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La grande conversion. L'Eglise et la liberté de la Révolution à nos jours
Huguenin François
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204155908
Avec Vatican II, l'Eglise catholique se confronte tout à coup à la liberté. Que s'est-il passé ? L'Eglise n'a pas changé de foi. Elle a opéré une rupture politique radicale en constituant la première synthèse entre les pensées politiques classique et moderne. Comment l'Eglise catholique est-elle passée d'une position de rejet de la liberté politique et religieuse à son acceptation ? Comment l'Eglise du Syllabus est-elle devenue celle de Vatican II et de Dignitatis Humanae ? Alors qu'on a généralement abordé ce problème sous l'angle restreint d'une interrogation théologique, il s'avère que la liberté religieuse est une liberté politique, et que le sujet relève de la pensée politique. C'est pourquoi cette enquête ne sépare pas liberté politique et religieuse, intimement mêlées dans les discours pontificaux. Elle démontre qu'il y a bien une rupture lors du tournant de Vatican II, annoncée par toute une pensée catholique (Lubac et Maritain en tête), et que toute volonté de prouver une continuité bute sur la réalité des textes. Toutefois cette rupture n'est pas de l'ordre de la foi, mais de celui de la pensée politique. Cela renvoie dos à dos la critique intégriste de Vatican II et le discours dominant aussi bien intentionné qu'irénique. En se confrontant réellement à la question de la liberté, la pensée de l'Eglise catholique aboutit, dans l'ordre de la pensée politique, à une tentative inédite de synthèse entre l'héritage de la politique classique, marquée par le souci du bien commun, et l'apport de la pensée moderne, reposant sur la protection des droits et des libertés individuels. Cet aspect est sans doute l'apport le plus original de ce livre, en ce qu'il ouvre une perspective complètement nouvelle dans le champ de l'histoire de la pensée politique.
Résumé : Cette histoire du catholicisme par les textes embrasse vingt siècles et propose un voyage à travers les plus grands auteurs. Tous les grands thèmes du catholicisme sont abordés, autour de trois grands axes : l'intelligence de la foi, le rapport au monde et la mystique. Chaque texte est précédé d'un court chapeau exposant le contexte, les enjeux du texte et présentant l'auteur. L'ouvrage est composé de quatre grandes parties chronologiques : les temps apostoliques et patristiques qui sont ceux de la mise en place du dogme et du passage à un monde chrétien ; la construction de l'Eglise d'Occident au cours du Moyen Age ; le temps des réformes, des renaissances et des révolutions (XVIe-XVIIIe siècle) ; et enfin, la recherche d'un nouveau rapport au monde (XIXe et XXe siècle), où le concile Vatican II tient une place particulière. Comment la divinité de Jésus fut-elle proclamée par les premiers chrétiens ? Pourquoi les martyrs ? Comment le christianisme devint-il la religion du "monde civilisé" ? Pourquoi la papauté affronta-t-elle l'Empire et les monarchies chrétiennes ? A quoi correspondit l'essor des grands ordres religieux ? Comment l'évangélisation fut-elle menée ? Quel fut l'apport des grandes figures mystiques ? Comment l'Eglise réagit-elle à la modernité ? Autant de questions qui trouvent ici leur réponse à partir de textes des plus grands auteurs : Origène, Irénée, Augustin, Bernard de Clairvaux, François d'Assise, Thomas d'Aquin, Eckhart, Thérèse d'Avila, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul II, Benoît XVI et bien d'autres.
Résumé : Les livres sauvent. C'est en Julien Green que François Huguenin a trouvé un compagnon le rejoignant dans sa souffrance, pour trouver un sens renouvelé à son existence. Ce chant dialogué est un hymne à la littérature et, en soi, un essai littéraire époustouflant de vérité et de style. A lire absolument. Un immense écrivain du xxe siècle, aussi lumineux que ténébreux, devenant le compagnon de route d'un essayiste d'aujourd'hui rattrapé par les fantômes de son passé : c'est presque déjà un roman. C'est celui qui se joue, l'espace d'un texte somptueux, entre Julien Green et François Huguenin. Par-delà la distorsion des temps et des vies, l'Evangile les réunit. C'est-à-dire également la conscience du péché. Mais aussi l'expérience de la miséricorde. Connu pour son insatiable soif d'aventures sexuelles, mais aussi pour sa foi ardente, le grand écrivain incarna cette tension insupportable entre les exigences de la chair et l'appel à l'intériorité. Les noirceurs de l'oeuvre et de la vie de Green font revisiter à François Huguenin les ténèbres de sa propre existence et, avec force et pudeur, la blessure de son enfance. Un essai puissant sur le salut qu'apporte aussi la littérature. Un récit qui encourage chacune et chacun à affronter sa propre histoire. Une quête spirituelle d'où jaillit la lumière.
Comment être chrétien dans notre société qui ne l'est plus ? Alors que l'Eglise porte une parole sur les questions d'éthique individuelle, la justice sociale et l'écologie, la protection des plus faibles, des pauvres ou des migrants, les oppositions parmi les fidèles sont plus vives que jamais. Ils n'ont pas toujours pris la mesure de la déchristianisation de la société qui nécessite de repenser la présence des chrétiens en son sein. Cet essai vigoureux a pour ambition de proposer aux chrétiens un nouveau rapport au monde, cohérent avec la foi et conscient de l'autonomie du politique à l'égard du religieux. Comment la parole du Christ peut-elle éclairer l'action du chrétien et le débat d'idées ? Quels types de relations le chrétien entretient-il avec le monde : d'opposition, de coopération ? De proximité, de distance ? De méfiance, de confiance ? De pouvoir, de service ? Ces questions cruciales mettent en cause notre conception de la laïcité, et en amont celle de l'homme, animal politique et spirituel. Cet essai engagé invite à retrouver les racines de tout engagement chrétien : une attention centrale à la dignité de la personne humaine, une vision du monde renouvelée dans un accueil plus profond de l'Evangile.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).