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Justices en Guyane. A l'ombre du droit
Humbert Sylvie ; Urban Yerri
DOC FRANCAISE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782110100542
Il semble que la justice a un rôle particulier à jouer dans la manière de faire vivre la démocratie dans une région comme la Guyane. Directement confrontée à la diversité culturelle (songeons aux Amérindiens et aux Noirs marrons), quelle peut-être sa contribution à la culture démocratique ? Est-ce la fiction française d'un peuple -un, sujet d'un droit homogène, qui demeure sa ligne de conduite ? Ou au contraire y a-t-il des espaces d'autonomie des coutumes laissés aux différents peuples comme on le voit dans les cours d'appel créées par les accords de Nouméa en Nouvelle Calédonie ? Comment les tribunaux et les lieux d'accès au droit abordent cette tension démocratique entre le peuple abstrait et le peuple social ? Peut-on apercevoir les initiatives, les jurisprudences et, peut-être, les recherches qui nous mettraient sur la voie d'une meilleure connaissance de cette reconnaissance de la pluralité ? C'est cette approche à la fois historique, juridique et anthropologique, de Louis XIV à 2014 qui est proposée dans cet ouvrage : - D'abord une histoire de la justice en Guyane dans la longue durée ce qui suppose d'évoquer le rôle des juridictions dans les périodes esclavagistes et anti-esclavagistes - Puis l'histoire pénitentiaire qui a marqué le territoire et la mémoire collective - Ensuite, est abordée la manière dont l'institution française traite spécifiquement les affaires civiles, commerciales et pénales. Le décalage existant entre le droit coutumier et le droit positif soulève depuis longtemps un questionnement qui n'est toujours pas résolu. La nouvelle cour d'appel pourra-t-elle gérer ces risques ? Quel profil les magistrats doivent-ils présenter pour pouvoir exercer correctement leurs fonctions ? A ce stade, nous n'avons que des questions tant " le peuple de Guyane " est composite et tant les particularités sont nombreuses : uniformité ou diversité ? Primat du droit étatique ou de la coutume ? Pluralisme juridique accepté ou recherche d'une unité du droit ? Une meilleure connaissance de la loi apporterait-elle des réponses ? Ces journées régionales d'histoire de la justice ont mis en avant les faiblesses d'une telle méconnaissance et en particulier révélé un grave problème : celui de l'enfance en danger ce qui a justifié la mobilisation de ressources universitaires, judiciaires et associatives locales.
La vision classique du procès pénal qui oppose la société à l'auteur d'un fait délictuel est révolue. L'oeuvre d'une justice pénale pleine et entière suppose aujourd'hui une considération des intérêts de la victime. Ceux-ci dépassent ses simples attentes réparatrices. La compassion dont elle fait l'objet, notamment par la médiatisation des événements sur la scène publique, s'échappe du prétoire pour rejaillir sur la scène publique. Le procès pénal devient alors débat de société. Au nom de l'injustice subie, de son malheur ou de sa souffrance, la victime n'est plus simplement perçue comme simple témoin ou instrument fondant la preuve de l'infraction. Elle représente désormais un acteur incontournable du processus répressif. Son omniprésence au sein de la procédure, du stade de la garde à vue à l'étape de l'exécution de la peine, pose un profond questionnement sur la nature de ses droits et sur leurs limites. Ceci n'évite pas d'ailleurs certaines inquiétudes quant aux évolutions de la justice pénale : a-t-on ouvert la "boîte de Pandore" de la vengeance privée ? Y a-t-il un risque de privatisation ou contractualisation de la procédure pénale ? Le colloque organisé les 24 et 25 mars 2011 à l'Université catholique de Lille, réunissant différents spécialistes, universitaires, et professionnels, a permis d'apporter des regards complémentaires sur l'évolution de la justice pénale et d'avancer sur le chemin de la juste place à accorder à la victime dans le processus répressif.
