermination du sens de son entreprise est bien antérieure, avant même qu'il ne découvre le problèm du langage. Ces deux écrits, inachevés, restés à l'état de brouillons et publiés seulement au début de ce siècle, peuvent être datés de 1796 et 1797. Ils sont intéressants à bien des égards. Ils constituent l'achèvement d'une réflexion menée depuis 1790, sur fond d'une assimulation du criticisme, dans plusieurs champs du savoir et d'importantes dimensions de l'expérience humaine (politique, histoire, esthétique, etc.). Ils se donnent comme un effort, mené d'une manière certes encore spéculative, pour thématiser ce qui apparaît à Humboldt comme l'exigence de l'époque, savoir ce qu'il en est de l'homme, et cerner les contours d'une anthropologie philosophique d'un type nouveau. Mais, s'ils condensent le passé d'une pensée, ces textes valent aussi comme première formulation relativement claire de ce qui s'accomplira bien plus tard sous les traits d'une philosophie du langage. Le sens de la tentative est désigné : élaborer le concept de science humaine, ici essentiellement à travers la recherche d'un fondement de la psychologie, saisir l'articulation de cette nouvelle connaissance de l'homme avec la philosophie et ainsi, à partir de la prise de conscience du chemin parcouru, et de la caractérisation du siècle qui s'achève, comprendre la tâche assignée à l'humanité par la modernité.