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Bunker
Huet Philippe
RIVAGES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782743618414
A Vollaville, plage du débarquement, le vieil Alfred Fournier possède un bar-hôtel qui a vu défiler collabos et résistants. Son fils Raymond et sa belle-fille Madeleine ont pris l'affaire en main et l'ont "modernisée" dans le style pub irlandais. L'établissement, rebaptisé le Dog Red accueille les touristes désireux de se plonger dans le passé de la Seconde Guerre mondiale et en particulier la nouvelle clientèle d'allemands. L'un d'eux s'est précisément installé au Dog Red. Bel homme d'une quarantaine d'années, toujours poli, il est d'une discrétion exemplaire. Il se nomme Jürgen Schneider, mais on n'en sait pas beaucoup plus sur lui. Il passe ses journées à se promener dans la campagne et consulte des cartes. Qu'est-il venu faire à Vollaville? C'est ce que se demande Alfred. Grangier aussi se le demande. Grangier, c'est un fondu du débarquement qui vit en ermite dans un ancien blockhaus. Que la présence de l'Allemand cache un secret de fait de doute pour personne, surtout quand la mort violente survient. Et que l'arme du crime est un Garrant M1, l'arme des G.I. pendant la guerre. Dans ce nouveau roman, Philippe Huet reste fidèle à son style et à ses thèmes favoris, avec une forte présence de la Normandie, théâtre douloureux de la Seconde Guerre mondiale et des drames qui s'y sont déroulés. Pour autant, Bunker n'est pas un livre passéiste. Captivant de bout en bout, porté par des personnages attachants, il pose un regard attentionné et pudique sur les blessures des hommes d'aujourd'hui. Biographie de l'auteur Journaliste et écrivain, Philippe Huet a été lauréat du Grand Prix de littérature policière. Il a déjà publié L'Inconnue d'Antoine, chez Rivages.
De l'île aux Moines, qui est la seule à accueillir des visiteurs, à Rouzic où vit l'une des plus importantes colonies de fous de Bassan d'Europe occidentale, en passant par Malban, ultime rocher où niche le macareux moine, ce récit, qui mêle histoire et nature, vous entraîne dans l'univers intime de ces îles sanctuaires.
Non loin du Havre, où Gus Masurier - l'ex journaliste familier des romans de Philippe Huet - passe un week-end en amoureux avec sa compagne Vicky, un porte-conteneurs s'échoue sur une plage. La population locale ne se gêne pas pour dévaliser les marchandises. Parmi les pillards, particulièrement renseignés, les frères Mahé parviennent à récupérer six grosses Kawasaki dont les réservoirs contiennent une fortune de diamants clandestins. Les Mahé sont des voyous, sans doute, mais aussi de vieux amis de Gus. Pas question de laisser ces derniers aux mains de tueurs flamands décidés à les abattre. Les Havrais entendent rester maîtres chez eux. Gus n'a plus que le choix de sauver sa peau.
Fred Delmany, vieux routier du journalisme de province, est contraint de prendre sa retraite et supporte difficilement de ne plus faire partie des " actifs ". L'existence a un goût amer, et le suicide de son collègue Max le laisse désemparé. En quittant le cimetière après l'enterrement, il décide de poursuivre un rituel entamé ces dernier temps : abandonner des livres dans le square voisin et voir qui les emportera. Cette fois, il dépose sur un banc L'Humeur vagabonde de Blondin et, peu après, une jeune femme s'en empare. Sur un coup de tête, Fred se met à la suivre. Il ne sait pas encore qu'elle va le conduire sur les chemins de l'enfer.
.Gus et Vickie ont choisi le Maroc pour se retrouver, remettre sur les rails une liaison qui s'étiole. Mais, comme d'habitude, Vickie est retenue par son travail de galeriste. En l'attendant, Gus erre en solitaire dans un palace de Marrakech, s'occupe comme il peut et s'évade en 4 X 4 dans l'Atlas. Quand une belle auto-stoppeuse lève le pouce au bord de la piste, elle n'a aucun mal à séduire le désoeuvré. Quarante-huit heures plus tard, Gus se retrouve aux prises avec la police. Sa conquête d'une nuit a été enlevée, et sans doute assassinée. Avec Vickie qui vient d'arriver, c'est l'affrontement. Mais il n'y a pas de temps à perdre: les tueurs sont lâchés. Il faut fuir, ruser, échapper à tout prix au souk mortel de Marrakech.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».