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Les désancrés
Humbert Marie-Thérèse
GALLIMARD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782070147441
Et puis vous le savez, bien sûr, votre corps vous a très bien renseigné : je suis ce qu'on appelle une "fille facile". Elle s'arrêta, me défiant des yeux : Une fille facile ! C'est bien ainsi qu'on dit en français, n'est-ce pas ? En anglais aussi, d'ailleurs : a woman of easy virtue. Easy ! Elle marqua de nouveau une pause, puis : Vous savez, dit-elle, en réalité c'est pour essayer de se rassurer : la liberté des autres, ça fait si peur. Surtout celle des femmes. Très peur, vraiment. C'est dans tous les peuples, Harcourt, toutes les langues, partout. Alors, forcément, on essaie de diminuer, rabaisser, réduire... Les femmes faciles ! Elle eut de nouveau son rire amer. Eh bien, apprenez-le, mon petit, ces femmes-là, ce sont les plus difficiles. Celles qu'on n'arrête pas, qu'on ne retient pas, au moment où on croit les tenir elles vous échappent, c'est comme ça. Elles ne le font même pas exprès ; simplement elles sont ainsi. Elles ont peut-être froid en permanence. Ou peut-être elles sont curieuses, elles cherchent... Moi c'est mon père... Et puis j'ai cherché... Je cherche... Je ne sais pas, non... En tous... qui sait... Elle n'avait pas achevé sa phrase. Autour de nous toujours ce ronflement du vent dans le feuillage, comme la voix nocturne de la mer. Elle paraissait l'écouter avec moi lorsqu'une rafale subite souleva les feuilles à nos pieds. Elle eut un sourire un peu brisé." Ainsi vont les voix et les chairs dans ce grand roman initiatique, ce roman d'errance, de quête et de passions qui prend naissance au coeur de la Louisiane et de tous les métissages de notre monde.
J'ai donné le jour à Vincent le 3 février 1981. Le 24 septembre 2000, un accident a saccagé sa vie. Et, à sa demande, je l'ai aidé à partir le 24 septembre 2003. Mais Vincent existe toujours. Non que j'aie instauré un culte à sa mémoire, mais parce que sa prière, que j'ai eu tant de mal à exaucer, fait écho à tellement de douleurs qu'elles reviennent jusqu'à moi. Plusieurs fois par jour, les témoignages, les sollicitations, les appels au secours me replongent dans ce vécu tragique. Depuis la disparition de Vincent, Marie Humbert milite, non pour l'euthanasie généralisée, mais pour la prise en compte de ces cas extrêmes où le devoir d'humanité ne saurait s'assimiler à un geste criminel.
Depuis la disparition de Vincent, Marie Humbert milite, non pour l'euthanasie généralisée, mais pour la prise en compte de ces cas extrêmes où le devoir d'humanité ne saurait s'assimiler à un geste criminel.
Biographie de l'auteur Le père Marie-Humbert Vicaire (1906-1993), dominicain, a occupé, de 1937 jusqu'en 1977, la chaire d'histoire de l'Eglise à l'Université de Fribourg. Initiateur et directeur des Cahiers de Fanjeaux, il est l'un des plus grands biographes de saint Dominique et spécialiste des origines de l'ordre des Prêcheurs, dont l'uvre monumentale constitue encore aujourd'hui la référence en la matière.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.