Résumé : Les armoires de nos grands-mères débordaient de linge en lin, métis et coton damassé : nappes et serviettes, torchons et napperons finement brodés, draps et taies d'oreillers sentant bon la lavande, bordés de jours et personnalisés de superbes monogrammes. Sylvie Perrot-Humbert nous ouvre les portes de sa "maison de famille" et nous montre comment revisiter ce beau linge et réaliser des objets d'aujourd'hui Débordant d'idées, elle nous apprend à transformer un grand drap ajouré en housse de couette ou en tour de lit de bébé, une serviette en abat-jour ou en set de table, une taie d'oreiller en pochon ou galette de chaise... Les techniques utilisées couture, teinture, transfert, cartonnage, collage, montage d'abat-jour sont simples et très clairement expliquées étape par étape. Les patrons taille réelle des abat-jour sont fournis en fin d'ouvrage.
S'interroger sur l'oubli et le droit permet de réinterroger sous un autre angle l'Etat et sa Justice dans leur rôle de gardiens de la mémoire judiciaire, de questionner les usages et mésusages, et d'examiner les fonctions politiques et sociales de la conservation mémorielle du crime et du criminel. Dans un contexte particulièrement ambigu, où le droit à l'oubli sonne comme une revendication de plus en plus entendue, où les juridictions européennes sanctionnent les pays, comme la France, pour une collecte trop minutieuse et une conservation trop longue des passés judiciaires, mais aussi dans un contexte où l'Etat, mu par une dynamique qui lui est propre, cherche davantage à tracer, à suivre, à se souvenir, pour mieux poursuivre et contrôler, il n'est pas anodin de poser un regard rétrospectif sur cette dialectique mémoire/oubli dans le champ pénal pour mieux envisager sa construction et, partant, ses effets et ses fonctions à travers le temps. Peut-être avons-nous oublié les vertus d'un oubli que les Anciens savaient à l'occasion manier pour écarter les effets mortifères d'une mémoire infinie. A la croisée des regards (juridiques, historiques, anthropologiques, psychologiques et éthiques), l'oubli se déploie dans toutes ses dimensions sociales, politiques et judiciaires pour mieux mettre en valeur, par des études de cas et des réflexions au long cours, les ressorts d'un oubli pacificateur ou objet de luttes. Une large place est ainsi accordée aux pratiques de pardon et d'oubli au Rwanda, comme pour mieux signifier la permanente ressource qu'il offre. Enrichi des investigations menées dans le cadre d'une mission au Rwanda par des membres de l'Association française pour l'histoire de la justice, où rescapés et acteurs de la mémoire ont ; été écoutés, ce dossier se veut avant tout un questionnement scientifique de ce qui semble aller de soi : les vertus politiques de l'oubli judiciaire.
Au-delà de la notion de paix entre les Etats cet ouvrage montre l'émergence d'institutions judiciaires plus proche des victimes et aborde la question, peu exploitée jusqu'alors, d'une justice pacificatrice, notamment après un génocide. La justice est le lieu où la discorde entre les personnes peut être résolue, et cela depuis l'Antiquité. Concilier, réconcilier, amender, punir, entendre, écouter, rassembler, juger, apaiser, réparer, transiger... le sujet est large et les acteurs pour répondre à ces missions pacificatrices nombreux. Sont ainsi évoqués dans cet ouvrage : les symboles de la discorde et de la réconciliation, les actes et les gestes de paix depuis le Moyen Age en France, et tout ce qui a trait aux personnes, leur statut, leurs vulnérabilités. Au-delà de la paix entre les Etats, les auteurs se sont interrogés sur le sens d'une justice pacificatrice notamment après un génocide. L'impunité des auteurs des actes de génocide est devenue la règle mais la réconciliation des peuples meurtris fait appel à des institutions judiciaires plus proches des victimes et à de nouveaux hommes et femmes chargés d'apporter une paix durable. Une nouvelle humanité pénale donne à la justice des outils de dissuasion, de prévention, de réparation, de non-répétition. La restauration de la paix par la justice, un nouvel enjeu au XXIe siècle ?